16-04-2021

Je suis avec un groupe de personnes, je ne sais qui. On a besoin de se réfugier dans un loft qui se trouve au dernier étage d’un immeuble. C’est chez François qui nous invite à entrer. Il y a des artistes. Ils viennent de gagner un prix. Ils travaillent dans le show business, et sont un peu pédants. Je ne les apprécie pas vraiment. François est très fier de les accueillir. Il y a aussi une partie de l’équipe du lieu unique. Et le lieu unique au fond, tout sombre, tout vide.

05-11-2020

Janine me conduit en Espagne, une ville sur la côte, au nord, dans sa coupée sport rouge comme un ongle. Je visualise la cartographie, de Cenon à notre point d’arrivée… Morcilla ? Morceguilla ? On voyage dans la Hyundai. On franchit une première montagne dans un rebond vertigineux. On arrive au sommet. On bascule vers une première plaine en contre-bas. La voiture tombe dans le vide, ce qui n’inquiète absolument pas Janine qui fixe droit devant, sereine, souriante. On doit atteindre le sol. Voilà. Le trajet se poursuit. On franchit deux autres sommets de la même façon. Le troisième m’effraie tellement que je… (micro-éveil)… Janine me propose que l’on parte en Espagne, mais il me semble pourtant que l’on a déjà fait ce voyage. Des images de cartographies me reviennent, Cenon, la côte espagnole, une autoroute nommée ici « funéraire » comme un funiculaire funèbre. J’ai un mauvais pressentiment. Cette impression d’une possible cascade fatale, un crash dans la montagne me bloque. Je ne veux pas lui dire oui. Mais, n’y allons pas.

06-10-2021

Assis dans un petit train de touristes, j’avance avec ma famille. On entre soudain à l’intérieur d’un bâtiment tout en roulant. C’est un bar et restaurant. On doit circuler entre les tables ce qui crée pas mal de mouvements et d’agacements parmi les clients. Je suis gêné et réponds à une personne en colère qui doit vite bouger sa chaise pour laisser passer le train « C’est la mondialisation. »

28-03-2023

On est dans un lieu type hangar avec une cour intérieure. Et y a des géants type titans dans snk. Des grands, des moyens, des plus petits. Iels ressemblent a des humain·es mais sont décalé·es, imprévisibles, et peuvent péter un câble d’un coup, pour rien. Genre à un moment y’en a un qui sort du hangar en criant et s’explose tout entier contre un mur, je l’évite de justesse. Après plusieurs micro événements comme ça, je me cache sous une voiture. Et là ! Je vois 2 géantes qui portent C. un peu comme une offrande, et il est tout enfariné de la tête au pied, tout blanc. Mais les géantes le pose délicatement au sol, et il court me rejoindre sous la voiture. Je suis paniqué mais rassuré qu’il soit avec moi, je lui enlève la farine. Puis on déambule dans la ville. On passe par une terrasse de resto, on descend dans les rues qui serpentent, rejoint des gentes puis on va au Comico pour porter plainte. La déambulation est plutôt agréable.

17-01-2025

Dans un grand amphithéâtre aux fauteuils rouges, je suis chargé de tenir le micro de l’invité de Guillaume Erner qui n’est autre que Jean-Marie Le Pen. J’assiste donc de près à toute l’interview. L’horrible papi est sympathique, personne ne lui pose de questions problématiques ni ne lui renvoie d’impressions négatives. Je réajuste la distance au micro, provoquant chez lui un léger recul de surprise. La dernière femme à lui poser une question le fait en marchant vers nous et presque en chuchotant, mais elle semble en colère. Savez-vous combien de temps vit un moustique Monsieur Le Pen ? Quatre heures, douze heures ou vingt-quatre heures ? Le vieux répond sans hésiter, vingt-quatre heures. Ce qui accentue la colère de la dame. Non c’est faux. Oui j’ose dire non ! mais déjà la régie coupe les micros. Je m’adresse alors directement à l’invité. Vous paraissez détendu aujourd’hui, je veux dire, vous êtes beaucoup plus détendu qu’il y a vingt ans. Il y a vingt ans vous étiez très tendu, et tout le monde plutôt détendu. Maintenant c’est tout l’inverse. Ça le fait rire, merde. On part avec des amis acheter une crêpe salée au kebab du coin. J’ai pas si faim, je ne vais peut-être rien commander finalement.

27-11-2022

Sur l’avenue qui longe la Seine à Andrésy nous marchons avec Benjamin. C’est la nuit, la discussion est agréable, animée. Soudain une voix nous interpelle : c’est celle d’une jeune femme aux yeux et cheveux clairs, look de punkette. Depuis sa Renault Espace garée dans le virage après la maison du Moussel, la conductrice a baissé la vitre passager pour nous parler. L’obscurité est profonde, nous ne l’avions pas vue. Je m’inquiète de cette grosse voiture garée tous feux éteints dans ce virage sombre. Mon ami devient un jeune homme au style lui aussi vaguement punk. Il semble avoir rendez-vous avec la jeune femme. Il s’agit de lui acheter une autre voiture, rouillée, presque une épave. Il n’est ni question de carte grise ni d’autres formalités, seulement d’une somme modeste payée en espèces. Bientôt je me retrouve au volant de l’épave avec mon jeune ami. Elle penche d’un côté et de l’autre. Assez vite, je me gare sur un terrain vague pour lui passer le volant. Il se rend compte de l’état de la voiture et décide de faire demi-tour pour retrouver la punkette. Nous la rattrapons rapidement. Elle marche vers le centre-ville. Mon ami veut annuler la transaction.

