19-04-2021

Je suis à un arrêt de métro avec plusieurs personnes dont Guillaume. J’ai une super doudoune jaune et une écharpe bleu. Je suis très fière. Je dois partir et je sais que j’ai deux possibilités. Soit je rejoins Amélie et d’autres personnes, qui campent dans la nature. Des chemins zigzagant au milieu des collines me viennent en tête. Le camp se situe en haut d’un plateau sur une grande pierre plate. Il y a une tente et des vêtements qui sèchent au milieu de la forêt. Soit je rejoins Caroline et Jessica qui sont en train d’ouvrir un squat artistique en haut d’une tour.

12-11-2021

Dans le parc de la résidence Les Lucioles à Talence, on est trois. Un petit à ma gauche, une adulte à ma droite. L’adulte lance le fil de sa canne à pêche. Il se déroule sans qu’elle ne parvienne à le maîtriser. Je lui fais une démo, j’improvise des gestes super précis alors que je les découvre. Je jette la ligne, je stoppe mon lancée avec le pouce à l’endroit d’un engrenage, je rembobine à l’aide d’un moulinet. On remet nos cannes à pêches à zéro. On s’aligne. Je suis toujours entre les deux. Top, on lance. Le petit fait un flop, l’adulte un lancé bancal. Mon lancé de ligne est tout simplement fabuleux ! Le petit point jaune fluo en guise d’appât se pose délicatement en flottant sur l’herbe. Derrière nous, des commentaires émerveillés. Dans des bungalows, on me déclare vainqueur, on va me décerner le prix. Une équipe de régie prépare des documents, trois papiers à me remettre dont un compte-rendu et un chèque. Mon père est là et m’encourage à regarder combien j’ai gagné. 400 euros, il dit « C’est bien, c’est une belle somme. »

19-08-2020

J’entre dans un appartement : moulures, parquets anciens, hauteur sous plafond. Il commence à faire jour, il pleut des cordes. Je me réfugie là. Tout est vide, ni humain ni objet. Je suis seulement éclairée par la lumière naturelle. Je traverse le salon. Derrière les grandes fenêtres, pluie battante. Un grand courant d’air frais et humide m’incommode. Je traverse un couloir sombre, jusqu’à une petite chambre. Le courant d’air glaçant me poursuit. Ou c’est moi. Je m’approche, une petite fenêtre oscillo-battante 30 par 50. Mon regard passe à travers, et je vois un immeuble en vis-à-vis. Nous sommes séparés par une route à double sens. C’est un grand immeuble, ancien, en pierre de taille. Il doit faire 6 étages. Moi, face à lui, je dois être au 4ème. Soudain, je croise le regard d’une personne déguisée en hérisson. Son déguisement est extrêmement bien fait : les jambes en collant beige, la base du corps-animal part des fesses-humaines pour s’arrondir et finir au sommet de la tête du type-silhouette. Le visage du hérisson se mêle au visage du costumé, si bien que je ne peux absolument pas l’identifier. Cette personne est debout, sur le toit-terrasse sans garde-corps de l’immeuble voisin. Là, hérissé, et à peine sorti d’une fenêtre. À l’arrière-plan, on remarque le houppier d’un platane, d’un quartier qui semble être cours d’Albert, à Bordeaux. Le hérisson me regarde, titubant sur 3 pas, fumant sa cigarette. L’atmosphère est celle d’un petit matin. Il rentre d’une soirée bien arrosée. Il a l’air d’aller mal, on dirait qu’il est venu ici faire le point à l’abri des regards. Ou se défenestrer ? Est-il résigné ? Mais là, il trébuche. Son corps bascule contre la façade, il chute, son costume s’accroche à une poutre en fer. Une seconde ça l’agrippe… et le costume craque, le corps poursuit, accéléré, pour s’écraser sur le trottoir, à côté d’une cabine téléphonique. Je le vois au sol, c’est une femme brune, cheveux mi-longs. Elle se relève, regarde en hauteur, dans ma direction, une expression de désespoir, le sang qui coule sur son front. Elle tombe morte dans les bras d’une passante. 

31-07-2021

Deux hommes, frères ou associés, discutent avec moi, essaient de me convaincre. Ils ont apporté un prototype pour me montrer de quoi ils sont capables. C’est une sorte d’enseigne. Je regrette qu’il y ait un accent circonflexe malvenu sur le mot fûmer, mais je n’ose rien dire. Je décline l’offre et conserve le prototype. Il y a une autre négociation en cours avec eux, pas commerciale, et à laquelle est liée une amie, Annabel. Ils savent que je la connais. Pourtant, lorsque je la croise un peu plus tard avec eux, dans un dédale de couloirs aux murs vitrés, je fais en sorte qu’elle ne me voie pas. La honte me pousse à me cacher. Annabel est resplendissante, son large sourire est comme une publicité pour le bonheur. Cela me met mal à l’aise. Dans un parking, je retrouve une partie du prototype. Seul le mot fûmer, en rouge, dont j’enlève l’accent qui n’est qu’un simple tiret maintenu par un morceau de métal que je casse avec la main. Les deux hommes, toujours là, essaient tour à tour de me convaincre de je ne sais quoi.

