30-04-2021

Je suis dans une école des beaux-arts. Plusieurs personnes se promènent. Il y a un air de fête. Je rencontre Nico et Chloé. On zone avec d’autres personnes. Il y a un garçon métis, il me plaît. Des portes s’ouvrent et se ferment. Je me retrouve dehors, dans une ville de vieilles pierres, avec Lucile. La ville monte et descend. Elle est faite de contreforts, d’arches, de vieilles ruelles en pierres. On déambule. Il y a beaucoup de gens dans les rues. On s’assoit sur un mur de pierre taillé en siège pour regarder la ville. Je me hisse. Puis je me retrouve à la terrasse d’un café avec Nico et Rita. Nico m’annonce que Rita est ma fille. Je suis surprise mais j’accepte. Rita fait la timide. Elle se dandine, ne s’approche pas trop de moi. Puis Chloé arrive. À ce moment, même si il y a eu un doute auparavant, tout est finalement clair : c’est elle la maman de Rita. On va à la mer. Il nous faut descendre un petit chemin très escarpé qui se sépare en sentiers qui accèdent à la mer. On est plusieurs, chacun-e emprunte des chemins différents pour descendre. Je montre un chemin à quelqu’un puis j’en emprunte un autre. Je suis avec Chloé, on arrive en premier au bord de l’eau. L’endroit est magnifique. D’un côté, c’est la mer, turquoise, avec de belles vagues, et de l’autre, l’eau forme une rivière. On se déshabille et on va nager.

16-03-2021

Dans un rayon “jouets” avec Simon R, on regarde les articles. Je vois des figurines, des objets phosphorescents. J’avance vers la tête de gondole où je vois des bracelets qui brillent la nuit présentés avec le slogan Ne perdez plus de vue votre enfant. Je poursuis, vers le rayon suivant. Le plafond est plus bas. C’est ici une papeterie attenante à un musée. J’attends deux femmes qui visitent l’exposition. Je préfère rester ici, explorer les rayons. Je trouve de belles cartes de France, à différentes échelles. Je demande un renseignement à une femme “Je cherche une carte plus grande et du papier ni page simple ni page double ni page perforée”. Elle me sort une grande page pliée sur elle-même, du format d’une nappe, bien emballée dans un film plastique semi-rigide. Elle précise “C’était courant dans les années soixante, c’était pour éviter de tourner les pages durant les examens, pour éviter de tricher, de dissimuler des choses.” La grande page-nappe a des catégories pré-imprimées en début de ligne.

02-08-2021

Le long d’une rivière très boisée, à Paris, des végétaux s’animent. L’eau coule entre les acacias, les chênes. Un branche de glaïeul coupée avance sur l’eau avec une énergie certaine. Parfois même, elle sort de la rivière et rampe sur un tapis d’humus, de feuilles en décomposition. Elle grimpe à un tronc, serpente, s’accroche à une branche et replonge. Ici, une fleur court se travestir en se faufilant dans une autre, inerte. Une stratégie de camouflage encore jamais observée. Dérivant sur les eaux calmes, cette végétation semble aller vers un objectif, déterminée. La ville commence à se révéler par un reflet. Dans les ondulations aquatiques, c’est l’image de la tour Montparnasse qui surgit. Puis je la vois directement, entre les branchages et les immeubles du premier plan. Les feuilles, les tiges, les iris échappent discrètement au flottement habituel de l’écoulement des flots.

29-05-2021

Avec Camille, on vide le coffre d’une voiture de bouteilles de bières vertes et vides mises dans des sacs. Un policier surgit sur le parking et surprend un dealer de shit juste à côté de nous. Je trouve ça injuste, mais on continue, sans rien dire. On grimpe dans le bâtiment parking + métro + RER à deux pas, avec Camille et Aïsha. En haut, avec Pierre on dit au revoir à Louis, et on rentre vers Bobigny. Je me dis qu’on aurait pu prendre le RER 4. Pierre m’explique “Entre ces deux arrêts-là ça s’agite tellement que les accordéons en caoutchouc m’ont déjà pincé les épaules !” Je lui dis que ça m’est aussi déjà arrivé, ça fait super mal.

01-06-2020

Depuis une rue basse et resserrée type tronçon Nansouty-Victoire, je franchis le seuil d’un kebab vitré. Il y a un comptoir, et des panneaux pour commander à ma droite, rectangles de plastique brillant suspendus au plafond. Tout au fond, il y a une seconde grande baie, une vitrine sur la ville qui donne sur une sorte de cours de la Somme. C’est grand, c’est clair, c’est traversant. Ça se présente à moi. En un regard, je me retrouve dans un bus avec Françoise. Thomas m’appelle en visio sur mon téléphone. Je réponds. Il apparaît à travers plusieurs applis qui s’enchaînent, se déchainent. On dialogue. Je montre Françoise à la webcam, à Thomas dans l’écran. Je ne sais pas dans quel sens nous roulons, il y a des ambiances de trottoirs aux fenêtres. Ça roule, ça défile, ça révèle. Je sais qu’il y a quelque chose dans un sens comme une gare ou un centre … c’est un point qui aspire. 

