25-02-2026

C’est la rentrée. J’arrive au collège avec un aspirateur à la place de mon sac à dos. Cela me semble ni provocant, ni déplacé. Malgré tout, je suis convoquée dans les bureaux de l’administration et à la fin de la journée, je suis exclue.

28-02-2024

Je suis avec Lorine à son concert. Les gens sont admiratifs et amoureux, et moi aussi. J’ai perdu mon portefeuille depuis un moment, une grande pochette dans laquelle j’ai d’autres choses que des cartes. Je ne veux pas quitter Lorine alors je ne le cherche pas et me dis que je le retrouverai plus tard. Elle mange des wings de poulet, les dévore à pleines dents debout devant le fast food, de manière assez sale et décomplexée. Ça m’étonne. Bientôt on se sépare et je me mets à angoisser pour mon portefeuille perdu. J’essaye de retrouver les endroits où je suis passée plus tôt dans la soirée. Sur une place, je croise Elsa et un gars de la ville que je connais. Le gars dit que le restaurateur d’en face lui vend de la drogue et Elsa lui fait répéter dix fois parce qu’elle ne comprend pas. Je les quitte et rejoins un arrêt de tram proche de chez moi. De loin, j’aperçois mon portefeuille ouvert par terre, et il y a des gens autour. Une fille l’ouvre en passant pour prendre le sachet de filtres et s’en va. J’ai le coeur qui commence à battre très très fort en marchant vers l’objet. Je me demande si les gens ont juste pris quelques sous ou cigarettes et ont laissé mes affaires. J’ai peur que quelqu’un le vole sous mes yeux. Plus je m’approche, plus c’est agité. Il fait nuit noire mais je vois très bien. Près du but, j’aperçois un homme au sol. Il vient juste de tomber à côté de mon portefeuille-sac à dos, et des pompiers arrivent aussitôt. Les gens s’écartent, ils ont peur, il y a du bruit, des personnes font signe aux trams qui arrivent de s’arrêter. Des hommes en gilets jaunes font rouler l’homme sur la voie du tram en disant qu’il est quasi mort. Je continue à avancer pour récupérer mon sac resté à côté de l’homme mort, j’ai du mal à respirer. Des passants ont déplacé mon sac. Les voies du tram sont remplies de sable pour qu’on ne voit pas le corps. Je récupère mon sac sur le banc, et manque de le confondre avec celui d’un garçon qui a exactement le même que moi, mais plus neuf et souple. Marchant le long du quai pour partir, je suis à contre-courant d’une petite foule qui s’agglutine comme des zombies pour voir le mort. Je suis triste et en colère. Je crie sur une vieille femme « Vous pourriez me laisser passer ! Me parler ! Me dire excusez-moi, allez-y passez ! Au lieu de vous comporter comme un zombie. C’est quoi cette façon de faire ? C’est pour aller voir de près, c’est ça ? Le spectacle ? ». La femme reste sans expression. Je suis méprisante et j’ai mal. Finalement, à une centaine de mètres du corps je l’aperçois, juste assez pour voir que c’est un adulte, assez vieux, avec une chemise et des cheveux gris. Alors moi aussi je n’ai pas pu m’empêcher de regarder le spectacle ? Je pense encore à mon sac que je n’ai toujours pas ouvert, est-ce que mes affaires sont encore dedans ?

20-02-2024

Il y a quelques instants je discutais avec trois étudiants qui ont créé une super BD aux couleurs vives. Je leur demandais si elle était imprimée, eux m’ont répondu qu’elle est « ventrée-couchée ». Demandant de m’expliquer, ils précisaient : ventrée, c’est un pliage en vague, comme dans un livre japonais ou un leporello, et couchée, c’est la qualité du papier. Je ne sais plus trop pourquoi j’attends ici le tram, mais en voilà un qui passe sans s’arrêter, toutes lumières et indications éteintes, dans un bruit de moteur électrique. En fait, c’est pas du tout là que je vais. Je m’apprête à partir et une arbre rempli d’oiseaux m’interpelle. Je me rends compte que je n’ai pas mis tous mes habits. Je mets ma casquette.

14-07-2021

Dans une vaste douche, je suis debout. C’est là que les derniers présidents de la République ont pris leurs douches. Le carrelage est large et vert foncé, la lumière venant du plafond, tamisée. La suite présidentielle est agréable. Dans la première chambre où je me suis éveillé ce matin il y a des piliers et un bureau en bois avec des objet que François Mitterand y avait disposé. Un bureau classique dans une suite moderne. Dessus, des fragments de fleurs en porcelaine, céramique émaillée cassée, celle que l’on met dans les cimetières. Dans cette douche il s’est douché, ainsi que Hollande, Sarkozy, etc. Les lieux sont immuables. Mon père m’attend, je ne suis pas près. Pas très rapide, comme à mon habitude. Je songe à la seconde chambre ayant une fenêtre donnant sur une petite cour intérieure fermée sur elle-même. Cette pièce semble idéale pour faire une sieste. Mitterand ne devait pas pouvoir y résister.

19-04-2021

Je suis à un arrêt de métro avec plusieurs personnes dont Guillaume. J’ai une super doudoune jaune et une écharpe bleu. Je suis très fière. Je dois partir et je sais que j’ai deux possibilités. Soit je rejoins Amélie et d’autres personnes, qui campent dans la nature. Des chemins zigzagant au milieu des collines me viennent en tête. Le camp se situe en haut d’un plateau sur une grande pierre plate. Il y a une tente et des vêtements qui sèchent au milieu de la forêt. Soit je rejoins Caroline et Jessica qui sont en train d’ouvrir un squat artistique en haut d’une tour.

06-10-2021

Un garçon essaie de démarrer son vélo électrique au début du cours Victor Hugo. Il doit s’assoir à l’arrière après avoir posé son pied sur une sorte de batterie installée au niveau d’un chariot. Puis se tracter vers la selle, un pied en équilibre. N’y arrivant pas il demande de l’aide à un petit groupe de gens pas loin de moi.

05-04-2024

Dans un petit stade en ellipse entouré d’un grillage, , avec un bois en son centre, sol moelleux orangé granulé, strié de lignes blanches de démarcation. Je démarre la course, et après un ou deux tours, j’entre dans un état de transe. Beaucoup de plaisir à observer mes foulées rebondir étrangement, à sentir ma présence se mêler intimement à celle du lieu. Je prends la tangente et entre dans le bois. Interactions visuelles et gravitationnelles mélangées, traversées par la joie. Mes pas sont le sol, sont mes yeux, mes yeux sont le sol, du sol émanent mes pas, et je respire profondément poursuivant entre les arbres cette expérience de plénitude et d’harmonie.

16-03-2023

Je vais à l’épicerie dans un troisième lieu. C’est la première fois que je vois cette boutique. Le grand kebab est toujours là. Au moment où je vais entrer, un homme incompréhensible entre aussi. Il tombe par terre et vomit. Tout le monde panique, et j’appelle le 15. Je ressors du magasin.

17-03-2024

Je traverse la cour d’une ferme jusqu’à un appentis. Une chèvre et un chat viennent à ma rencontre très affectueusement. Je perçois un troisième animal furtivement. Le chat part et revient avec un objet dangereux dans sa gueule. La chèvre l’imite, elle s’approche d’un poteau et décroche une machette flambant neuve avec un manche en plastique noir et jaune et un alliage de lames en inox clinquant.

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