15-05-2021
Dans un appartement dont les fenêtres sont camouflées par des tissus, rideaux, stores, on regarde la projection d’une image de paysage sur le mur, avec un petit groupe dont une dame à cheveux gris et lunettes. On regarde la façon dont le soleil rentre malgré tout dans la pièce, se projette çà et là, se mêle à l’image de paysage. Ceci doit nous donner le résultat d’un sondage que l’on cherche encore à interpréter. Je remarque que les lignes ont bougé pour l’UMP par rapport à ce matin. La fenêtre à gauche est plongée dans l’ombre mais une fenêtre se reflète désormais à droite, sur le tissu du canapé.
21-10-2023
Mon tram est remplacé par un bus. À l’intérieur plein de sièges trop près les uns des autres (comment passer ?) et d’autres places immenses. Je choisis une place immense. Dedans, des étudiants de tous les pays. À côté de moi, un type métis doit avoir un crush sur moi (non réciproque). Il commence à jouer de la musique de vibrations labiales sur le haut de ma tête. Je me dis « technique de la musique crânienne ». Un étudiant passe faire un sondage des provenances. From where bla-bla-bla… Après avoir remballé mon voisin musicien, et entendu deux trois personnes répondre au sondage, je fais une blague à voix haute « I’m visiting Pessac and I am from Bordeaux ». Tout le monde m’a entendu, mais ça ne fait rire personne. Tant pis, le flop, je comprends que pour tout le monde ici Pessac s’appelle Bordeaux… Me voilà attelé à l’avant du bus. Je le tracte en courant, si bien qu’il roule aussi vite qu’un bus lambda. Parfois je repose mes pieds sur le pare-brise, j’ai un peu peur d’être écrasé, de basculer en dessous. On double un vélo.
13-03-2021
C’est presque l’heure du couvre-feu, il y a plein de gens dehors qui profitent des derniers instants. J’accompagne Pierre chercher un truc dans une pharmacie-librairie. Au moment de passer en caisse, il y a la file des acheteurs et juste derrière, celle des accompagnateurs, séparées par du ruban de plastique rouge et blanc, et des plots métalliques. Je vais l’attendre au fond, dans un espace rempli d’étagères de livres. Je feuillette un livre de cartographie. Une dame pète-sec m’interpelle « – Jonathan ». Elle est du magasin, et nous précipite Pierre et moi à quitter les lieux. On avance dans les allées de la galerie marchande. Je demande à Pierre s’il a déjà payé 38 euros en pièces de 20 centimes. Nous voilà dans un lit au rez-de-chaussée, près d’une fenêtre donnant sur la rue. À travers des rangées de voitures, sur le trottoir d’en face, je vois un homme et une femme qui s’installent à même le sol. L’homme est assis, torse nu, et sort un énorme sexe. Je dis à Pierre de regarder. La femme commence à être toute excitée et finalement, l’arrivée de piétons calme leurs (h)ardeurs. J’ai peur qu’ils me voient, voyeur.
23-04-2021
Je suis dans la librairie de François. C’est aussi un disquaire et une salle de concert. Je connais cet endroit. François m’accueille. J’arrive d’un grand périple lors duquel j’ai traversé des collines ainsi qu’une île. On discute, il me présente son amie. Puis il s’en va. Je sors devant chez lui et je croise Thierry et quelqu’un d’autre. Je décide d’aller faire un tour. On est dans les pentes de la Croix-Rousse. Les ruelles sont très étroites, remplies d’échoppes et de gens. Je décide de passer au-dessus de la ville qui se dessine en contrebas. Je veux faire une boucle en passant par la rue Burdeau et en revenant vers la rue Leynaud. Je connais ces pentes, ces rues, ce tour. Je commence à marcher quand je me rends compte que je n’ai pas fermé la porte de la grotte de François. Je fais demi-tour. François est rentré. Je lui dis que je viens juste de sortir. Il le sait déjà, il n’y a aucun souci. On prend des nouvelles l’un de l’autre. Nous fermons la grotte, François me dit qu’il travaille surtout dans son appartement. Son amie arrive.
11-11-2021
Vers La Brède, Langon, je suis la ligne bleue d’un GPS. À un rond-point, j’ai du mal à comprendre quelle direction je dois prendre. J’essaie la seconde sortie, la troisième. Finalement c’était la première. J’arrive après un trajet étonnement sinueux à destination. Il doit y avoir une erreur. Je cherchais une gare mais me retrouve entre des maisons, des clôtures, des baies vitrées. J’échange quelques mots rapides avec les habitants et repars sous un petite pluie.
15-04-2021
Déambulant lentement dans une queue vers la caisse d’une épicerie chinoise, j’aperçois un vase à 492 euros. Ça me paraît vraiment exagéré. Mon professeur d’arabe fait partie des clients. Il est proche de la caisse et regarde lui aussi des articles tout en avançant. Il tombe sur Le livre des réponses. Je suis au niveau d’un poteau carré sur lequel la sculpture en bois de trois visages africains est accrochée. Mon professeur pose une question à une première personne, juste devant lui. Tout en feuilletant le livre sans le lire, l’homme crépu répond “Mohamed”, ce qui prouve que le livre fonctionne. Puis mon professeur s’adresse à moi, me proposant de poser une question devant tout le monde. Je n’ose pas vraiment. Il explique alors de vive voix qu’il fait partie de ma vie (sa façon de dire qu’on se connaît). Il précise “Pose une question… raciale” et donne l’exemple de mes liens familiaux “une question sur tes racines ivoiriennes-libanaises”. Je réponds que je peux essayer mais que c’est difficile à formuler. Je pose la question, par saccades “Est-ce que Téta, ma grand-mère, a déclaré la naissance de mon père au Liban ?”
21-12-2022
Je sors d’un hangar. Pour poursuivre mon chemin, je dois passer par une sorte de plateforme, une rampe semblable à un toboggan vu d’en bas, mais si incliné qu’elle finit carrément à la verticale. Il y a deux grands-mères qui s’apprêtent à faire la même escalade que moi. Ça m’inquiète pour elles. J’entends « Lucida a beau être vieille, elle est très agile ». Je passe quand même le premier, pour les dissuader si jamais ça me paraissait insurmontable. Arrivé dans la partie très inclinée, je manque de leur dégringoler dessus. « Non, mais vraiment, Lucida en est capable ». Alors je laisse les deux mamies me passer devant, en me disant que je pourrais leur faire une parade, retenir leur chute, si jamais.
09-03-2022
L’étal d’un vide-grenier. Un gentil marchand. Sur son stand, je prends un objet pour un appareil photo… focale fixe, 16 mm, plein format, très grand angle… c’est une radio-cassette… comment j’ai pu confondre ! Elle doit dater des années 80 90. Du côté du vendeur, une frise de quelques morceaux de céramique, motif bleu et blanc et fausses craquelures. L’un de nous (le marchand, une autre personne ou moi-même) manipule l’un des carreaux qui alors se craquèle véritablement. Agrietarse ! Je suis ennuyé… Le marchand me l’assure, ce n’est pas grave.
01-12-2021
Des images d’une émission de zapping défilent. L’enchaînement se conclut sur cette séquence : une femme a un triton qui lui descend sur la figure. Et tout en passant sur son front il pond. On voit un œuf de gélatine dans lequel on aperçoit un petit triton ou salamandre ou têtard tout englué. Des commentaires se font entendre Oh mon dieu tu as tellement de chance ! Mon dieu un triton t’a pondu sur la gueule ! Waw mon dieu tu te rends compte ? Quelle chance !