29-05-2021

Avec Camille, on vide le coffre d’une voiture de bouteilles de bières vertes et vides mises dans des sacs. Un policier surgit sur le parking et surprend un dealer de shit juste à côté de nous. Je trouve ça injuste, mais on continue, sans rien dire. On grimpe dans le bâtiment parking + métro + RER à deux pas, avec Camille et Aïsha. En haut, avec Pierre on dit au revoir à Louis, et on rentre vers Bobigny. Je me dis qu’on aurait pu prendre le RER 4. Pierre m’explique “Entre ces deux arrêts-là ça s’agite tellement que les accordéons en caoutchouc m’ont déjà pincé les épaules !” Je lui dis que ça m’est aussi déjà arrivé, ça fait super mal.

15-03-2021

Je sors de l’immeuble, là où j’habite, à Mérignac. En face de mon immeuble, il y a juste devant le hall d’entrée un grand chêne américain. Je le vois depuis mon balcon au 7ème. Il s’incline pour que je le caresse. Je lui caresse les branches, les feuilles. Je vois qu’il est heureux car je lui donne de l’affection, il est content de partager avec moi. Moi aussi je suis contente. Quelqu’un sort du bâtiment, et sans faire attention, lui coince quelques branches dans la porte d’entrée de l’immeuble. Ça pince l’arbre, ça le stresse, ça l’angoisse. Je le calme. Je lui explique tranquillement que je vais l’aider. « Ne vous inquiétez pas ». Je lui sors ses branches de là. Il se redresse, tout doucement. Il retourne dans sa position verticale, car il s’était plié de plusieurs étages pour me dire bonjour.

16-03-2023

Je vais à l’épicerie dans un troisième lieu. C’est la première fois que je vois cette boutique. Le grand kebab est toujours là. Au moment où je vais entrer, un homme incompréhensible entre aussi. Il tombe par terre et vomit. Tout le monde panique, et j’appelle le 15. Je ressors du magasin.

09-05-2021

Je traverse des rues en roulant à vélo, en altitude. Il y a beaucoup de relief, je prends quelques virages dans l’est de la France. Je me dis que Pierre a raison. Ça va vite, l’effort n’est pas insurmontable. Je passe sur un terrain de gravier qui se prolonge par une route très pentue. J’entre dans un tunnel spécial. Des véhicules sont garés, c’est un parking-ascenseur. Un homme m’aide à me faire une place en déplaçant une rangée de vélo-barrières.

27-03-2023

Au courrier du jour je reçois une enveloppe kraft qui contient juste 4 photos polaroïd. Elles présentent toutes les éléments d’un même lieu : un lac de la région qui m’est alors familier. Je les inspecte avec beaucoup de soin puis je découvre un message au dos d’une des vues : it’s time for her to wake up. J’aligne alors les images sur la table et je me retrouve immédiatement sur place. La nuit tombe je vois une silhouette qui avance dans le crépuscule. Je ne sais pas si c’est moi, cette personne qui ne me ressemble pas et que je vois comme si j’étais sorti de mon corps, ou bien si c’est un autre. Ce questionnement irrésolu provoque en moi un profond malaise. À mesure que l’on chemine, les lieux me semblent de plus en plus étranges. L’atmosphère est électrique. Je suis fasciné par la lumière et les couleurs irréelles et je ne ressens aucune crainte malgré la pénombre qui nous gagne peu à peu. Tandis que je/nous progressons, une lueur rouge nous accompagne et nous guide. Sa présence est rassurante c’est presque comme s’il s’agissait d’une entité qui nous ouvre la voie. Sur la berge, je finis par trouver un monticule sur lequel un serpent mort a été placé pour former le chiffre 9. C’est le signe que nous cherchions. On creuse alors le sol et on ne tarde pas à découvrir de curieux cristaux luminescents. Leur lueur m’envahit et me traverse. Soudain le sol tremble le vent souffle violemment, le ciel change de couleur à plusieurs reprises. Un grondement assourdissant emplit les lieux. Je suis brutalement réveillé par un hurlement rauque. C’est moi qui crie !

