21-10-2023

Mon tram est remplacé par un bus. À l’intérieur plein de sièges trop près les uns des autres (comment passer ?) et d’autres places immenses. Je choisis une place immense. Dedans, des étudiants de tous les pays. À côté de moi, un type métis doit avoir un crush sur moi (non réciproque). Il commence à jouer de la musique de vibrations labiales sur le haut de ma tête. Je me dis « technique de la musique crânienne ». Un étudiant passe faire un sondage des provenances. From where bla-bla-bla… Après avoir remballé mon voisin musicien, et entendu deux trois personnes répondre au sondage, je fais une blague à voix haute « I’m visiting Pessac and I am from Bordeaux ». Tout le monde m’a entendu, mais ça ne fait rire personne. Tant pis, le flop, je comprends que pour tout le monde ici Pessac s’appelle Bordeaux… Me voilà attelé à l’avant du bus. Je le tracte en courant, si bien qu’il roule aussi vite qu’un bus lambda. Parfois je repose mes pieds sur le pare-brise, j’ai un peu peur d’être écrasé, de basculer en dessous. On double un vélo.

23-04-2021

Mon père me ramène en voiture. Juste avant le pont Gambetta, après l’arrêt de tram Roustaing, nous nous apprêtons à tourner rue Linuit mais décidons de passer par un autre itinéraire. Mon père emprunte une voie sur la gauche à laquelle je n’avais jamais fait attention. Elle mène à un pont qui passe entre deux grillages puis se prolonge au-dessus d’un champ. Un peu plus loin, il passe au-dessus de la rocade. Ce pont parallèle est gigantesque, à embranchements multiples, ça m’impressionne. La voiture n’est plus qu’un châssis supportant nos fauteuils, et le chemin se poursuit dans une vrille par-dessus la rocade puis l’eau, la frôlant. Je m’inquiète pour nos affaires. Mon père me rassure “Il n’y a pas à s’inquiéter. Il faut faire confiance à la force centripète.” Nous avons avec nous, sur les fauteuils, des papiers dans des chemises transparentes, des lunettes mais aussi un parpaing. Par deux fois, les papiers tombent à la surface de l’eau. Je réussis à les rattraper en tendant les bras la première fois, puis carrément en me contorsionnant entre les pilotis d’un ponton en bois sur lequel nous nous réceptionnons. Je sors de ce ponton par un toboggan rouge et mon père par un escalier.

05-11-2020

Janine me conduit en Espagne, une ville sur la côte, au nord, dans sa coupée sport rouge comme un ongle. Je visualise la cartographie, de Cenon à notre point d’arrivée… Morcilla ? Morceguilla ? On voyage dans la Hyundai. On franchit une première montagne dans un rebond vertigineux. On arrive au sommet. On bascule vers une première plaine en contre-bas. La voiture tombe dans le vide, ce qui n’inquiète absolument pas Janine qui fixe droit devant, sereine, souriante. On doit atteindre le sol. Voilà. Le trajet se poursuit. On franchit deux autres sommets de la même façon. Le troisième m’effraie tellement que je… (micro-éveil)… Janine me propose que l’on parte en Espagne, mais il me semble pourtant que l’on a déjà fait ce voyage. Des images de cartographies me reviennent, Cenon, la côte espagnole, une autoroute nommée ici « funéraire » comme un funiculaire funèbre. J’ai un mauvais pressentiment. Cette impression d’une possible cascade fatale, un crash dans la montagne me bloque. Je ne veux pas lui dire oui. Mais, n’y allons pas.

