16-03-2021

Dans un rayon “jouets” avec Simon R, on regarde les articles. Je vois des figurines, des objets phosphorescents. J’avance vers la tête de gondole où je vois des bracelets qui brillent la nuit présentés avec le slogan Ne perdez plus de vue votre enfant. Je poursuis, vers le rayon suivant. Le plafond est plus bas. C’est ici une papeterie attenante à un musée. J’attends deux femmes qui visitent l’exposition. Je préfère rester ici, explorer les rayons. Je trouve de belles cartes de France, à différentes échelles. Je demande un renseignement à une femme “Je cherche une carte plus grande et du papier ni page simple ni page double ni page perforée”. Elle me sort une grande page pliée sur elle-même, du format d’une nappe, bien emballée dans un film plastique semi-rigide. Elle précise “C’était courant dans les années soixante, c’était pour éviter de tourner les pages durant les examens, pour éviter de tricher, de dissimuler des choses.” La grande page-nappe a des catégories pré-imprimées en début de ligne.

19-03-2021

En extérieur, face à des champs de maïs secs, assez près d’une forêt, une voix se fait entendre, et parle de la maîtrise du feu. À l’aide d’une tige de maïs super sèche j’allume une parcelle rectangulaire qui en frôle d’autres. Je suis satisfait du chemin du feu. Et ça sent bon. Ça réchauffe toute la zone. Le feu se propage sur un rectangle voisin séparé par une petite allée. Voilà qu’il atteint un genre de fournil-barbecue où des steaks végétaux et des galettes commencent à cuire grâce à la chaleur des flammes.

14-07-2021

Dans une vaste douche, je suis debout. C’est là que les derniers présidents de la République ont pris leurs douches. Le carrelage est large et vert foncé, la lumière venant du plafond, tamisée. La suite présidentielle est agréable. Dans la première chambre où je me suis éveillé ce matin il y a des piliers et un bureau en bois avec des objet que François Mitterand y avait disposé. Un bureau classique dans une suite moderne. Dessus, des fragments de fleurs en porcelaine, céramique émaillée cassée, celle que l’on met dans les cimetières. Dans cette douche il s’est douché, ainsi que Hollande, Sarkozy, etc. Les lieux sont immuables. Mon père m’attend, je ne suis pas près. Pas très rapide, comme à mon habitude. Je songe à la seconde chambre ayant une fenêtre donnant sur une petite cour intérieure fermée sur elle-même. Cette pièce semble idéale pour faire une sieste. Mitterand ne devait pas pouvoir y résister.

26-03-2023

Dans une camionnette, L. conduit. on est à Jazeneuil, y’a d’autres personnes dans la voiture. Elle conduit bien mais très très vite et je ne suis pas attachée. J’ai un peu peur mais ça va. On traverse le centre du village, petites ruelles, rues blanches et propres. On se gare et on va voir des ami·exs à elle qui louent une ancienne banque, iels s’en servent d’atelier. Moquette grise et baies vitrées. Iels sont genre 10/12 à travailler ici. On me demande mon nom et mes pronoms, puis je papote avec une fille qui me parle d’une adaptation du film de Yoko Tsuno. Elle veut me prêter le dvd mais on ne le trouve pas. À la place je leur emprunte ou plutôt je leur vole des magazines people qui trainent. On me dit que J. travaille ici. Elle fabrique un immense pourtour de piscine en plâtre, je vois une vidéo d’elle sur un bateau, elle a fini sa pièce et a l’air super heureuse, il fait beau, elle boit une coupe de champagne. On sort de la banque et y’a des artistes de l’atelier qui font une perf dans la rue et dans les remparts. Iels ont des énormes masques en papier mâché et jouent une sorte de pièce de théâtre. Je trouve ça bof et je me demande comment les habitant·es accueillent leur présence et leur travail dans le village.

12-03-2023

Avoir loupé toute cette série d’arrêts de tramway sans m’en rendre compte — merde ! je tente de reprendre le tram en sens inverse […] je dévale une grande rue en pente, comme sur un bobsleigh invisible, je trace. C’est ultra dangereux aux intersections. Pour freiner, éviter d’éventuels véhicules arrivant à la perpendiculaire, je dois me pencher avec vigueur sur le côté gauche.

