01-03-2023

Je suis en consultation chez le médecin. Allongé sur la feuille de papier jetable, sur la table de consultation. Et sur le départ. Le médecin me tend un flacon d’huile essentielle de pensée sauvage. Déjà entamé mais il me le donne. Il en reste assez pour moi. Il est écrit 17.36 sur l’emballage, c’est peut-être le prix. « Et qu’est-ce que je vous dois pour la consultation ? » En me tenant la porte il répond « Pas le temps maintenant, mais je m’en occuperai plus tard, je vous enverrai ça. »

08-04-2023

Je suis en haut de la tour Kennedy à Poitiers. Les toits sont remplis d’antennes. Je suis sur un chantier pour la mise en place d’une exposition d’art contemporain. Je suis au bord du toit et j’installe les enceintes pour de la diffusion de son. L’exposition traite du son. Je trébuche sur un fil et les enceintes chutent du 13ème étage. J’entends les cris en contrebas. Les enceintes sont à mi-chute, je décide de sauter dans le vide pour rattraper mon erreur. Je m’évanouis mais j’entends juste des gens se faire écraser par une multitude d’enceintes, amplis et tout autres objets. Je sens que je m’éclate en bas et me réveille, une première fois. Puis, je chute et tombe indéfiniment avant de me réveiller, plusieurs fois.

28-05-2021

Vers la route de Toulouse, j’emprunte un rond-point à vélo et à contre-sens en direction de Bègles, dans des petits dédales de rues. Je m’arrête devant un mur public en parpaings gris, et j’appelle la mairie. Une femme me répond « Monsieur M, monsieur vous devez être surpris que je vous réponde comme ça, justement j’étais sur votre dossier, vous vous demandez où ça en est ». Je commence à escalader le mur devant moi, vertigineux, tout en poursuivant la conversation dans un périlleux appel main-libre, étouffant mes efforts au maximum pour ne par intriguer mon interlocutrice. Je lui précise que j’appelle car je suis passé pour une histoire de carte d’identité. Je chevauche la crête du très haut mur, angoissant d’une possible chute, mais me dirigeant vers une descente encore plus périlleuse. « Il y a eu un problème de graphie lorsque ma collègue a recopié votre date de naissance, vous êtes bien né en 1997 ? – Non, en 1987. – Ah mince ». Je poursuis, m’accrochant des deux mains en me contractant pour descendre lentement le long d’un pan de 2,30 mètres environ, surplombant un vide de plus de six mètres. Je me dis que ce serait tragi-comique de tomber et de mourir à cet instant, au moment même où je parle avec une employée municipale de mes papiers d’identité et de ma date de naissance.

30-04-2021

Je suis dans une école des beaux-arts. Plusieurs personnes se promènent. Il y a un air de fête. Je rencontre Nico et Chloé. On zone avec d’autres personnes. Il y a un garçon métis, il me plaît. Des portes s’ouvrent et se ferment. Je me retrouve dehors, dans une ville de vieilles pierres, avec Lucile. La ville monte et descend. Elle est faite de contreforts, d’arches, de vieilles ruelles en pierres. On déambule. Il y a beaucoup de gens dans les rues. On s’assoit sur un mur de pierre taillé en siège pour regarder la ville. Je me hisse. Puis je me retrouve à la terrasse d’un café avec Nico et Rita. Nico m’annonce que Rita est ma fille. Je suis surprise mais j’accepte. Rita fait la timide. Elle se dandine, ne s’approche pas trop de moi. Puis Chloé arrive. À ce moment, même si il y a eu un doute auparavant, tout est finalement clair : c’est elle la maman de Rita. On va à la mer. Il nous faut descendre un petit chemin très escarpé qui se sépare en sentiers qui accèdent à la mer. On est plusieurs, chacun-e emprunte des chemins différents pour descendre. Je montre un chemin à quelqu’un puis j’en emprunte un autre. Je suis avec Chloé, on arrive en premier au bord de l’eau. L’endroit est magnifique. D’un côté, c’est la mer, turquoise, avec de belles vagues, et de l’autre, l’eau forme une rivière. On se déshabille et on va nager.

