12-03-2021

Une fille siffle un h/appeau étrange, face à un mur / colline / rambarde / falaise. Elle doit avoir perdu un oiseau. Plus loin je n’entends déjà plus le son de ce/t h/appeau. Mais un chien aboie, plus loin encore. Lui doit l’entendre. Le long de cette rue, de plus en plus urbaine, je monte-descends. Une voiture de filles ne me cède pas la priorité à une intersection, et va finalement se garer à peine plus loin dans un parc / espace vert, trajet de cinquante mètres.

01-04-2023

Je croise ma mamie dans un centre commercial. En fait c’est une dame qui lui ressemble beaucoup ! Je lui fait un câlin en lui disant qu’elle me fait beaucoup penser à ma mamie. Elle le sait et sourit. Elle a maintenant la même coupe que moi. Puis je cherche un cadeau à faire à L. Je suis avec T. et on se montre des GPS. Je lui dis que ça va je sais où est Auchan Sud.

26-02-2024

Je suis à l’arrière d’une voiture qui se trouve suspendue dans les branches d’un pin. Sébastien vient me prévenir par la fenêtre, des secouristes vont venir. Mais il va falloir patienter la nuit comme ça. Il constate que c’est très dangereux. Il part. J’essaie alors de dormir sans trop bouger, mais ressens quand même de légers mouvements de balance. J’essaie de ne pas penser à la hauteur. Si ça tombe ce sera un peu comme un accident de la route. Ma position très inconfortable m’a peu à peu fait glisser vers la fenêtre, d’où je vois désormais le sol, beaucoup plus proche que je ne le pensais. Je réussis, en me secouant, à décrocher la voiture de la branche. Un petit choc d’à peine un mètre. Je vais prévenir Seb.

24-02-2024

Dans la vallée de la Cère, deux grandes collines se retrouvent, et en bas il y a une grande rivière, et au rocher du peintre, il y a des enfants à peu près de mon âge qui font la queue, et je leur demande pourquoi. Ils me disent qu’ils essaient de voir s’ils savent voler, et ils sautent, et la fille devant moi, elle aussi saute et n’arrive pas à voler. Du coup elle tombe dans la rivière. Je leur dis « mais c’est pas comme ça qu’il faut faire ! » et je leur explique qu’on est dans un rêve et qu’on peut faire ce qu’on veut. Du coup je saute et je vole.

15-05-2021

Dans un appartement dont les fenêtres sont camouflées par des tissus, rideaux, stores, on regarde la projection d’une image de paysage sur le mur, avec un petit groupe dont une dame à cheveux gris et lunettes. On regarde la façon dont le soleil rentre malgré tout dans la pièce, se projette çà et là, se mêle à l’image de paysage. Ceci doit nous donner le résultat d’un sondage que l’on cherche encore à interpréter. Je remarque que les lignes ont bougé pour l’UMP par rapport à ce matin. La fenêtre à gauche est plongée dans l’ombre mais une fenêtre se reflète désormais à droite, sur le tissu du canapé.

05-04-2024

Dans un petit stade en ellipse entouré d’un grillage, , avec un bois en son centre, sol moelleux orangé granulé, strié de lignes blanches de démarcation. Je démarre la course, et après un ou deux tours, j’entre dans un état de transe. Beaucoup de plaisir à observer mes foulées rebondir étrangement, à sentir ma présence se mêler intimement à celle du lieu. Je prends la tangente et entre dans le bois. Interactions visuelles et gravitationnelles mélangées, traversées par la joie. Mes pas sont le sol, sont mes yeux, mes yeux sont le sol, du sol émanent mes pas, et je respire profondément poursuivant entre les arbres cette expérience de plénitude et d’harmonie.

30-05-2022

Des caves immenses, très hautes de plafond. On y descend par un escalier très long, très abrupt. L’an dernier, dans ce lieu, était élevé un taureau. J’ai arrêté de m’en occuper et il est sûrement mort de faim. En tous cas on ne le voit plus. À la première salle immense succèdent beaucoup d’autres salles où il fait très sombre. Elles ne sont pas cartographiées. Pour voir le taureau, il fallait attendre qu’il vienne dans la première salle, un peu plus lumineuse. On me confie l’élevage d’un ou plusieurs nouveaux taureaux. Je suis content et en même temps un peu ennuyé d’avoir laissé mourir un animal l’année précédente (ce que je suis le seul à savoir). Mais quand je veux descendre aux caves pour construire une clôture, je me rends compte qu’elles sont devenues dangereuses : un géant à tête de taureau y vit désormais. Je le sais, sans l’avoir vu. Je remonte des caves. J’arrive dans un grand hall luxueusement décoré, si haut de plafond que deux passerelles superposées le traversent, séparées l’une de l’autre de plusieurs mètres. Du plancher, en sautant, je m’accroche à la première et m’y hisse à la force des bras. La passerelle est très éclairée, fermée par des grilles ouvragées. Une moquette ou un tapis rouge en recouvre le sol, et des sortes de portiques rituels asiatiques, derrière lesquels on voit des portes pleines, en forment les extrémités. Je suis davantage en sécurité sur la passerelle qu’en bas, même si j’ai peur de voir arriver cet homme à tête de taureau, furieux… S’il passait la porte, il ne pourrait de toutes façons pas franchir le portique…

06-08-2023

Le bureau du docteur de la ville du Nord où je ne vis pas, mais où je viens de passer plusieurs semaines, est tout entouré-serré de la salle d’attente. J’y vais pour la troisième fois au moins. Tous les patients sont là, tout proche, pendant une consultation. C’est mon tour. Le docteur est vraiment souriant, la sympathie communicative, vif, et très bon acteur. Il m’annonce dans un grand sourire enthousiasmant. « C’est bon. Vous n’avez plus rien. » Je suis surpris et tellement content. Soulagé. « C’est vrai ? » « Plus rien du tout. Oui, c’est de l’histoire ancienne. C’est fini. ». Alors ravi je commence à partir et dans un dernier sourire il complète. « Il vous faut de l’amour joli. Du joli amour. » Dans la rue je réalise que je ne l’ai pas réglé. Et tout en commençant à remplir le chèque, à mal le signer, je me dis que cette bonne nouvelle il a probablement souhaité me la donner, gratuitement. Je peux quitter le Nord et rentrer chez moi, serein.

17-04-2021

Je prends part à un rassemblement, qui a lieu dans un espace entre forêt et friche industrielle. Je suis entourée d’images et de sérigraphies. Elles sont en vente pour financer je ne sais quel projet. Je suis chargée de la vente. Tout est rangé dans un placard en métal, l’un de ces vieux placards indus que l’on trouve dans les bureaux des entreprises. Un collectionneur arrive. Je lui présente des images. Il souhaite en voir d’autres, qui sont difficilement accessibles. Je sors des affiches que j’ai créées il y a plusieurs années. Je suis un peu gênée de sortir ces impressions d’autant plus quand je comprends que ce n’est pas ce que recherche le monsieur. Je fouille mieux et je me rends compte que le placard dans lequel étaient les print en vente ne contient que des affaires à moi. Les autres sont définitivement inaccessibles.

Espaces

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