27-04-2021

Voyage avec Cécile. On est dans un avion qui ressemble à un aéroport. Il y a des gens, des lumières, des couloirs. Cet aéroport se déplace. Puis on arrive dans un autre aéroport. On doit se changer. Je prends une douche mais je n’ai pas toutes les affaires dont j’ai besoin. Je n’ai pas de chaussettes et je me rends compte qu’il ne nous reste pas beaucoup de temps. Heureusement, Cécile a packé ma valise. On se dépêche mais on rate l’avion. Alors on marche. On s’arrête dans une ville, puis chez chez André. L’appartement est tout petit, il contient beaucoup d’objets qui sont tous un peu sales. Une grande télé est toujours allumée. Des bandes dessinées traînent sur des vieux meubles. Ça sent la dépression… Puis on est transportées au Japon dans une sorte de vente aux enchères de mangas. Il y a une trentaine de personnes. Un homme présente une collection. La série a l’air super. De nouveau, on est dans une sorte de hall d’aéroport. Quand l’homme termine de présenter ses bandes dessinées, l’assistance sort. Je sors en même temps que les autres personnes, puis décide d’entrer de nouveau. Cinq personnes sont restées et discutent avec l’homme qui est sur le point de remettre des prix. Il me voit, me demande ce que j’ai pensé de la série qu’il a présentée. Je réponds avec enthousiasme et il me donne la pile de mangas qui se trouve devant moi. Il me donne aussi des dessins originaux. Toutes les personnes qui sont présentes reçoivent les mêmes BD et des originaux différents. Je perds malheureusement une partie des miens. Les originaux sont en mandarin, ils comportent aussi des signes géométriques abstraits. Je pars et rejoins Cécile. Nous poursuivons notre voyage, en voiture cette fois. La voiture est une belle décapotable rouge. On est aux États-Unis. Les mots Los Angeles, Chicago défilent dans ma tête. On traverse une ville, c’est une ville avec plein de ponts.

17-10-2023

Depuis ma fenêtre rue du Pas-Saint-Georges, on aperçoit deux jeunes, fille et garçon style étudiant émo K-pop, qui s’assoient au bord du toit d’en face. Mais aussitôt, la fille tombe, quatre étages. Le garçon, choqué, se penche pour regarder et glisse à son tour. Dans mon salon, on est aussi sous le choc. On jette un œil. Assez de monde en bas, on descend pas. Peur d’être inutiles, de participer à la panique. Un peu après, on descend pour autre chose. On voit pas la fille, et le garçon est affalé au sol mais frétille légèrement comme de brefs spasmes. On comprend qu’il y a un concert place Caju, c’est sans doute ça qu’ils essayaient de voir depuis les tuiles. Nous on va vers un truc que Loloche veut me montrer. Dans la rue sur une placette un peu plus loin, elle et des amies à elle ont entreposé un bureau sur lequel (et à l’intérieur duquel) elles stockent des trucs, des chouchous, des paillettes, des petits bouts de plastique.

24-04-2021

Je suis avec Jean et Georgie. On est dans une vieille ville. Les bâtiments sont anciens. C’est une sorte de village labyrinthique. On est invités dans une maison luxueuse. Je me sens intimidée. Katu est avec moi. Il s’appelle Luca. Sa présence crée des contraintes dans le groupe. Il y a un garçon avec nous. Arrive Vava, sa présence m’est agréable. À un moment j’ai un bébé dans les bras, je sais que c’est le mien.

06-04-2023

Confus, je traverse la ville de Nantes qui ressemble à Rennes. Les grandes places et les grands boulevards s’enchaînent dans l’ambiance d’un soir d’été. De temps à autre il y a des petits groupes de manifestants sur ces places et dans ces avenues. Des petits cortèges d’une trentaine de personnes. Je vois des amis un peu plus loin sur la place après la prochaine avenue. Durant la traversée de cette avenue il y a un groupe de manifestants qui est nassé sur un large trottoir du côté droit de la rue dans le sens de ma marche. Les flics qui les poussent les font avancer dans ma direction. Je ralentis pour me caler sur leur rythme. Et tout en repoussant ce petit cortège sur le large trottoir, les casqués obligent les manifestants à retaper ce même trottoir, à enlever les pavés, recouler du ciment, et remettre de nouveaux pavés qu’ils leur donnent en queue de cortège, le tout copieusement arrosé d’insultes. Ces insultes deviennent des cris d’agacement. Des cris d’agacement pour une raison simple. Le ciment n’a absolument pas le temps de sécher quand vient le tour des flics de marcher sur ce trottoir trop neuf. Leurs grosses bottes écartent les pavés fraîchement posés pour ensuite s’engluer, trébucher et chuter ridiculement entraînant par effet domino la chute d’autres flics. Malgré les déroutes, il sont suffisamment nombreux pour poursuivre cette action de rouleau compresseur de la voie publique le moins efficace de la planète. Cependant il y a quelque chose de fascinant dans cette persistance masochiste et dans les visages hébétés des flics de tête de cortège qui ne peuvent que constater que les flics de queue de cortège tombent comme des playmobils. Le temps d’arriver à la prochaine place, mes amis sont partis. Tant pis on continue le chemin jusqu’à se rendre chez Virginie pour prendre un café. Quand j’arrive, Virginie me montre un objet plat en forme de demi cercle. Cet objet s’ouvre comme un livre et je découvre alors un jeu d’échecs Pokémon. Le seul pion que je distingue est un Pikachu avec une couronne. Virginie me demande de ramener ce jeu chez moi pour un autre ami qui l’avait laissé traîner chez elle. Je retourne dans la rue pour rentrer chez moi.

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