16-04-2021

Tout près de la fenêtre de mon appartement au 4ème étage de la rue du cancera, j’entends une conversation inhabituellement proche. Je me penche pour regarder. Il y a une crue vraiment spectaculaire, l’eau est montée jusqu’à la rigole de zinc de mon étage et le courant est calme. Le ciel est bleu. Il fait doux. Les voix que j’entendais sont celles de deux personnes qui discutent tout en dérivant vers la Garonne sur un radeau minimal semblable à une porte. J’ai peur que l’eau monte encore et entre en débordant par mes fenêtres. En m’imaginant les trois étages de ville engloutie, si paisibles malgré la catastrophe en cours, je déplace mes livres pour les protéger d’un dégât qui approche. L’eau qui commençait à s’infiltrer par ma moquette en un bruit pétillant cesse de transpercer. L’écume se dissout. Le niveau baisse brutalement et l’on voit réapparaître jusqu’au second étage. Un fourgon est coincé sur un balcon de l’immeuble d’en face. Des ouvriers se demandent comment ils vont gérer tout cela. La décrue se poursuit, lentement.

23-04-2021

Je suis dans la librairie de François. C’est aussi un disquaire et une salle de concert. Je connais cet endroit. François m’accueille. J’arrive d’un grand périple lors duquel j’ai traversé des collines ainsi qu’une île. On discute, il me présente son amie. Puis il s’en va. Je sors devant chez lui et je croise Thierry et quelqu’un d’autre. Je décide d’aller faire un tour. On est dans les pentes de la Croix-Rousse. Les ruelles sont très étroites, remplies d’échoppes et de gens. Je décide de passer au-dessus de la ville qui se dessine en contrebas. Je veux faire une boucle en passant par la rue Burdeau et en revenant vers la rue Leynaud. Je connais ces pentes, ces rues, ce tour. Je commence à marcher quand je me rends compte que je n’ai pas fermé la porte de la grotte de François. Je fais demi-tour. François est rentré. Je lui dis que je viens juste de sortir. Il le sait déjà, il n’y a aucun souci. On prend des nouvelles l’un de l’autre. Nous fermons la grotte, François me dit qu’il travaille surtout dans son appartement. Son amie arrive.

19-03-2023

Au cinéma Le Dietrich, je dois préparer une performance autour d’un travail déjà fait, la « Rivière au Sud ». Le directeur est Samuel de la Résidence Kennedy. Je suis terriblement en retard, je ne sais même plus à quoi ressemble le montage qui doit être projeté durant la performance, et j’ai l’intime conviction qu’il faut le retravailler. La performance est à 21h après la diffusion du film « El Varon », qui passe à 19h. Je sors de la séance précédente où j’y performais « Remonte et Cours » à 17h. De cette performance je ne me souviens que des sièges de la salle, avec l’éclairage tout particulier du projecteur. Je dois faire un atelier avec des mômes avant la performance. Ça va être tendu. Je monte au deuxième étage chercher du matériel, papier coloré, via un ascenseur tout miteux, style monte-charge. Il y a de grandes étagères en métal avec des chaines qui pendent style Silent Hill. Je farfouille, je farfouille. Samuel me rejoint et m’aide à trouver les fameux papier colorés. Je pense toujours au montage que je dois faire pour l’autre performance. Aucun souvenir des rushs que je dois utiliser, le cauchemar. Je pense y mettre un pingouin. J’ai aussi envie d’aller voir les autres étages au-dessus puisque j’ai un ascenseur à dispo, mais y’a le taff. Je redescends par des escaliers tout blancs. Les mômes des Couronneries sont dans l’accueil et font un bordel de fou. On sort pour se diriger dans une salle dans le bâtiment d’à côté. Dehors c’est ambiance « À tombeau ouvert » de Scorcese, en tout cas New-York avec fumées et lumières colorées. On fait l’atelier sur un présentoir sans entrer dans le bâtiment. Des dinosaures colorés. Je pense encore à mon montage et je sors mon ordi pour le travailler à coté tout en disant « c’est bien, c’est bien » aux gamins. On entend un grand son, une porte claque. Samuel sort dans la rue avec la gueule en sang. Une ambulance arrive, et on galère de fou pour faire rentrer un brancard trop grand dans la camionnette. On finit par découper le brancard avec une scie circulaire. Les gamins adorent les étincelles qui sortent de cet atelier qui passe de découpe de papiers à découpe de brancard. On arrive à enfourner Samuel dans l’ambulance. Tout le monde monte à l’intérieur et on file. Je regarde par la fenêtre derrière le camion, le cinéma, pas de performance et le reste de brancard dans la rue enfumée avec un feu rouge.

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