08-03-2023
Je suis invité à participer à un festival de musique électronique à l’église Saint-Eustache à Paris. Le public est déjà là mais ne s’attend pas à ce que le concert commence. J’attaque. Une pièce très virtuose jouée à l’orgue. La tribune est décentrée vers la gauche de la nef et communique avec l’extérieur. Plusieurs consoles de cinq ou six mètres de haut en forme de demi-cercles ou de polygones abritent de nombreux claviers, des synthétiseurs, des machines. Elles sont placées sur roulettes et chaque artiste pourra déplacer sa console dans la nef pour sa prestation. Malgré leur taille imposante elles peuvent rouler très facilement. Elles me font penser aux premiers synthétiseurs qui occupaient des meubles entiers, bien plus hauts que les ingénieurs qui les manipulaient.
03-05-2021
Je suis dans un immeuble, je passe d’appartement en appartement. Il est en mauvais état, pas vraiment habitable. Un Dj est invité à passer de la musique dans une radio dance-club. Il vient d’Europe de l’Est, il est avec sa famille réfugiée. Ils squattent l’immeuble. Dans un étage qui est à moitié démoli, se trouvent des enfants assis, leurs jambes pendent dans le vide. Je dois ranger une bassine pleine de colle. Je me retrouve assise avec Lou sur un parterre d’herbe. Une enfant gitane est avec nous. Elle est sous la protection de Lou qui l’exhibe de manière un peu maladroite en racontant que la petite, après avoir vu une émission sur France 3, est tombée amoureuse d’un réfugié de 14 ans et a téléphoné à la chaîne de télévision pour le retrouver. Lou met en avant la décontenance de la personne qui a décroché le téléphone. C’est un peu humiliant pour la petite.
16-03-2023
Je vais à l’épicerie dans un troisième lieu. C’est la première fois que je vois cette boutique. Le grand kebab est toujours là. Au moment où je vais entrer, un homme incompréhensible entre aussi. Il tombe par terre et vomit. Tout le monde panique, et j’appelle le 15. Je ressors du magasin.
12-07-2021
Des enfants avancent en jouant assis sur les toits. Je les vois par la fenêtre, ça me paraît super dangereux.
06-04-2022
Une nouvelle arme dans une nouvelle guerre. Provoquant des dégâts inédits, un pays envoie des bombes à travers la croûte terrestre, via les antipodes du pays visé. Les bombes surgissent dans la rue et partout, par le sol. Tout est détruit, par les fondations.
19-08-2020
J’entre dans un appartement : moulures, parquets anciens, hauteur sous plafond. Il commence à faire jour, il pleut des cordes. Je me réfugie là. Tout est vide, ni humain ni objet. Je suis seulement éclairée par la lumière naturelle. Je traverse le salon. Derrière les grandes fenêtres, pluie battante. Un grand courant d’air frais et humide m’incommode. Je traverse un couloir sombre, jusqu’à une petite chambre. Le courant d’air glaçant me poursuit. Ou c’est moi. Je m’approche, une petite fenêtre oscillo-battante 30 par 50. Mon regard passe à travers, et je vois un immeuble en vis-à-vis. Nous sommes séparés par une route à double sens. C’est un grand immeuble, ancien, en pierre de taille. Il doit faire 6 étages. Moi, face à lui, je dois être au 4ème. Soudain, je croise le regard d’une personne déguisée en hérisson. Son déguisement est extrêmement bien fait : les jambes en collant beige, la base du corps-animal part des fesses-humaines pour s’arrondir et finir au sommet de la tête du type-silhouette. Le visage du hérisson se mêle au visage du costumé, si bien que je ne peux absolument pas l’identifier. Cette personne est debout, sur le toit-terrasse sans garde-corps de l’immeuble voisin. Là, hérissé, et à peine sorti d’une fenêtre. À l’arrière-plan, on remarque le houppier d’un platane, d’un quartier qui semble être cours d’Albert, à Bordeaux. Le hérisson me regarde, titubant sur 3 pas, fumant sa cigarette. L’atmosphère est celle d’un petit matin. Il rentre d’une soirée bien arrosée. Il a l’air d’aller mal, on dirait qu’il est venu ici faire le point à l’abri des regards. Ou se défenestrer ? Est-il résigné ? Mais là, il trébuche. Son corps bascule contre la façade, il chute, son costume s’accroche à une poutre en fer. Une seconde ça l’agrippe… et le costume craque, le corps poursuit, accéléré, pour s’écraser sur le trottoir, à côté d’une cabine téléphonique. Je le vois au sol, c’est une femme brune, cheveux mi-longs. Elle se relève, regarde en hauteur, dans ma direction, une expression de désespoir, le sang qui coule sur son front. Elle tombe morte dans les bras d’une passante.
23-01-2022
J’arrive dans un cabinet médical pour un examen de la voix. D’emblée je suis assis à table, sans passer par une salle d’attente. Cette table est ronde. Devant moi est posée une paroi en verre, pas très haute, en forme de U si on la considère de sa tranche. Un U retourné, posé sur son sommet, en verre sombre. Autour de la table, trois personnes se préparent. L’examinatrice, face à moi, ainsi qu’une souffleuse et une assistante. Derrière, une autre table est occupée par du personnel administratif et un peu plus loin une troisième par une secrétaire avec un casque. Au niveau de cette dernière table, un pan de plexiglass descend du plafond pour former une cloison. Je remarque, à voix haute « c’est un théâtre ici ! ». Ça fait rire l’équipe au fond, tandis que les soignantes autour de la table ronde finissent les préparatifs. La petite cloison de verre devant moi est désormais percée d’un cercle, un O dans lequel je vais devoir passer ma bouche. L’examen commence. La table monte un peu pour s’ajuster. Je vais devoir répéter les mots, ou plutôt prononcer les mots écrits qui me sont présentés. Un premier mot apparaît, tendu sur un petit carton par l’assistante : « 107 ». Je lis, je dis « 107 », la souffleuse complète « ans ». Puis, encore un chiffre ; « 1345 ». Je prononce. Un troisième carton est écrit en caractères mêlés, français et japonais, je lis et je prononce « tempura » en faisant bien attention à faire entendre un L dans le R, à la japonaise. Je me sens suspendu à des harnais, en lévitation, face à la paroi d’une scène. Je suis retenu par la seule force de l’assistante ou de la souffleuse qui plus bas tire sur une corde. Deux autres mots me sont présentés dans les airs. Je les prononce.
19-03-2021
En extérieur, face à des champs de maïs secs, assez près d’une forêt, une voix se fait entendre, et parle de la maîtrise du feu. À l’aide d’une tige de maïs super sèche j’allume une parcelle rectangulaire qui en frôle d’autres. Je suis satisfait du chemin du feu. Et ça sent bon. Ça réchauffe toute la zone. Le feu se propage sur un rectangle voisin séparé par une petite allée. Voilà qu’il atteint un genre de fournil-barbecue où des steaks végétaux et des galettes commencent à cuire grâce à la chaleur des flammes.
18-10-2021
Dans une rue, j’avance avec un cortège de manifestants sans slogan ni pancarte. Une jeune femme tient une arme et ça ne m’inspire pas confiance.