13-03-2021

C’est presque l’heure du couvre-feu, il y a plein de gens dehors qui profitent des derniers instants. J’accompagne Pierre chercher un truc dans une pharmacie-librairie. Au moment de passer en caisse, il y a la file des acheteurs et juste derrière, celle des accompagnateurs, séparées par du ruban de plastique rouge et blanc, et des plots métalliques. Je vais l’attendre au fond, dans un espace rempli d’étagères de livres. Je feuillette un livre de cartographie. Une dame pète-sec m’interpelle « – Jonathan ». Elle est du magasin, et nous précipite Pierre et moi à quitter les lieux. On avance dans les allées de la galerie marchande. Je demande à Pierre s’il a déjà payé 38 euros en pièces de 20 centimes. Nous voilà dans un lit au rez-de-chaussée, près d’une fenêtre donnant sur la rue. À travers des rangées de voitures, sur le trottoir d’en face, je vois un homme et une femme qui s’installent à même le sol. L’homme est assis, torse nu, et sort un énorme sexe. Je dis à Pierre de regarder. La femme commence à être toute excitée et finalement, l’arrivée de piétons calme leurs (h)ardeurs. J’ai peur qu’ils me voient, voyeur.

21-06-2021

Anne présente son travail dans la nef du Capc. Elle explique que des cochons et des biquettes se promèneront dans son exposition. Un cochon rose visiblement inquiet surgit par la droite. Le public est nombreux à assister à la présentation. Le cochon passe à travers une cimaise. Peut-être qu’il s’est blessé. Je suis assis sur une table face à Anne. Elle mène sa présentation de façon assez intimiste, en s’adressant à des petits groupes de personnes. Le cochon réapparaît et s’approche de ma chaise, j’ai l’impression qu’il ne fait peur qu’à moi. Un second artiste présente son travail, je suis assis sur des marches. Il sort un hélicoptère télécommandé dans la nef ce qui plaît beaucoup à un groupe d’enfants.

26-08-2020

Avec ma sœur, nous sommes dans la cour de notre ancienne maison à Talence, rue Marie. C’est une sorte de long chemin étroit en forme d’éclair. Ma sœur m’entraine vers le portail pour une histoire de poubelle, à sortir ou à rentrer… Arrivées au portail, nous sortons, et devant le rideau du garage voisin, une demi-douzaine d’amis aux visages inconnus sont attroupés comme un chœur de chorale. Ce sont des gens qui me sont chers. Ils sont tout sourire et me chantent une chanson d’anniversaire. Je suis trop contente.

15-04-2021

Déambulant lentement dans une queue vers la caisse d’une épicerie chinoise, j’aperçois un vase à 492 euros. Ça me paraît vraiment exagéré. Mon professeur d’arabe fait partie des clients. Il est proche de la caisse et regarde lui aussi des articles tout en avançant. Il tombe sur Le livre des réponses. Je suis au niveau d’un poteau carré sur lequel la sculpture en bois de trois visages africains est accrochée. Mon professeur pose une question à une première personne, juste devant lui. Tout en feuilletant le livre sans le lire, l’homme crépu répond “Mohamed”, ce qui prouve que le livre fonctionne. Puis mon professeur s’adresse à moi, me proposant de poser une question devant tout le monde. Je n’ose pas vraiment. Il explique alors de vive voix qu’il fait partie de ma vie (sa façon de dire qu’on se connaît). Il précise “Pose une question… raciale” et donne l’exemple de mes liens familiaux “une question sur tes racines ivoiriennes-libanaises”. Je réponds que je peux essayer mais que c’est difficile à formuler. Je pose la question, par saccades “Est-ce que Téta, ma grand-mère, a déclaré la naissance de mon père au Liban ?”

16-04-2021

Je suis avec un groupe de personnes, je ne sais qui. On a besoin de se réfugier dans un loft qui se trouve au dernier étage d’un immeuble. C’est chez François qui nous invite à entrer. Il y a des artistes. Ils viennent de gagner un prix. Ils travaillent dans le show business, et sont un peu pédants. Je ne les apprécie pas vraiment. François est très fier de les accueillir. Il y a aussi une partie de l’équipe du lieu unique. Et le lieu unique au fond, tout sombre, tout vide.

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