20-02-2024
Dans un amphithéâtre de l’université, j’assiste à une conférence d’astrologie, en compagnie de quelques camarades du cours de LSF. Alexandre et Léglise signent au même moment une question. Ils font le signe de l’horloge biologique, puis celui de la santé. Le conférencier est étonné par la forme de la question. Des jeunes arrivent dans l’amphi et on se prend quelques vives gouttelettes sur la nuque. Ils jettent de l’eau à travers toute la salle et le conférencier s’indigne dignement : « C’est une des conséquences du Covid, ce qui vous intéresse c’est de poursuivre ce phénomène de contagion. »
20-07-2023
Melvyn, doctorant métis antillais, fait une présentation dans une grande salle un peu vide de l’EHESS. Il y a peu d’étudiants pour l’écouter, c’est un peu entre-soi. Il étudie une petite diaspora, en particulier leur langue et explique beaucoup de choses subtiles à ce sujet. Curieusement il ne veut pas dire d’où vient cette communauté ni dans quelle ville européenne elle vit. Certaines images qu’il projette, notamment la vue aérienne d’une place ancienne avec un bâtiment moderne, permettent de déduire qu’il s’agit de chrétiens orthodoxes d’Éthiopie. Melvyn montre ensuite les vidéos d’un quartier qui abrite une communauté orthodoxe, des Russes et des Arméniens. On le comprend à la forme d’une église et aux caractères cyrilliques sur certains bâtiments. Puis c’est la soutenance de thèse de Melvyn. Maria et moi sommes le seul public. Les tables sont alignées dans une disposition de salle de classe. Chauve, grosse moustache, grosses lunettes rondes, l’assesseur est assis face à Melvyn. Il ressemble à un intellectuel des années 1970 ; probablement un linguiste ou un ethnologue. La soutenance n’est pas très formalisée. Il est le seul membre du jury. Il est bienviellant. Pourtant, lorsque le doctorant commence à parler de la langue de cette population, l’assesseur se rend compte qu’il lui manque des bases très élémentaires, comme le verbe « lire », dont il ne connaît pas la traduction.
06-04-2022
Une nouvelle arme dans une nouvelle guerre. Provoquant des dégâts inédits, un pays envoie des bombes à travers la croûte terrestre, via les antipodes du pays visé. Les bombes surgissent dans la rue et partout, par le sol. Tout est détruit, par les fondations.
14-07-2021
Dans une vaste douche, je suis debout. C’est là que les derniers présidents de la République ont pris leurs douches. Le carrelage est large et vert foncé, la lumière venant du plafond, tamisée. La suite présidentielle est agréable. Dans la première chambre où je me suis éveillé ce matin il y a des piliers et un bureau en bois avec des objet que François Mitterand y avait disposé. Un bureau classique dans une suite moderne. Dessus, des fragments de fleurs en porcelaine, céramique émaillée cassée, celle que l’on met dans les cimetières. Dans cette douche il s’est douché, ainsi que Hollande, Sarkozy, etc. Les lieux sont immuables. Mon père m’attend, je ne suis pas près. Pas très rapide, comme à mon habitude. Je songe à la seconde chambre ayant une fenêtre donnant sur une petite cour intérieure fermée sur elle-même. Cette pièce semble idéale pour faire une sieste. Mitterand ne devait pas pouvoir y résister.
30-05-2022
Des caves immenses, très hautes de plafond. On y descend par un escalier très long, très abrupt. L’an dernier, dans ce lieu, était élevé un taureau. J’ai arrêté de m’en occuper et il est sûrement mort de faim. En tous cas on ne le voit plus. À la première salle immense succèdent beaucoup d’autres salles où il fait très sombre. Elles ne sont pas cartographiées. Pour voir le taureau, il fallait attendre qu’il vienne dans la première salle, un peu plus lumineuse. On me confie l’élevage d’un ou plusieurs nouveaux taureaux. Je suis content et en même temps un peu ennuyé d’avoir laissé mourir un animal l’année précédente (ce que je suis le seul à savoir). Mais quand je veux descendre aux caves pour construire une clôture, je me rends compte qu’elles sont devenues dangereuses : un géant à tête de taureau y vit désormais. Je le sais, sans l’avoir vu. Je remonte des caves. J’arrive dans un grand hall luxueusement décoré, si haut de plafond que deux passerelles superposées le traversent, séparées l’une de l’autre de plusieurs mètres. Du plancher, en sautant, je m’accroche à la première et m’y hisse à la force des bras. La passerelle est très éclairée, fermée par des grilles ouvragées. Une moquette ou un tapis rouge en recouvre le sol, et des sortes de portiques rituels asiatiques, derrière lesquels on voit des portes pleines, en forment les extrémités. Je suis davantage en sécurité sur la passerelle qu’en bas, même si j’ai peur de voir arriver cet homme à tête de taureau, furieux… S’il passait la porte, il ne pourrait de toutes façons pas franchir le portique…
28-03-2023
On est dans un lieu type hangar avec une cour intérieure. Et y a des géants type titans dans snk. Des grands, des moyens, des plus petits. Iels ressemblent a des humain·es mais sont décalé·es, imprévisibles, et peuvent péter un câble d’un coup, pour rien. Genre à un moment y’en a un qui sort du hangar en criant et s’explose tout entier contre un mur, je l’évite de justesse. Après plusieurs micro événements comme ça, je me cache sous une voiture. Et là ! Je vois 2 géantes qui portent C. un peu comme une offrande, et il est tout enfariné de la tête au pied, tout blanc. Mais les géantes le pose délicatement au sol, et il court me rejoindre sous la voiture. Je suis paniqué mais rassuré qu’il soit avec moi, je lui enlève la farine. Puis on déambule dans la ville. On passe par une terrasse de resto, on descend dans les rues qui serpentent, rejoint des gentes puis on va au Comico pour porter plainte. La déambulation est plutôt agréable.
24-04-2021
Je suis avec Jean et Georgie. On est dans une vieille ville. Les bâtiments sont anciens. C’est une sorte de village labyrinthique. On est invités dans une maison luxueuse. Je me sens intimidée. Katu est avec moi. Il s’appelle Luca. Sa présence crée des contraintes dans le groupe. Il y a un garçon avec nous. Arrive Vava, sa présence m’est agréable. À un moment j’ai un bébé dans les bras, je sais que c’est le mien.
17-03-2023
Cet ascenseur que j’avais emprunté un peu plus tôt se comporte maintenant de façon trop flippante. Il avance à l’oblique, sur une pente. Rrrralentit. Rrrrrecule. La lumière diminue, grésillant. L’ascenseur s’arrête. La lumière s’éteint.
09-03-2022
L’étal d’un vide-grenier. Un gentil marchand. Sur son stand, je prends un objet pour un appareil photo… focale fixe, 16 mm, plein format, très grand angle… c’est une radio-cassette… comment j’ai pu confondre ! Elle doit dater des années 80 90. Du côté du vendeur, une frise de quelques morceaux de céramique, motif bleu et blanc et fausses craquelures. L’un de nous (le marchand, une autre personne ou moi-même) manipule l’un des carreaux qui alors se craquèle véritablement. Agrietarse ! Je suis ennuyé… Le marchand me l’assure, ce n’est pas grave.