26-08-2020
Avec ma sœur, nous sommes dans la cour de notre ancienne maison à Talence, rue Marie. C’est une sorte de long chemin étroit en forme d’éclair. Ma sœur m’entraine vers le portail pour une histoire de poubelle, à sortir ou à rentrer… Arrivées au portail, nous sortons, et devant le rideau du garage voisin, une demi-douzaine d’amis aux visages inconnus sont attroupés comme un chœur de chorale. Ce sont des gens qui me sont chers. Ils sont tout sourire et me chantent une chanson d’anniversaire. Je suis trop contente.
18-02-2024
Je vis sur le campus dans un petit appart au sein d’un immeuble où les salons, cuisines, toilettes et douches sont partagés. J’entre dans un salon où une étudiante est affalée sur un canap’, entourée de plein d’autres canaps et d’écrans. Elle a un casque, elle joue. Je me demande si je dépose mon paquet de PQ ici ou dans une salle d’eau commune.
15-07-2021
Il y a un groupe de gens que je suis censé reconnaître. On est dehors, près d’un grillage blanc, dans une sorte d’espace vert. Visages de l’enfance ? Du collège ? Des prénoms ? Un garçon, bien qu’adulte, me semble prépubère. Il me connaît ? Le groupe est attablé comme pour une fête, bouteilles et chips disposées sur des tables et des bancs, installés en tous sens. Debout, adossé contre un grillage, je suis pris dans une conversation avec cinq ou six étrangers familiers, camarades ressurgis du passé. Le groupe est aussi composé d’amis, Claire, Malika, Julie. On se croirait à un pique-nique de scouts. Je me sens mal et m’accroche au grillage, les mains dans le dos. « Il va pas nous faire un infarctus ». Mon corps tangue, je m’assois sur un banc parmi les cannettes et paquets en tous genre. Le silence se fait, accentuant l’impression que le malaise est imminent. Je fais comprendre à Malika que je souhaite un verre de Coca, elle me sert du Perrier. Je le renverse et tente de réitérer ma demande.
15-03-2021
Je sors de l’immeuble, là où j’habite, à Mérignac. En face de mon immeuble, il y a juste devant le hall d’entrée un grand chêne américain. Je le vois depuis mon balcon au 7ème. Il s’incline pour que je le caresse. Je lui caresse les branches, les feuilles. Je vois qu’il est heureux car je lui donne de l’affection, il est content de partager avec moi. Moi aussi je suis contente. Quelqu’un sort du bâtiment, et sans faire attention, lui coince quelques branches dans la porte d’entrée de l’immeuble. Ça pince l’arbre, ça le stresse, ça l’angoisse. Je le calme. Je lui explique tranquillement que je vais l’aider. « Ne vous inquiétez pas ». Je lui sors ses branches de là. Il se redresse, tout doucement. Il retourne dans sa position verticale, car il s’était plié de plusieurs étages pour me dire bonjour.
14-04-2021
Je passe un concours pour être curatrice, quelque chose comme ça, dans une institution d’art contemporain. J’entre dans un bâtiment chic, ambiance vernissage huppé avec Marina. Je sais d’emblée que je n’ai aucune chance de me mesurer à elle dans les domaines demandés, cela m’enlève toute pression. Marina vaque à des salutations mondaines, je zone de droite et de gauche. Je suis détendue. Je trouve Colas et Angélique, une fille qui était au collège avec moi. On parle du concours. Angélique parle beaucoup, elle utilise des mots conceptuels. Je suis surprise et m’éloigne. L’ambiance vernissage se transforme en ambiance club, la lumière se tamise. Je pousse une porte et me retrouve dans un espace plus crusty. Trois métalleux sont assis à une table, ils discutent en finissant une bouteille de punch dans une bouteille en plastique. Je pousse une autre porte et me retrouve à l’extérieur sur une place de village. Quelques voitures sont garées. Je me retourne et remarque que la porte par laquelle je viens de sortir est l’entrée d’un PMU. Je m’approche. Elle est fermée. Je frappe. Un homme métis vient m’ouvrir. Il me laisse entrer, on discute, on rigole. Ambiance total clubbing à l’intérieur. Jean, tout feu, tout flamme, habillé de noir, accourt vers moi. Il est content de me voir, me prend dans ses bras. Il veut me présenter le propriétaire du club qui est derrière le bar. C’est l’homme qui m’a ouvert la porte. On se sourit. Sentiment d’acceptation. Jean me dit qu’il veut me montrer quelque chose. On sort par une nouvelle porte et on arrive sur une petite place sur laquelle se trouve une bouteille remplie d’un liquide jaune un peu dégueulasse. Un pistolet à eau, ultra coloré et ultra grand, surgit dans les mains de Jean qui vise la bouteille en virevoltant. C’est drôle, on s’amuse. On décide quand même de rentrer car le concours nous revient en tête. Lorsqu’on rentre dans le bâtiment, l’ambiance est en effet celle d’un examen, sauf qu’il n’y a personne. On est en retard. Je suis détendue. On cherche où on doit aller et Jean me montre une liste sur laquelle est noté un lieu. Il me dit d’aller dans ce lieu, mais je ne veux pas. Il est important pour moi de trouver mon nom sur une liste. Je rejoins Laurine qui me dit que Colas devrait dessiner dans le livre que l’on doit rendre. Quelqu’un oppose un livre dont les feuilles sont totalement blanches. Je vois ce livre qui se feuillette.
