26-11-2025
Je tape deux bâtons entre eux. Entre eux et sur le sol. Tout en gravissant des marches. Je tape sur le sol deux bâtons, et entre eux. Je tape sur le sol tac tac tac tac, entre eux tic tic, tic tic, tac tac le sol tic tic entre eux, et je gravis les marches, tic tic, tic tic et les paliers d’un grand escalier creusé tac tac, tic tic dans une grotte, dans un pays chaud, tac tac tac tac et ce grand tunnel grimpe et s’ouvre sur un beau paysage sauvage. Je tape les bâtons en transe, terminant ma petite ascension. Quelques touristes passent à mes côtés, eux descendent. Je rejoins l’extérieur, découvre à 360° un panorama chaleureux. Fin de journée tombante sur de petits buissons, douceur de l’air ambiant. Je grimpe sur le sommet de calcaire qui surplombe la sortie de l’escalier creusé, et me cale pour contempler, éventuellement faire caca, trouver un coin pour dormir. J’aperçois des animaux au loin dont un petit diable rouge doucement à la dérive sur une branche en contrebas.
15-05-2021
Dans un appartement dont les fenêtres sont camouflées par des tissus, rideaux, stores, on regarde la projection d’une image de paysage sur le mur, avec un petit groupe dont une dame à cheveux gris et lunettes. On regarde la façon dont le soleil rentre malgré tout dans la pièce, se projette çà et là, se mêle à l’image de paysage. Ceci doit nous donner le résultat d’un sondage que l’on cherche encore à interpréter. Je remarque que les lignes ont bougé pour l’UMP par rapport à ce matin. La fenêtre à gauche est plongée dans l’ombre mais une fenêtre se reflète désormais à droite, sur le tissu du canapé.
30-09-2020
Je raconte à quelqu’un aux contours flous ce que je viens de traverser. J’ai les pieds sur terre, je suis avec une amie, il y a des sensations de moustiques. J’évoque un ailleurs et change de plan. Mon corps est dissout, ma vision flotte. Je continue de raconter, sans savoir où est la personne qui m’écoute. Voit-elle ce que je dis ? Je passe par-dessus un paysage légendé, marron, vert, air, une cartographie, par les yeux, par les airs. Il y a en-dessous la Gironde. Donnant une place immense à l’eau, des affluents, et des termes géographiques inconnus… Autour de la Gironde, qui est un fleuve, les canaux naturels s’élargissent. On les appelle ici les gards. Je vois les mots « gard de… quelque chose » inscrits plusieurs fois sur la carte. Je vois le « gard des Jalles » à l’est. Deux autres vastes gards, l’un prolongeant le fleuve au sud, l’autre à l’ouest, séparés par des rubans de terre. Comme une lagune. Les gards se côtoient formant une grande étendue d’eau étalée sur l’échelle de plusieurs villes, au sud de Bordeaux. Je suis interpellé par un îlot qui clôt cette zone humide. Je lis la légende sur la carte-paysage. Au milieu de cette petite île est écrit « L’étoile ou la petite feuille » ou l’inverse… « La feuille ou la petite étoile ». Je trouve en effet qu’on dirait la feuille d’un arbre, d’un platane, petite et vue du ciel.