Résultats de recherche pour "rue"

20-01-2026

Un chien marron me regarde intensément tandis que je passe à côté de lui dans la rue. Me retournant plus loin pour repartir dans la direction opposée, je constate qu’il m’a suivi. Il semble seul. Je m’approche et lui fais une caresse. On redémarre ensemble. On passe à côté de quelques personnes qui promènent des chiens. Personne n’a l’air de le reconnaître. Il continue son chemin avec moi. Je m’arrête pour examiner son collier. Je lis « 06 » tatoué sur une petite boule de graisse dans son cou, et une URL sur l’un de ses deux colliers. Je ferais bien de trouver un vétérinaire. On reprend la marche et passons par une route extrêmement sombre. Plongés dans le noir et le long du trottoir, je heurte quelques piétons. Le chien m’a devancé, j’espère qu’il évite bien la chaussée et la circulation. Je perçois la phosphorescence de quelques t-shirts blancs, j’entends les voix des conversations que je croise. Finalement, après la zone la plus sombre, sous d’épais buissons de lauriers qui jaillissent des grillages, je distingue la route par un jour de grisaille. Mais plus aucun chien en vue.

27-02-2024

Faisant du vélo dans une grande rue boisée, je peine à doubler quelqu’un. Mon trajet se prolonge par un parcours dans les couloirs de l’Université vide et ensoleillée. Balais et serpillères automatiques nettoient les sols en lino et forment des obstacles dans ma course effrénée.

14-11-2023

On se rejoint dans une rue qui descend, dans le nord-est de Paris. Je croise quelqu’un que je connais et gaspille ce précieux temps avec toi à discuter avec cette personne que tu ne connais pas. Tu n’as rien à dire, et tu ne dis rien. Mais voilà ta voiture. Tu as commandé ce trajet, tu fais ça régulièrement en ce-moment, c’est pris en charge. Tu aimes bien cette conductrice, à force de passer du temps avec elle. Je dis au revoir à la personne avec qui je parlais, me tourne vers toi et tu me fais signe de rester même si ça démarre. On va au cinéma. Je mets ma main contre ta cuisse, ce minuscule espace affectueux est déjà si délicieux. On entre dans un parking souterrain cylindrique, où des bornes d’achat de places de cinéma sont installées çà et là. Je vais à l’une, toi à l’autre. J’attrape 10 euros dans mon porte-monnaie et les donne à ta conductrice qui n’est pas encore repartie. Je n’étais pas prévu dans ce trajet.

17-10-2023

Depuis ma fenêtre rue du Pas-Saint-Georges, on aperçoit deux jeunes, fille et garçon style étudiant émo K-pop, qui s’assoient au bord du toit d’en face. Mais aussitôt, la fille tombe, quatre étages. Le garçon, choqué, se penche pour regarder et glisse à son tour. Dans mon salon, on est aussi sous le choc. On jette un œil. Assez de monde en bas, on descend pas. Peur d’être inutiles, de participer à la panique. Un peu après, on descend pour autre chose. On voit pas la fille, et le garçon est affalé au sol mais frétille légèrement comme de brefs spasmes. On comprend qu’il y a un concert place Caju, c’est sans doute ça qu’ils essayaient de voir depuis les tuiles. Nous on va vers un truc que Loloche veut me montrer. Dans la rue sur une placette un peu plus loin, elle et des amies à elle ont entreposé un bureau sur lequel (et à l’intérieur duquel) elles stockent des trucs, des chouchous, des paillettes, des petits bouts de plastique.