08-03-2023

Je suis invité à participer à un festival de musique électronique à l’église Saint-Eustache à Paris. Le public est déjà là mais ne s’attend pas à ce que le concert commence. J’attaque. Une pièce très virtuose jouée à l’orgue. La tribune est décentrée vers la gauche de la nef et communique avec l’extérieur. Plusieurs consoles de cinq ou six mètres de haut en forme de demi-cercles ou de polygones abritent de nombreux claviers, des synthétiseurs, des machines. Elles sont placées sur roulettes et chaque artiste pourra déplacer sa console dans la nef pour sa prestation. Malgré leur taille imposante elles peuvent rouler très facilement. Elles me font penser aux premiers synthétiseurs qui occupaient des meubles entiers, bien plus hauts que les ingénieurs qui les manipulaient.

06-04-2023

Confus, je traverse la ville de Nantes qui ressemble à Rennes. Les grandes places et les grands boulevards s’enchaînent dans l’ambiance d’un soir d’été. De temps à autre il y a des petits groupes de manifestants sur ces places et dans ces avenues. Des petits cortèges d’une trentaine de personnes. Je vois des amis un peu plus loin sur la place après la prochaine avenue. Durant la traversée de cette avenue il y a un groupe de manifestants qui est nassé sur un large trottoir du côté droit de la rue dans le sens de ma marche. Les flics qui les poussent les font avancer dans ma direction. Je ralentis pour me caler sur leur rythme. Et tout en repoussant ce petit cortège sur le large trottoir, les casqués obligent les manifestants à retaper ce même trottoir, à enlever les pavés, recouler du ciment, et remettre de nouveaux pavés qu’ils leur donnent en queue de cortège, le tout copieusement arrosé d’insultes. Ces insultes deviennent des cris d’agacement. Des cris d’agacement pour une raison simple. Le ciment n’a absolument pas le temps de sécher quand vient le tour des flics de marcher sur ce trottoir trop neuf. Leurs grosses bottes écartent les pavés fraîchement posés pour ensuite s’engluer, trébucher et chuter ridiculement entraînant par effet domino la chute d’autres flics. Malgré les déroutes, il sont suffisamment nombreux pour poursuivre cette action de rouleau compresseur de la voie publique le moins efficace de la planète. Cependant il y a quelque chose de fascinant dans cette persistance masochiste et dans les visages hébétés des flics de tête de cortège qui ne peuvent que constater que les flics de queue de cortège tombent comme des playmobils. Le temps d’arriver à la prochaine place, mes amis sont partis. Tant pis on continue le chemin jusqu’à se rendre chez Virginie pour prendre un café. Quand j’arrive, Virginie me montre un objet plat en forme de demi cercle. Cet objet s’ouvre comme un livre et je découvre alors un jeu d’échecs Pokémon. Le seul pion que je distingue est un Pikachu avec une couronne. Virginie me demande de ramener ce jeu chez moi pour un autre ami qui l’avait laissé traîner chez elle. Je retourne dans la rue pour rentrer chez moi.

26-08-2020

Avec ma sœur, nous sommes dans la cour de notre ancienne maison à Talence, rue Marie. C’est une sorte de long chemin étroit en forme d’éclair. Ma sœur m’entraine vers le portail pour une histoire de poubelle, à sortir ou à rentrer… Arrivées au portail, nous sortons, et devant le rideau du garage voisin, une demi-douzaine d’amis aux visages inconnus sont attroupés comme un chœur de chorale. Ce sont des gens qui me sont chers. Ils sont tout sourire et me chantent une chanson d’anniversaire. Je suis trop contente.