15-03-2021

Je sors de l’immeuble, là où j’habite, à Mérignac. En face de mon immeuble, il y a juste devant le hall d’entrée un grand chêne américain. Je le vois depuis mon balcon au 7ème. Il s’incline pour que je le caresse. Je lui caresse les branches, les feuilles. Je vois qu’il est heureux car je lui donne de l’affection, il est content de partager avec moi. Moi aussi je suis contente. Quelqu’un sort du bâtiment, et sans faire attention, lui coince quelques branches dans la porte d’entrée de l’immeuble. Ça pince l’arbre, ça le stresse, ça l’angoisse. Je le calme. Je lui explique tranquillement que je vais l’aider. « Ne vous inquiétez pas ». Je lui sors ses branches de là. Il se redresse, tout doucement. Il retourne dans sa position verticale, car il s’était plié de plusieurs étages pour me dire bonjour.

31-05-2022

Voilà le Machu Picchu ! C’est magnifique… Je ne savais pas qu’on trouvait un endroit si merveilleux sur Terre. Il y a un fragment de montagne volante, assez haut dans le ciel sur ma gauche. Je le vois à contre-jour, une présence ombragée. Sur l’une de ses tranches, cet amas triangulaire et minéral est ensoleillé. Variations de lumières et d’ombres intenses. Jour-nuit. Je frôle un autre pan du massif, un sommet gigantesque qui se confond avec le ciel, se dissout entre le bleu, les roches et les nuages. Cette montagne-ci est liée au sol par quelques points de contact très étroits. Je marche tout près d’un endroit où la base forme des arches. Si jamais cette montagne se renversait sur son flanc, d’ici je ne risquerais rien. Dans une cavité, je m’enfouis. Je mets mon masque en peau de visage d’animal, restant près de l’alcôve. S’approchent alors des Libanais venus de loin qui veulent savoir si la caroube permet… Une question de santé me semble-t-il… Je ne comprends pas bien leur interrogation, je réajuste mon masque et leur fais répéter… Non, vraiment, je ne comprends pas… 

22-02-2026

Situation professionnelle, je pars aux toilettes. Après avoir choisi parmi différentes icônes l’option qui me semble la plus appropriée, j’entre dans une pièce pissotière. Mais il n’y a personne, ça devrait aller. Qui a construit le mur de séparation aussi bas ? Il m’arrive à la hanche, on voit les pièces à pisser, laver, sécher, voisines. Ayant à peine essayé de me mettre à l’aise, je sors et croise quelques collègues en chemin, devant l’entrée des toilettes, s’apprêtant à y aller en groupe sans gêne, en grappe. Sur le devant littoral, à l’extérieur presque plage, je poursuis quelques pas avant d’apercevoir un homme qui a l’air triste. Assis sur un banc, il tient d’une longue laisse un chien qui se promène tout calmement. Je vérifie, il a l’air triste d’une tristesse qui le fait ressembler exactement à ma mère. Tous les passants l’ignorent. Je passe à son niveau, lui accorde de l’attention et en souriant lui dis qu’il ressemble à ma mère.

19-03-2023

Au cinéma Le Dietrich, je dois préparer une performance autour d’un travail déjà fait, la « Rivière au Sud ». Le directeur est Samuel de la Résidence Kennedy. Je suis terriblement en retard, je ne sais même plus à quoi ressemble le montage qui doit être projeté durant la performance, et j’ai l’intime conviction qu’il faut le retravailler. La performance est à 21h après la diffusion du film « El Varon », qui passe à 19h. Je sors de la séance précédente où j’y performais « Remonte et Cours » à 17h. De cette performance je ne me souviens que des sièges de la salle, avec l’éclairage tout particulier du projecteur. Je dois faire un atelier avec des mômes avant la performance. Ça va être tendu. Je monte au deuxième étage chercher du matériel, papier coloré, via un ascenseur tout miteux, style monte-charge. Il y a de grandes étagères en métal avec des chaines qui pendent style Silent Hill. Je farfouille, je farfouille. Samuel me rejoint et m’aide à trouver les fameux papier colorés. Je pense toujours au montage que je dois faire pour l’autre performance. Aucun souvenir des rushs que je dois utiliser, le cauchemar. Je pense y mettre un pingouin. J’ai aussi envie d’aller voir les autres étages au-dessus puisque j’ai un ascenseur à dispo, mais y’a le taff. Je redescends par des escaliers tout blancs. Les mômes des Couronneries sont dans l’accueil et font un bordel de fou. On sort pour se diriger dans une salle dans le bâtiment d’à côté. Dehors c’est ambiance « À tombeau ouvert » de Scorcese, en tout cas New-York avec fumées et lumières colorées. On fait l’atelier sur un présentoir sans entrer dans le bâtiment. Des dinosaures colorés. Je pense encore à mon montage et je sors mon ordi pour le travailler à coté tout en disant « c’est bien, c’est bien » aux gamins. On entend un grand son, une porte claque. Samuel sort dans la rue avec la gueule en sang. Une ambulance arrive, et on galère de fou pour faire rentrer un brancard trop grand dans la camionnette. On finit par découper le brancard avec une scie circulaire. Les gamins adorent les étincelles qui sortent de cet atelier qui passe de découpe de papiers à découpe de brancard. On arrive à enfourner Samuel dans l’ambulance. Tout le monde monte à l’intérieur et on file. Je regarde par la fenêtre derrière le camion, le cinéma, pas de performance et le reste de brancard dans la rue enfumée avec un feu rouge.

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