13-03-2024

J’attends mon tour à la caisse d’un supermarché. Une poussette avec un enfant dedans heurte brusquement la vitrine du magasin depuis l’extérieur et explose.

25-02-2026

C’est la rentrée. J’arrive au collège avec un aspirateur à la place de mon sac à dos. Cela me semble ni provocant, ni déplacé. Malgré tout, je suis convoquée dans les bureaux de l’administration et à la fin de la journée, je suis exclue.

01-03-2023

Je suis en consultation chez le médecin. Allongé sur la feuille de papier jetable, sur la table de consultation. Et sur le départ. Le médecin me tend un flacon d’huile essentielle de pensée sauvage. Déjà entamé mais il me le donne. Il en reste assez pour moi. Il est écrit 17.36 sur l’emballage, c’est peut-être le prix. « Et qu’est-ce que je vous dois pour la consultation ? » En me tenant la porte il répond « Pas le temps maintenant, mais je m’en occuperai plus tard, je vous enverrai ça. »

18-10-2021

Dans une rue, j’avance avec un cortège de manifestants sans slogan ni pancarte. Une jeune femme tient une arme et ça ne m’inspire pas confiance.

21-06-2021

Anne présente son travail dans la nef du Capc. Elle explique que des cochons et des biquettes se promèneront dans son exposition. Un cochon rose visiblement inquiet surgit par la droite. Le public est nombreux à assister à la présentation. Le cochon passe à travers une cimaise. Peut-être qu’il s’est blessé. Je suis assis sur une table face à Anne. Elle mène sa présentation de façon assez intimiste, en s’adressant à des petits groupes de personnes. Le cochon réapparaît et s’approche de ma chaise, j’ai l’impression qu’il ne fait peur qu’à moi. Un second artiste présente son travail, je suis assis sur des marches. Il sort un hélicoptère télécommandé dans la nef ce qui plaît beaucoup à un groupe d’enfants.

12-03-2023

Avoir loupé toute cette série d’arrêts de tramway sans m’en rendre compte — merde ! je tente de reprendre le tram en sens inverse […] je dévale une grande rue en pente, comme sur un bobsleigh invisible, je trace. C’est ultra dangereux aux intersections. Pour freiner, éviter d’éventuels véhicules arrivant à la perpendiculaire, je dois me pencher avec vigueur sur le côté gauche.

02-06-2021

Pierre attache son vélo à un canapé mou avec un grand cadenas (sans relier aucune partie du vélo) dans le hall d’un cinéma. C’est le cinéma des halles de Pey Berland, une grande structure de verre, semblable à une serre, ou au Grand Palais, remplaçant la cathédrale. On entre. On s’installe dans une nacelle de métal peinte en vert olive. Notre assise se promène dans tout l’espace vitré, rempli de plantes. La structure métallique qui nous retient semble frêle. Un grand écran est installé sur l’un des côtés. Il y a aussi des promeneurs au sol, des buissons, des cactus, des gens assis sur des gradins statiques plus classiques.

15-07-2021

Il y a un groupe de gens que je suis censé reconnaître. On est dehors, près d’un grillage blanc, dans une sorte d’espace vert. Visages de l’enfance ? Du collège ? Des prénoms ? Un garçon, bien qu’adulte, me semble prépubère. Il me connaît ? Le groupe est attablé comme pour une fête, bouteilles et chips disposées sur des tables et des bancs, installés en tous sens. Debout, adossé contre un grillage, je suis pris dans une conversation avec cinq ou six étrangers familiers, camarades ressurgis du passé. Le groupe est aussi composé d’amis, Claire, Malika, Julie. On se croirait à un pique-nique de scouts. Je me sens mal et m’accroche au grillage, les mains dans le dos. « Il va pas nous faire un infarctus ». Mon corps tangue, je m’assois sur un banc parmi les cannettes et paquets en tous genre. Le silence se fait, accentuant l’impression que le malaise est imminent. Je fais comprendre à Malika que je souhaite un verre de Coca, elle me sert du Perrier. Je le renverse et tente de réitérer ma demande.

05-04-2024

Dans un petit stade en ellipse entouré d’un grillage, , avec un bois en son centre, sol moelleux orangé granulé, strié de lignes blanches de démarcation. Je démarre la course, et après un ou deux tours, j’entre dans un état de transe. Beaucoup de plaisir à observer mes foulées rebondir étrangement, à sentir ma présence se mêler intimement à celle du lieu. Je prends la tangente et entre dans le bois. Interactions visuelles et gravitationnelles mélangées, traversées par la joie. Mes pas sont le sol, sont mes yeux, mes yeux sont le sol, du sol émanent mes pas, et je respire profondément poursuivant entre les arbres cette expérience de plénitude et d’harmonie.

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