22-02-2024

Un ouvrier a fait un malaise. Je sors d’un ascenseur, il est allongé au sol devant moi dans la longueur du couloir. Je m’approche de lui et vérifie son état, il est conscient mais complètement sonné. « Je vais vous amener de l’eau, du sucre, vous êtes tombé dans les pommes. » Ça le fait sourire. Il me demande difficilement et avec gêne de lui amener plutôt de la bière. Je monte à l’étage et appelle son entreprise pour les prévenir de son malaise. On me passe le patron, il m’engueule. Et ironique il me demande « Mes ouvriers n’ont pas à tomber dans les pommes, c’est ça ? » Il en profite pour me préciser que je suis en retard sur le règlement d’une facture.

15-05-2021

Dans un appartement dont les fenêtres sont camouflées par des tissus, rideaux, stores, on regarde la projection d’une image de paysage sur le mur, avec un petit groupe dont une dame à cheveux gris et lunettes. On regarde la façon dont le soleil rentre malgré tout dans la pièce, se projette çà et là, se mêle à l’image de paysage. Ceci doit nous donner le résultat d’un sondage que l’on cherche encore à interpréter. Je remarque que les lignes ont bougé pour l’UMP par rapport à ce matin. La fenêtre à gauche est plongée dans l’ombre mais une fenêtre se reflète désormais à droite, sur le tissu du canapé.

26-03-2023

Dans une camionnette, L. conduit. on est à Jazeneuil, y’a d’autres personnes dans la voiture. Elle conduit bien mais très très vite et je ne suis pas attachée. J’ai un peu peur mais ça va. On traverse le centre du village, petites ruelles, rues blanches et propres. On se gare et on va voir des ami·exs à elle qui louent une ancienne banque, iels s’en servent d’atelier. Moquette grise et baies vitrées. Iels sont genre 10/12 à travailler ici. On me demande mon nom et mes pronoms, puis je papote avec une fille qui me parle d’une adaptation du film de Yoko Tsuno. Elle veut me prêter le dvd mais on ne le trouve pas. À la place je leur emprunte ou plutôt je leur vole des magazines people qui trainent. On me dit que J. travaille ici. Elle fabrique un immense pourtour de piscine en plâtre, je vois une vidéo d’elle sur un bateau, elle a fini sa pièce et a l’air super heureuse, il fait beau, elle boit une coupe de champagne. On sort de la banque et y’a des artistes de l’atelier qui font une perf dans la rue et dans les remparts. Iels ont des énormes masques en papier mâché et jouent une sorte de pièce de théâtre. Je trouve ça bof et je me demande comment les habitant·es accueillent leur présence et leur travail dans le village.

28-02-2024

Je suis avec Lorine à son concert. Les gens sont admiratifs et amoureux, et moi aussi. J’ai perdu mon portefeuille depuis un moment, une grande pochette dans laquelle j’ai d’autres choses que des cartes. Je ne veux pas quitter Lorine alors je ne le cherche pas et me dis que je le retrouverai plus tard. Elle mange des wings de poulet, les dévore à pleines dents debout devant le fast food, de manière assez sale et décomplexée. Ça m’étonne. Bientôt on se sépare et je me mets à angoisser pour mon portefeuille perdu. J’essaye de retrouver les endroits où je suis passée plus tôt dans la soirée. Sur une place, je croise Elsa et un gars de la ville que je connais. Le gars dit que le restaurateur d’en face lui vend de la drogue et Elsa lui fait répéter dix fois parce qu’elle ne comprend pas. Je les quitte et rejoins un arrêt de tram proche de chez moi. De loin, j’aperçois mon portefeuille ouvert par terre, et il y a des gens autour. Une fille l’ouvre en passant pour prendre le sachet de filtres et s’en va. J’ai le coeur qui commence à battre très très fort en marchant vers l’objet. Je me demande si les gens ont juste pris quelques sous ou cigarettes et ont laissé mes affaires. J’ai peur que quelqu’un le vole sous mes yeux. Plus je m’approche, plus c’est agité. Il fait nuit noire mais je vois très bien. Près du but, j’aperçois un homme au sol. Il vient juste de tomber à côté de mon portefeuille-sac à dos, et des pompiers arrivent aussitôt. Les gens s’écartent, ils ont peur, il y a du bruit, des personnes font signe aux trams qui arrivent de s’arrêter. Des hommes en gilets jaunes font rouler l’homme sur la voie du tram en disant qu’il est quasi mort. Je continue à avancer pour récupérer mon sac resté à côté de l’homme mort, j’ai du mal à respirer. Des passants ont déplacé mon sac. Les voies du tram sont remplies de sable pour qu’on ne voit pas le corps. Je récupère mon sac sur le banc, et manque de le confondre avec celui d’un garçon qui a exactement le même que moi, mais plus neuf et souple. Marchant le long du quai pour partir, je suis à contre-courant d’une petite foule qui s’agglutine comme des zombies pour voir le mort. Je suis triste et en colère. Je crie sur une vieille femme « Vous pourriez me laisser passer ! Me parler ! Me dire excusez-moi, allez-y passez ! Au lieu de vous comporter comme un zombie. C’est quoi cette façon de faire ? C’est pour aller voir de près, c’est ça ? Le spectacle ? ». La femme reste sans expression. Je suis méprisante et j’ai mal. Finalement, à une centaine de mètres du corps je l’aperçois, juste assez pour voir que c’est un adulte, assez vieux, avec une chemise et des cheveux gris. Alors moi aussi je n’ai pas pu m’empêcher de regarder le spectacle ? Je pense encore à mon sac que je n’ai toujours pas ouvert, est-ce que mes affaires sont encore dedans ?