27-04-2021

Voyage avec Cécile. On est dans un avion qui ressemble à un aéroport. Il y a des gens, des lumières, des couloirs. Cet aéroport se déplace. Puis on arrive dans un autre aéroport. On doit se changer. Je prends une douche mais je n’ai pas toutes les affaires dont j’ai besoin. Je n’ai pas de chaussettes et je me rends compte qu’il ne nous reste pas beaucoup de temps. Heureusement, Cécile a packé ma valise. On se dépêche mais on rate l’avion. Alors on marche. On s’arrête dans une ville, puis chez chez André. L’appartement est tout petit, il contient beaucoup d’objets qui sont tous un peu sales. Une grande télé est toujours allumée. Des bandes dessinées traînent sur des vieux meubles. Ça sent la dépression… Puis on est transportées au Japon dans une sorte de vente aux enchères de mangas. Il y a une trentaine de personnes. Un homme présente une collection. La série a l’air super. De nouveau, on est dans une sorte de hall d’aéroport. Quand l’homme termine de présenter ses bandes dessinées, l’assistance sort. Je sors en même temps que les autres personnes, puis décide d’entrer de nouveau. Cinq personnes sont restées et discutent avec l’homme qui est sur le point de remettre des prix. Il me voit, me demande ce que j’ai pensé de la série qu’il a présentée. Je réponds avec enthousiasme et il me donne la pile de mangas qui se trouve devant moi. Il me donne aussi des dessins originaux. Toutes les personnes qui sont présentes reçoivent les mêmes BD et des originaux différents. Je perds malheureusement une partie des miens. Les originaux sont en mandarin, ils comportent aussi des signes géométriques abstraits. Je pars et rejoins Cécile. Nous poursuivons notre voyage, en voiture cette fois. La voiture est une belle décapotable rouge. On est aux États-Unis. Les mots Los Angeles, Chicago défilent dans ma tête. On traverse une ville, c’est une ville avec plein de ponts.

19-06-2021

Un grand trajet, très rapide, par des bus de pensées, de Saint-Médard-d’Eyrans à Talence, en passant par Villenave-d’Ornon, la route de Toulouse, des départementales, jusqu’à ce que j’entre dans un parc assis sur mon vélo. Le sol est en gravillons blancs. Je suis avec d’autres personnes à ma gauche, également à vélo. Je réalise soudain que je rêve et suis suffisamment engourdi pour ne pas m’éjecter et dissiper la scène. Je n’arrive pas bien à voir les gens à côté de moi ni le ciel et me concentre alors sur mon pédalier, mes jambes et le sol. Je décide de m’envoler. J’accélère et je cabre. Après deux ou trois essais infructueux mon vélo décolle. Ça ne va pas bien haut. Je m’accroche au guidon. La roue avant est plus haute que la roue arrière, ça penche.

07-10-2023

C’est un spectacle d’arbre de Noël. On est plein, tout un public dans un auditorium. Moi, je suis sur un podium rond en moquette sombre parmi les sièges du premier rang, tout près de la dame ondulée rousse qui commence à chanter. C’est un jeu télé presque. Elle fait sa timide, bien que sa chanson monte en intensité. Moi je me redresse, je pointe un doigt en l’air et je me déhanche. C’est comme si je lui piquais la vedette. Je suis étonné de me sentir si désinhibé. Je regarde un peu les visages autour. La chanson se déploie encore, elle aussi quitte enfin sa zone de timidité. J’aperçois sa petite fille de cinq ou six ans assise dans un fauteuil qui regarde sa maman fixement, tellement fière.

23-04-2021

Dans le couloir d’un aéroport, j’aperçois Tiphaine sur un écran. Nous commençons alors une conversation. J’attrape une boîte en carton Air France disposée derrière moi sur une étagère de goodies. Je l’ouvre et y découvre deux têtes en latex perruquées dans un filet de nylon. L’une d’hôtesse de l’air, l’autre de stewart. Je me cache de la caméra et de l’écran, le temps d’enfiler le visage de l’hôtesse sur le mien, même si je ne parviens pas à bien le déballer. Je réapparais à l’écran, super fier de ma blague, mais c’est déjà l’heure que j’y aille pour ne pas être en retard. Bisous Tiphaine.

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