07-04-2024

On est assis sur un balcon face à la Garonne, on voit aussi des bâtiments sur l’autre berge. Une forme oblongue apparaît dans le ciel, entre les nuages, et tombe dans le fleuve. Et aussitôt une autre un peu plus loin. Je cherche à me convaincre de ne pas avoir vu ce que j’ai vu. Quelques secondes de flottement et un entrepôt explose puissamment sur la rive opposée. Stupéfaction !

07-10-2023

C’est un spectacle d’arbre de Noël. On est plein, tout un public dans un auditorium. Moi, je suis sur un podium rond en moquette sombre parmi les sièges du premier rang, tout près de la dame ondulée rousse qui commence à chanter. C’est un jeu télé presque. Elle fait sa timide, bien que sa chanson monte en intensité. Moi je me redresse, je pointe un doigt en l’air et je me déhanche. C’est comme si je lui piquais la vedette. Je suis étonné de me sentir si désinhibé. Je regarde un peu les visages autour. La chanson se déploie encore, elle aussi quitte enfin sa zone de timidité. J’aperçois sa petite fille de cinq ou six ans assise dans un fauteuil qui regarde sa maman fixement, tellement fière.

02-05-2021

Je suis en voyage avec Céline. Nous croisons John et aussi Quentin, avec qui j’ai une affaire en cours. Je retrouve Céline près de sa voiture. Elle est avec Camille. Céline me dit que Camille parle peu. La voiture démarre. Arrêt dans une station-service. Camille va chercher une boisson. Je suis sur le parking d’un centre commercial avec Céline. On remonte en voiture, Céline et moi. Autoroute, goudron, béton. On suit une voiture chenille. On entre dans un nouveau parking, en souterrain, et je dois conduire la voiture qui me paraît très grande. On entre dans un appartement qui nous est prêté. J’ai à ce moment là le sentiment de devoir choisir entre deux choses dont j’ai envie : être avec Céline ou être avec Quentin et ses amis. Lou arrive et je vais avec elle acheter des victuailles dans un supermarché dans lequel tout est cheap et un peu mal rangé. On cherche les rayons « nourriture ». On traverse surtout des rayons d’objets. Des objets neufs qui se transforment en objets de seconde main. Mon regard s’arrête sur des piles de vieux Tintin qui sont rangés dans de vieilles armoires. 

11-04-2024

Juste à l’arrière de la cabine des pilotes de l’avion, je suis assis parmi cette rangée aux premières loges. Le décollage est lourd et vite nous redescendons vers la ville. Nous roulons désormais sur une autoroute, passons sous un premier pont, puis un second. Le museau de l’appareil râpe ce dernier. Nous repartons en altitude mais l’engin est abîmé, probablement aux ailes. Nous perdons à nouveau de la hauteur. Une chute vertigineuse nous ramène vers le sol, au beau milieu du traffic routier. On a eu très peur. Les pilotes disent qu’ils ont senti tous nos pieds agrippés à leurs fauteuils. Je vois par le hublot une policière. Elle nous fait signe de passer, même si le feu est orange. Nous tournons à gauche.

24-03-2023

Je marche cours Gambetta, on va faire une soirée dans la maison de Claire. Elle me sonne. J’appuie sur le bouton dans mon sac. Ça décroche. Mais le récepteur-micro est à 20 mètres de l’autre côté du trottoir dans un boîtier séparé : « – Allô, allô, allô, allô, allô, allô, tu m’entends, tu m’entends, tu m’entends, tu m’entends… j’étais en train de chercher qui a pris ma tablette… graphique, j’ai prêté ma tablette, à qui, je sais plus, j’ai envoyé des textos. – Tu viens toujours ce soir ? – Oui je viens toujours ce soir, je vais essayer de venir pour pas partir trop tôt… euh tard, et je me disais que comme ça puisque la maison est surélevée si jamais y’a une montée des eaux, pratique. » Je rejoins Malika près du café de l’Horloge, on promène la poussette. L’enfant est ronchon. On croise une dame avec une autre poussette, visiblement elle n’en est pas la maman. Les bébés s’ignorent alors qu’on essaye justement qu’ils se captent. La bouche de l’autre bébé est une sorte de pain aux raisins de lèvres avec quelques dents flanquées dans la torsade. « – Waw elle est née avec des dents ! » on dit. « Non, ce sont ses fils de rasoir. » nous répond la dame. « Elle a encore ses fils de rasoir, il va d’ailleurs falloir qu’on lui enlève».