26-04-2021

Je suis en équipe. On se déplace dans la nature. On voyage en camion et à pied. On est beaucoup. Il est question d’organiser une teuf. On trouve un campement. C’est un pré, bordé d’arbres dans le fond. Une rivière coule derrière les arbres. Le pré ressemble à l’arrière de la maison de mes parents. Tout le monde se prépare à s’installer. Pierre est ici. Il conduit un grand camion bleu dans lequel il dort. Chacun-e vaque à ses occupations. L’extérieur se transforme en intérieur. On attend. Il y a beaucoup de chambres, beaucoup de lits. L’heure est au repos. Une première nuit se passe. Lorsqu’on se réveille, on est toujours dans l’attente. On prépare de quoi manger. Il y a beaucoup d’aubergines, mais il manque du pain. Quelqu’un sort des miches de je ne sais où et tout le monde est rassuré. Je n’ai pas besoin de faire de riz. Arrive de nouveau l’heure de dormir. Je me dirige vers ma chambre éphémère mais Marine Le Pen dort dans mon lit. Elle me tutoie. Moi, je la vouvoie puis je me dis que je peux, que je dois la tutoyer, c’est dans les usages du groupe. Elle est déjà allongée, je cherche une autre chambre. Je déambule dans des couloirs qui sont situés dans un espace semi-intérieur, semi-extérieur. Je croise des personnes dont deux femmes qui ont trois petites filles. L’une des femmes a un grand bonnet de lutin. Ses deux petites filles ressemblent à des poupées. L’une a les cheveux violets, elles ont des bottes de pluie colorées et font demi-tour car l’une d’elle a oublié de laver ses bottes ou ses cheveux. Je continue à marcher avec les femmes. J’arrive dans une chambre au fond d’un couloir. Olivier est dans la chambre. Il est super mal, il n’a pas dormi. Moi non plus, lui dis-je. Il commence à compter mes heures de sommeil pour comparer sa fatigue et la mienne : 3, 4, 5… Je trouve ça stupide. Je ne bataille pas. Puis on doit ranger la chambre. Ses parents arrivent. Il y a une chambre et une antichambre. Le père d’Olivier s’occupe de la chambre avec Olivier. Il se met tout nu pour ranger. Je reste avec la mère d’Olivier. Elle est très jeune. On discute, c’est chouette. Olivier vient nous interrompre en chouinant. Sa mère va ranger la chambre avec son fils et son mari. Je ne sais pas trop quoi faire. Je plie une couette et un polochon, puis je les range dans un placard, c’est un placard très profond dans lequel se trouvent déjà plein d’objets. Je suis surprise. Je marche, de nouveau accompagnée de quelques personnes. Il y a la femme qui porte un chapeau de lutin, accompagnée de deux autres filles, et deux garçons. On marche dans une ville que je connais. On est sur la route principale. Des arbres et des pierres la bordent. C’est une promenade agréable, sans voiture, sans béton. L’un des garçons, qui ressemble à Yoann mais qui s’appelle Greg, aimerait prendre un autre chemin, le long d’une rivière, mais l’une des filles a déjà commencé à emprunter le chemin initial. Je le préfère. Il monte, on aperçoit des pierres, encore et toujours, et un stade. 

29-03-2021

On entre dans une maison avec ma sœur pour y transmettre un chat roux clair à une femme, déjà en présence de deux chats. Elle a un distributeur de croquettes en bandoulière. Elle leur distribue d’une façon très professionnelle, en restant debout sans toucher ni les croquettes ni les chats avec les mains. La maison est vide d’éléments domestiques. Elle verrouille la gueule du chat roux juste avant qu’un homme entre et le récupère gentiment. Je leur souhaite une bonne mission, à l’homme et au félin, pensant que cette maison héberge et protège des chats qui accompagnent des hommes « sur le terrain ». L’homme, avec le chat dans les bras répond « ma mission du moment, c’est le weekend ».

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