29-05-2021

Avec Camille, on vide le coffre d’une voiture de bouteilles de bières vertes et vides mises dans des sacs. Un policier surgit sur le parking et surprend un dealer de shit juste à côté de nous. Je trouve ça injuste, mais on continue, sans rien dire. On grimpe dans le bâtiment parking + métro + RER à deux pas, avec Camille et Aïsha. En haut, avec Pierre on dit au revoir à Louis, et on rentre vers Bobigny. Je me dis qu’on aurait pu prendre le RER 4. Pierre m’explique “Entre ces deux arrêts-là ça s’agite tellement que les accordéons en caoutchouc m’ont déjà pincé les épaules !” Je lui dis que ça m’est aussi déjà arrivé, ça fait super mal.

12-03-2021

Une fille siffle un h/appeau étrange, face à un mur / colline / rambarde / falaise. Elle doit avoir perdu un oiseau. Plus loin je n’entends déjà plus le son de ce/t h/appeau. Mais un chien aboie, plus loin encore. Lui doit l’entendre. Le long de cette rue, de plus en plus urbaine, je monte-descends. Une voiture de filles ne me cède pas la priorité à une intersection, et va finalement se garer à peine plus loin dans un parc / espace vert, trajet de cinquante mètres.

15-05-2021

Dans un appartement dont les fenêtres sont camouflées par des tissus, rideaux, stores, on regarde la projection d’une image de paysage sur le mur, avec un petit groupe dont une dame à cheveux gris et lunettes. On regarde la façon dont le soleil rentre malgré tout dans la pièce, se projette çà et là, se mêle à l’image de paysage. Ceci doit nous donner le résultat d’un sondage que l’on cherche encore à interpréter. Je remarque que les lignes ont bougé pour l’UMP par rapport à ce matin. La fenêtre à gauche est plongée dans l’ombre mais une fenêtre se reflète désormais à droite, sur le tissu du canapé.

22-10-2021

Me voilà tel un vieil homme dans le désert. Je suis saisi Ah ! j’ai du sang dans la tête, j’ai mal. Je conclus. Voilà, c’en est fini. Alors je cherche une dernière posture. M’allonger… sur quels rochers ? Sur quel sable ? Un peu de confort et de réconfort, se détendre, se laisser partir, détendu…

27-03-2023

Au courrier du jour je reçois une enveloppe kraft qui contient juste 4 photos polaroïd. Elles présentent toutes les éléments d’un même lieu : un lac de la région qui m’est alors familier. Je les inspecte avec beaucoup de soin puis je découvre un message au dos d’une des vues : it’s time for her to wake up. J’aligne alors les images sur la table et je me retrouve immédiatement sur place. La nuit tombe je vois une silhouette qui avance dans le crépuscule. Je ne sais pas si c’est moi, cette personne qui ne me ressemble pas et que je vois comme si j’étais sorti de mon corps, ou bien si c’est un autre. Ce questionnement irrésolu provoque en moi un profond malaise. À mesure que l’on chemine, les lieux me semblent de plus en plus étranges. L’atmosphère est électrique. Je suis fasciné par la lumière et les couleurs irréelles et je ne ressens aucune crainte malgré la pénombre qui nous gagne peu à peu. Tandis que je/nous progressons, une lueur rouge nous accompagne et nous guide. Sa présence est rassurante c’est presque comme s’il s’agissait d’une entité qui nous ouvre la voie. Sur la berge, je finis par trouver un monticule sur lequel un serpent mort a été placé pour former le chiffre 9. C’est le signe que nous cherchions. On creuse alors le sol et on ne tarde pas à découvrir de curieux cristaux luminescents. Leur lueur m’envahit et me traverse. Soudain le sol tremble le vent souffle violemment, le ciel change de couleur à plusieurs reprises. Un grondement assourdissant emplit les lieux. Je suis brutalement réveillé par un hurlement rauque. C’est moi qui crie !

20-07-2023

Melvyn, doctorant métis antillais, fait une présentation dans une grande salle un peu vide de l’EHESS. Il y a peu d’étudiants pour l’écouter, c’est un peu entre-soi. Il étudie une petite diaspora, en particulier leur langue et explique beaucoup de choses subtiles à ce sujet. Curieusement il ne veut pas dire d’où vient cette communauté ni dans quelle ville européenne elle vit. Certaines images qu’il projette, notamment la vue aérienne d’une place ancienne avec un bâtiment moderne, permettent de déduire qu’il s’agit de chrétiens orthodoxes d’Éthiopie. Melvyn montre ensuite les vidéos d’un quartier qui abrite une communauté orthodoxe, des Russes et des Arméniens. On le comprend à la forme d’une église et aux caractères cyrilliques sur certains bâtiments. Puis c’est la soutenance de thèse de Melvyn. Maria et moi sommes le seul public. Les tables sont alignées dans une disposition de salle de classe. Chauve, grosse moustache, grosses lunettes rondes, l’assesseur est assis face à Melvyn. Il ressemble à un intellectuel des années 1970 ; probablement un linguiste ou un ethnologue. La soutenance n’est pas très formalisée. Il est le seul membre du jury. Il est bienviellant. Pourtant, lorsque le doctorant commence à parler de la langue de cette population, l’assesseur se rend compte qu’il lui manque des bases très élémentaires, comme le verbe « lire », dont il ne connaît pas la traduction.

16-04-2021

Je suis dans un espace sauvage, bordé d’arbres. Quelqu’un me dit qu’il faut rentrer. Ça m’est impossible car Katu est ici. Il est redevenu sauvage et court très vite avec d’autres chats. Je les vois filer dans tous les sens. La nuit tombe. Katu passe à côté de moi, je tends les bras et arrive à l’attraper. Je l’approche de moi en le cajolant. Il est tout maigre.

06-10-2021

Un garçon essaie de démarrer son vélo électrique au début du cours Victor Hugo. Il doit s’assoir à l’arrière après avoir posé son pied sur une sorte de batterie installée au niveau d’un chariot. Puis se tracter vers la selle, un pied en équilibre. N’y arrivant pas il demande de l’aide à un petit groupe de gens pas loin de moi.

06-11-2020

J’arrive pour prendre une douche dans les douches publiques. Une dame m’accueille et me dit d’aller vers la cabine qu’elle me désigne. Elle me demande de ne pas utiliser mon propre savon à cause du virus. Le temps de me laver, la cabine est devenue une grande pièce. J’oublie mon téléphone sur une chaise en partant.

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