30-09-2020

Je raconte à quelqu’un aux contours flous ce que je viens de traverser. J’ai les pieds sur terre, je suis avec une amie, il y a des sensations de moustiques. J’évoque un ailleurs et change de plan. Mon corps est dissout, ma vision flotte. Je continue de raconter, sans savoir où est la personne qui m’écoute. Voit-elle ce que je dis ? Je passe par-dessus un paysage légendé, marron, vert, air, une cartographie, par les yeux, par les airs. Il y a en-dessous la Gironde. Donnant une place immense à l’eau, des affluents, et des termes géographiques inconnus… Autour de la Gironde, qui est un fleuve, les canaux naturels s’élargissent. On les appelle ici les gards. Je vois les mots « gard de… quelque chose » inscrits plusieurs fois sur la carte. Je vois le « gard des Jalles » à l’est. Deux autres vastes gards, l’un prolongeant le fleuve au sud, l’autre à l’ouest, séparés par des rubans de terre. Comme une lagune. Les gards se côtoient formant une grande étendue d’eau étalée sur l’échelle de plusieurs villes, au sud de Bordeaux. Je suis interpellé par un îlot qui clôt cette zone humide. Je lis la légende sur la carte-paysage. Au milieu de cette petite île est écrit « L’étoile ou la petite feuille » ou l’inverse… « La feuille ou la petite étoile ». Je trouve en effet qu’on dirait la feuille d’un arbre, d’un platane, petite et vue du ciel.

01-06-2020

Depuis une rue basse et resserrée type tronçon Nansouty-Victoire, je franchis le seuil d’un kebab vitré. Il y a un comptoir, et des panneaux pour commander à ma droite, rectangles de plastique brillant suspendus au plafond. Tout au fond, il y a une seconde grande baie, une vitrine sur la ville qui donne sur une sorte de cours de la Somme. C’est grand, c’est clair, c’est traversant. Ça se présente à moi. En un regard, je me retrouve dans un bus avec Françoise. Thomas m’appelle en visio sur mon téléphone. Je réponds. Il apparaît à travers plusieurs applis qui s’enchaînent, se déchainent. On dialogue. Je montre Françoise à la webcam, à Thomas dans l’écran. Je ne sais pas dans quel sens nous roulons, il y a des ambiances de trottoirs aux fenêtres. Ça roule, ça défile, ça révèle. Je sais qu’il y a quelque chose dans un sens comme une gare ou un centre … c’est un point qui aspire. 

17-04-2021

Je prends part à un rassemblement, qui a lieu dans un espace entre forêt et friche industrielle. Je suis entourée d’images et de sérigraphies. Elles sont en vente pour financer je ne sais quel projet. Je suis chargée de la vente. Tout est rangé dans un placard en métal, l’un de ces vieux placards indus que l’on trouve dans les bureaux des entreprises. Un collectionneur arrive. Je lui présente des images. Il souhaite en voir d’autres, qui sont difficilement accessibles. Je sors des affiches que j’ai créées il y a plusieurs années. Je suis un peu gênée de sortir ces impressions d’autant plus quand je comprends que ce n’est pas ce que recherche le monsieur. Je fouille mieux et je me rends compte que le placard dans lequel étaient les print en vente ne contient que des affaires à moi. Les autres sont définitivement inaccessibles.

01-04-2023

Je croise ma mamie dans un centre commercial. En fait c’est une dame qui lui ressemble beaucoup ! Je lui fait un câlin en lui disant qu’elle me fait beaucoup penser à ma mamie. Elle le sait et sourit. Elle a maintenant la même coupe que moi. Puis je cherche un cadeau à faire à L. Je suis avec T. et on se montre des GPS. Je lui dis que ça va je sais où est Auchan Sud.

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