12-03-2023

Avoir loupé toute cette série d’arrêts de tramway sans m’en rendre compte — merde ! je tente de reprendre le tram en sens inverse […] je dévale une grande rue en pente, comme sur un bobsleigh invisible, je trace. C’est ultra dangereux aux intersections. Pour freiner, éviter d’éventuels véhicules arrivant à la perpendiculaire, je dois me pencher avec vigueur sur le côté gauche.

09-10-2021

J’entre dans un tunnel avec des gens. Il y a un grand couloir de plusieurs kilomètres que l’on va remonter. Quelqu’un est à cheval. Dans la main, je tiens une frange métallique que j’agite devant un projecteur lumineux de discothèque, mais ça ne produit pas beaucoup de reflets, ça me déçoit. On me dit que j’aurais pu le faire sur un vélo, ce trajet. On entame la course. Je demande au cavalier si il va trotter ou galoper (je dis d’abord galoter et me corrige). Dans le couloir, il y a différentes sections, toutes de la même taille, séparées par des portes entrouvertes grillagées. Des choses sont parfois entreposées sur la droite, des tubes, du métal, etc. Je tape dessus en passant et c’est musical.

18-02-2024

Je croise Laurène dans un rayon de supermarché, en train de faire ses courses. Elle est toute petite, toute grosse et toute noire. Elle me dit que c’est à cause de son régime de grossesse. Elle doit manger beaucoup d’avocats et se transforme elle-même en avocat.

17-10-2023

Depuis ma fenêtre rue du Pas-Saint-Georges, on aperçoit deux jeunes, fille et garçon style étudiant émo K-pop, qui s’assoient au bord du toit d’en face. Mais aussitôt, la fille tombe, quatre étages. Le garçon, choqué, se penche pour regarder et glisse à son tour. Dans mon salon, on est aussi sous le choc. On jette un œil. Assez de monde en bas, on descend pas. Peur d’être inutiles, de participer à la panique. Un peu après, on descend pour autre chose. On voit pas la fille, et le garçon est affalé au sol mais frétille légèrement comme de brefs spasmes. On comprend qu’il y a un concert place Caju, c’est sans doute ça qu’ils essayaient de voir depuis les tuiles. Nous on va vers un truc que Loloche veut me montrer. Dans la rue sur une placette un peu plus loin, elle et des amies à elle ont entreposé un bureau sur lequel (et à l’intérieur duquel) elles stockent des trucs, des chouchous, des paillettes, des petits bouts de plastique.

16-04-2021

Je suis avec un groupe de personnes, je ne sais qui. On a besoin de se réfugier dans un loft qui se trouve au dernier étage d’un immeuble. C’est chez François qui nous invite à entrer. Il y a des artistes. Ils viennent de gagner un prix. Ils travaillent dans le show business, et sont un peu pédants. Je ne les apprécie pas vraiment. François est très fier de les accueillir. Il y a aussi une partie de l’équipe du lieu unique. Et le lieu unique au fond, tout sombre, tout vide.

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