07-10-2023

Je descends / monte la pente rive droite. L’orage a l’air de s’approcher à toute allure. Alors je décide d’aller chez ma sœur plus précipitamment que prévu. Je longe une rue de terre et de goudron cernée de végétaux touffus, feuilles de robiniers dans la pente. Côté montant, des maisons dégoulinent d’eau et m’éclaboussent, moi et mon vélo. Des canalisations, des portes, une gouttière verticale qui jaillit. Je me rends compte que l’itinéraire ne me semble pas très clair, je ne suis plus certain de la rive où elle habite. J’en ai pour 20/30 minutes. Je roule vers une rue où il y a une grande agitation que je perçois tout au fond dans ma perspective, l’horizon entre les deux pans de la rue où je suis actuellement. Des jets de bouteilles, des chiens mécaniques, des jeunes hommes qui courent en tous sens, ça et là. Trop tard, je suis déjà engagé dans ce pan de ville. J’évite tout le verre au sol avec mes pneus. Il faut que je quitte vite les lieux, il ne faut pas que mon vélo crève. Je trace mais atterris dans une rue plus étroite qui monte, et forme un virage avec des petites rues parallèles. Énormément de bouteilles volent en tous sens, des gens crient, des bris de verre partout, je roule en mettant une main au-dessus de ma tête. Ça me stresse.

06-08-2023

Le bureau du docteur de la ville du Nord où je ne vis pas, mais où je viens de passer plusieurs semaines, est tout entouré-serré de la salle d’attente. J’y vais pour la troisième fois au moins. Tous les patients sont là, tout proche, pendant une consultation. C’est mon tour. Le docteur est vraiment souriant, la sympathie communicative, vif, et très bon acteur. Il m’annonce dans un grand sourire enthousiasmant. « C’est bon. Vous n’avez plus rien. » Je suis surpris et tellement content. Soulagé. « C’est vrai ? » « Plus rien du tout. Oui, c’est de l’histoire ancienne. C’est fini. ». Alors ravi je commence à partir et dans un dernier sourire il complète. « Il vous faut de l’amour joli. Du joli amour. » Dans la rue je réalise que je ne l’ai pas réglé. Et tout en commençant à remplir le chèque, à mal le signer, je me dis que cette bonne nouvelle il a probablement souhaité me la donner, gratuitement. Je peux quitter le Nord et rentrer chez moi, serein.

06-04-2023

Confus, je traverse la ville de Nantes qui ressemble à Rennes. Les grandes places et les grands boulevards s’enchaînent dans l’ambiance d’un soir d’été. De temps à autre il y a des petits groupes de manifestants sur ces places et dans ces avenues. Des petits cortèges d’une trentaine de personnes. Je vois des amis un peu plus loin sur la place après la prochaine avenue. Durant la traversée de cette avenue il y a un groupe de manifestants qui est nassé sur un large trottoir du côté droit de la rue dans le sens de ma marche. Les flics qui les poussent les font avancer dans ma direction. Je ralentis pour me caler sur leur rythme. Et tout en repoussant ce petit cortège sur le large trottoir, les casqués obligent les manifestants à retaper ce même trottoir, à enlever les pavés, recouler du ciment, et remettre de nouveaux pavés qu’ils leur donnent en queue de cortège, le tout copieusement arrosé d’insultes. Ces insultes deviennent des cris d’agacement. Des cris d’agacement pour une raison simple. Le ciment n’a absolument pas le temps de sécher quand vient le tour des flics de marcher sur ce trottoir trop neuf. Leurs grosses bottes écartent les pavés fraîchement posés pour ensuite s’engluer, trébucher et chuter ridiculement entraînant par effet domino la chute d’autres flics. Malgré les déroutes, il sont suffisamment nombreux pour poursuivre cette action de rouleau compresseur de la voie publique le moins efficace de la planète. Cependant il y a quelque chose de fascinant dans cette persistance masochiste et dans les visages hébétés des flics de tête de cortège qui ne peuvent que constater que les flics de queue de cortège tombent comme des playmobils. Le temps d’arriver à la prochaine place, mes amis sont partis. Tant pis on continue le chemin jusqu’à se rendre chez Virginie pour prendre un café. Quand j’arrive, Virginie me montre un objet plat en forme de demi cercle. Cet objet s’ouvre comme un livre et je découvre alors un jeu d’échecs Pokémon. Le seul pion que je distingue est un Pikachu avec une couronne. Virginie me demande de ramener ce jeu chez moi pour un autre ami qui l’avait laissé traîner chez elle. Je retourne dans la rue pour rentrer chez moi.