18-03-2023
En altitude, regard plongeant, je vois du thé noir tomber à travers des nuages sombres. Je rejoins le tourbillon de feuilles dans sa dégringolade spiralique et m’étale sur une aile d’avion.
13-03-2021
C’est presque l’heure du couvre-feu, il y a plein de gens dehors qui profitent des derniers instants. J’accompagne Pierre chercher un truc dans une pharmacie-librairie. Au moment de passer en caisse, il y a la file des acheteurs et juste derrière, celle des accompagnateurs, séparées par du ruban de plastique rouge et blanc, et des plots métalliques. Je vais l’attendre au fond, dans un espace rempli d’étagères de livres. Je feuillette un livre de cartographie. Une dame pète-sec m’interpelle « – Jonathan ». Elle est du magasin, et nous précipite Pierre et moi à quitter les lieux. On avance dans les allées de la galerie marchande. Je demande à Pierre s’il a déjà payé 38 euros en pièces de 20 centimes. Nous voilà dans un lit au rez-de-chaussée, près d’une fenêtre donnant sur la rue. À travers des rangées de voitures, sur le trottoir d’en face, je vois un homme et une femme qui s’installent à même le sol. L’homme est assis, torse nu, et sort un énorme sexe. Je dis à Pierre de regarder. La femme commence à être toute excitée et finalement, l’arrivée de piétons calme leurs (h)ardeurs. J’ai peur qu’ils me voient, voyeur.
11-03-2021
Avec mon ostéopathe, je traverse une forêt tropicale humide. Je suis pieds nus. Puis elle me manipule. Je lui confie alors que je suis particulièrement attentif à certaines zones de mon corps ces temps-ci, depuis qu’une amie – ayant démarré une formation d’ostéopathie, et n’en étant encore qu’aux hanches et au crâne – m’a expliqué qu’une “tente de fibres” partait de l’intérieur des tempes jusqu’au sommet de la tête pour tenir le cerveau.
24-03-2023
Je marche cours Gambetta, on va faire une soirée dans la maison de Claire. Elle me sonne. J’appuie sur le bouton dans mon sac. Ça décroche. Mais le récepteur-micro est à 20 mètres de l’autre côté du trottoir dans un boîtier séparé : « – Allô, allô, allô, allô, allô, allô, tu m’entends, tu m’entends, tu m’entends, tu m’entends… j’étais en train de chercher qui a pris ma tablette… graphique, j’ai prêté ma tablette, à qui, je sais plus, j’ai envoyé des textos. – Tu viens toujours ce soir ? – Oui je viens toujours ce soir, je vais essayer de venir pour pas partir trop tôt… euh tard, et je me disais que comme ça puisque la maison est surélevée si jamais y’a une montée des eaux, pratique. » Je rejoins Malika près du café de l’Horloge, on promène la poussette. L’enfant est ronchon. On croise une dame avec une autre poussette, visiblement elle n’en est pas la maman. Les bébés s’ignorent alors qu’on essaye justement qu’ils se captent. La bouche de l’autre bébé est une sorte de pain aux raisins de lèvres avec quelques dents flanquées dans la torsade. « – Waw elle est née avec des dents ! » on dit. « Non, ce sont ses fils de rasoir. » nous répond la dame. « Elle a encore ses fils de rasoir, il va d’ailleurs falloir qu’on lui enlève».