14-04-2021

Je passe un concours pour être curatrice, quelque chose comme ça, dans une institution d’art contemporain. J’entre dans un bâtiment chic, ambiance vernissage huppé avec Marina. Je sais d’emblée que je n’ai aucune chance de me mesurer à elle dans les domaines demandés, cela m’enlève toute pression. Marina vaque à des salutations mondaines, je zone de droite et de gauche. Je suis détendue. Je trouve Colas et Angélique, une fille qui était au collège avec moi. On parle du concours. Angélique parle beaucoup, elle utilise des mots conceptuels. Je suis surprise et m’éloigne. L’ambiance vernissage se transforme en ambiance club, la lumière se tamise. Je pousse une porte et me retrouve dans un espace plus crusty. Trois métalleux sont assis à une table, ils discutent en finissant une bouteille de punch dans une bouteille en plastique. Je pousse une autre porte et me retrouve à l’extérieur sur une place de village. Quelques voitures sont garées. Je me retourne et remarque que la porte par laquelle je viens de sortir est l’entrée d’un PMU. Je m’approche. Elle est fermée. Je frappe. Un homme métis vient m’ouvrir. Il me laisse entrer, on discute, on rigole. Ambiance total clubbing à l’intérieur. Jean, tout feu, tout flamme, habillé de noir, accourt vers moi. Il est content de me voir, me prend dans ses bras. Il veut me présenter le propriétaire du club qui est derrière le bar. C’est l’homme qui m’a ouvert la porte. On se sourit. Sentiment d’acceptation. Jean me dit qu’il veut me montrer quelque chose. On sort par une nouvelle porte et on arrive sur une petite place sur laquelle se trouve une bouteille remplie d’un liquide jaune un peu dégueulasse. Un pistolet à eau, ultra coloré et ultra grand, surgit dans les mains de Jean qui vise la bouteille en virevoltant. C’est drôle, on s’amuse. On décide quand même de rentrer car le concours nous revient en tête. Lorsqu’on rentre dans le bâtiment, l’ambiance est en effet celle d’un examen, sauf qu’il n’y a personne. On est en retard. Je suis détendue. On cherche où on doit aller et Jean me montre une liste sur laquelle est noté un lieu. Il me dit d’aller dans ce lieu, mais je ne veux pas. Il est important pour moi de trouver mon nom sur une liste. Je rejoins Laurine qui me dit que Colas devrait dessiner dans le livre que l’on doit rendre. Quelqu’un oppose un livre dont les feuilles sont totalement blanches. Je vois ce livre qui se feuillette.

26-03-2023

Dans une camionnette, L. conduit. on est à Jazeneuil, y’a d’autres personnes dans la voiture. Elle conduit bien mais très très vite et je ne suis pas attachée. J’ai un peu peur mais ça va. On traverse le centre du village, petites ruelles, rues blanches et propres. On se gare et on va voir des ami·exs à elle qui louent une ancienne banque, iels s’en servent d’atelier. Moquette grise et baies vitrées. Iels sont genre 10/12 à travailler ici. On me demande mon nom et mes pronoms, puis je papote avec une fille qui me parle d’une adaptation du film de Yoko Tsuno. Elle veut me prêter le dvd mais on ne le trouve pas. À la place je leur emprunte ou plutôt je leur vole des magazines people qui trainent. On me dit que J. travaille ici. Elle fabrique un immense pourtour de piscine en plâtre, je vois une vidéo d’elle sur un bateau, elle a fini sa pièce et a l’air super heureuse, il fait beau, elle boit une coupe de champagne. On sort de la banque et y’a des artistes de l’atelier qui font une perf dans la rue et dans les remparts. Iels ont des énormes masques en papier mâché et jouent une sorte de pièce de théâtre. Je trouve ça bof et je me demande comment les habitant·es accueillent leur présence et leur travail dans le village.

04-03-2024

Je suis au bowling. Je jette la boule. Je tombe. Je me casse le nez. Je fais un strike. 

07-10-2023

C’est un spectacle d’arbre de Noël. On est plein, tout un public dans un auditorium. Moi, je suis sur un podium rond en moquette sombre parmi les sièges du premier rang, tout près de la dame ondulée rousse qui commence à chanter. C’est un jeu télé presque. Elle fait sa timide, bien que sa chanson monte en intensité. Moi je me redresse, je pointe un doigt en l’air et je me déhanche. C’est comme si je lui piquais la vedette. Je suis étonné de me sentir si désinhibé. Je regarde un peu les visages autour. La chanson se déploie encore, elle aussi quitte enfin sa zone de timidité. J’aperçois sa petite fille de cinq ou six ans assise dans un fauteuil qui regarde sa maman fixement, tellement fière.

04-11-2024

Après avoir franchi le préau carré de la mosquée, je passe scrupuleusement l’aspirateur dans son hall de béton moderne. Deux femmes que je reconnais s’apprêtent à entrer, avec hésitation, dans la salle de prières, jusque dans les pièces de réception et les appartements privés du supérieur religieux local. Passant à côté d’elles, je leur adresse la parole et leur déconseille. D’accord, mais dans ce cas, vous devez y aller à notre place ! Ce à quoi j’obéis, sans discussion. J’entre dans une première pièce, c’est tout alambiqué. Plusieurs pièces se succèdent et mènent à un étage. Dans la seconde pièce, je trouve des flyers en arabe et en touche deux mots aux femmes à travers la fenêtre. Je continue vers l’étage où un biscuit rond déjà croqué est posé sur un paquet abandonné. J’hésite à le croquer pour de bon, mais en choisis un entier dans le paquet, pour plus de discrétion. Le biscuit à la main, voleur, je descends l’escalier et croise alors droit dans les yeux, monsieur l’imam qui revient dans ses appartements.

12-07-2021

Des enfants avancent en jouant assis sur les toits. Je les vois par la fenêtre, ça me paraît super dangereux.

Espaces

Temps