26-03-2023

Dans une camionnette, L. conduit. on est à Jazeneuil, y’a d’autres personnes dans la voiture. Elle conduit bien mais très très vite et je ne suis pas attachée. J’ai un peu peur mais ça va. On traverse le centre du village, petites ruelles, rues blanches et propres. On se gare et on va voir des ami·exs à elle qui louent une ancienne banque, iels s’en servent d’atelier. Moquette grise et baies vitrées. Iels sont genre 10/12 à travailler ici. On me demande mon nom et mes pronoms, puis je papote avec une fille qui me parle d’une adaptation du film de Yoko Tsuno. Elle veut me prêter le dvd mais on ne le trouve pas. À la place je leur emprunte ou plutôt je leur vole des magazines people qui trainent. On me dit que J. travaille ici. Elle fabrique un immense pourtour de piscine en plâtre, je vois une vidéo d’elle sur un bateau, elle a fini sa pièce et a l’air super heureuse, il fait beau, elle boit une coupe de champagne. On sort de la banque et y’a des artistes de l’atelier qui font une perf dans la rue et dans les remparts. Iels ont des énormes masques en papier mâché et jouent une sorte de pièce de théâtre. Je trouve ça bof et je me demande comment les habitant·es accueillent leur présence et leur travail dans le village.

19-03-2023

Au cinéma Le Dietrich, je dois préparer une performance autour d’un travail déjà fait, la « Rivière au Sud ». Le directeur est Samuel de la Résidence Kennedy. Je suis terriblement en retard, je ne sais même plus à quoi ressemble le montage qui doit être projeté durant la performance, et j’ai l’intime conviction qu’il faut le retravailler. La performance est à 21h après la diffusion du film « El Varon », qui passe à 19h. Je sors de la séance précédente où j’y performais « Remonte et Cours » à 17h. De cette performance je ne me souviens que des sièges de la salle, avec l’éclairage tout particulier du projecteur. Je dois faire un atelier avec des mômes avant la performance. Ça va être tendu. Je monte au deuxième étage chercher du matériel, papier coloré, via un ascenseur tout miteux, style monte-charge. Il y a de grandes étagères en métal avec des chaines qui pendent style Silent Hill. Je farfouille, je farfouille. Samuel me rejoint et m’aide à trouver les fameux papier colorés. Je pense toujours au montage que je dois faire pour l’autre performance. Aucun souvenir des rushs que je dois utiliser, le cauchemar. Je pense y mettre un pingouin. J’ai aussi envie d’aller voir les autres étages au-dessus puisque j’ai un ascenseur à dispo, mais y’a le taff. Je redescends par des escaliers tout blancs. Les mômes des Couronneries sont dans l’accueil et font un bordel de fou. On sort pour se diriger dans une salle dans le bâtiment d’à côté. Dehors c’est ambiance « À tombeau ouvert » de Scorcese, en tout cas New-York avec fumées et lumières colorées. On fait l’atelier sur un présentoir sans entrer dans le bâtiment. Des dinosaures colorés. Je pense encore à mon montage et je sors mon ordi pour le travailler à coté tout en disant « c’est bien, c’est bien » aux gamins. On entend un grand son, une porte claque. Samuel sort dans la rue avec la gueule en sang. Une ambulance arrive, et on galère de fou pour faire rentrer un brancard trop grand dans la camionnette. On finit par découper le brancard avec une scie circulaire. Les gamins adorent les étincelles qui sortent de cet atelier qui passe de découpe de papiers à découpe de brancard. On arrive à enfourner Samuel dans l’ambulance. Tout le monde monte à l’intérieur et on file. Je regarde par la fenêtre derrière le camion, le cinéma, pas de performance et le reste de brancard dans la rue enfumée avec un feu rouge.

12-03-2023

Avoir loupé toute cette série d’arrêts de tramway sans m’en rendre compte — merde ! je tente de reprendre le tram en sens inverse […] je dévale une grande rue en pente, comme sur un bobsleigh invisible, je trace. C’est ultra dangereux aux intersections. Pour freiner, éviter d’éventuels véhicules arrivant à la perpendiculaire, je dois me pencher avec vigueur sur le côté gauche.

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