29-08-2023

Tout en marchant, traversant des passages, sur des quais élargis, je chante « Le petit train » de Les Rita Mitsouko dès qu’un tram passe à côté de nous. Je me trouve très drôle et malin de sarcasmes.

28-05-2021

Vers la route de Toulouse, j’emprunte un rond-point à vélo et à contre-sens en direction de Bègles, dans des petits dédales de rues. Je m’arrête devant un mur public en parpaings gris, et j’appelle la mairie. Une femme me répond « Monsieur M, monsieur vous devez être surpris que je vous réponde comme ça, justement j’étais sur votre dossier, vous vous demandez où ça en est ». Je commence à escalader le mur devant moi, vertigineux, tout en poursuivant la conversation dans un périlleux appel main-libre, étouffant mes efforts au maximum pour ne par intriguer mon interlocutrice. Je lui précise que j’appelle car je suis passé pour une histoire de carte d’identité. Je chevauche la crête du très haut mur, angoissant d’une possible chute, mais me dirigeant vers une descente encore plus périlleuse. « Il y a eu un problème de graphie lorsque ma collègue a recopié votre date de naissance, vous êtes bien né en 1997 ? – Non, en 1987. – Ah mince ». Je poursuis, m’accrochant des deux mains en me contractant pour descendre lentement le long d’un pan de 2,30 mètres environ, surplombant un vide de plus de six mètres. Je me dis que ce serait tragi-comique de tomber et de mourir à cet instant, au moment même où je parle avec une employée municipale de mes papiers d’identité et de ma date de naissance.

04-03-2024

Je suis au bowling. Je jette la boule. Je tombe. Je me casse le nez. Je fais un strike. 

16-10-2021

Une comète va tomber sur Pessac à la date donnée à l’instant par les informations. C’est demain ou après-demain. On nous explique qu’il y a de fortes chances qu’elle se désagrège complètement en passant dans l’atmosphère, que c’est un vieil objet céleste, déjà bien érodé. Dans les années 1990 un événement similaire s’était produit au Canada. Il y avait eu des dégâts seulement sur quatre kilomètres de diamètre au moment de la collision.

06-11-2023

Dans un tram (B, mais rive droite en mode A géographiquement, mais longeant le fleuve vers l’estuaire, comme le B vers Bacalan mais en miroir, mais aussi un peu C c’est car il me permet de rejoindre la gare si je choisis le bon terminus ou m’arrête au bon arrêt) je remarque soudain un système de comptage de passagers près de la porte. Le boîtier a la forme d’une borne pour valider. Deux écrans sont complétés par une sorte de petit buste métallique, ça doit fonctionner avec un réflecteur, un laser, un truc du genre et être relié à la borne de validation. C’est pour vérifier les statistiques de fraude sans doute. Je fais remarquer la machine à un passager. Ça me distrait suffisamment pour que je loupe mon arrêt. Merde j’allais déjà avoir mon train ric-rac. Comme je m’en suis rendu compte assez vite et me sens assez réactif, je tente d’attraper le tram en sens inverse à l’arrêt suivant. Je descends mais rien à l’horizon. Sept minutes d’attente ! Je vais essayer à pied. Le tronçon est finalement assez long jusqu’à l’arrêt précédent. Tout en marchant je commence à me l’avouer, mon train sera parti sans moi, pffff.

16-04-2021

Je suis dans un espace sauvage, bordé d’arbres. Quelqu’un me dit qu’il faut rentrer. Ça m’est impossible car Katu est ici. Il est redevenu sauvage et court très vite avec d’autres chats. Je les vois filer dans tous les sens. La nuit tombe. Katu passe à côté de moi, je tends les bras et arrive à l’attraper. Je l’approche de moi en le cajolant. Il est tout maigre.

29-04-2021

Je suis dans une soirée organisée dans une friche. Je ne connais pas cet endroit. Je suis ici à titre d’invitée. Il y a beaucoup de personnes, des grands couloirs. Je déambule. Je cherche Pascal du regard. Il est avec son frère, il porte un bermuda hawaïen. Je les retrouve dans plusieurs espaces. Il y a des espaces extérieurs que j’entrevois derrière des grillages, et des espaces intérieurs qui sont surtout de grands halls. Je m’approche de Pascal dans une cour, lui demande de l’attention et on se fâche. Je retourne déambuler en bas. J’arrive dans un espace de toilettes, douches, un peu inondé. De l’eau coule d’une installation de plomberie douteuse et un peu monstrueuse installée au plafond. Je préviens des personnes, qui me répondent qu’on est dans un lieu éphémère, qu’elles ne peuvent rien faire. Je vais vers la sortie et je me rends compte que le chemin est aussi inondé. C’est plus un torrent qu’un chemin. Un groupe se missionne. Il faut ouvrir un portail qui a l’air indéplaçable. On me donne des bonbons dont deux tombent par terre. Quelqu’un les ramasse et me les rends. Lorsque je les ai en main, ils se transforment en guimauve rose. Il nous faut ouvrir ce portail pour dégager un nouveau chemin. On s’y attèle.

17-10-2023

Depuis ma fenêtre rue du Pas-Saint-Georges, on aperçoit deux jeunes, fille et garçon style étudiant émo K-pop, qui s’assoient au bord du toit d’en face. Mais aussitôt, la fille tombe, quatre étages. Le garçon, choqué, se penche pour regarder et glisse à son tour. Dans mon salon, on est aussi sous le choc. On jette un œil. Assez de monde en bas, on descend pas. Peur d’être inutiles, de participer à la panique. Un peu après, on descend pour autre chose. On voit pas la fille, et le garçon est affalé au sol mais frétille légèrement comme de brefs spasmes. On comprend qu’il y a un concert place Caju, c’est sans doute ça qu’ils essayaient de voir depuis les tuiles. Nous on va vers un truc que Loloche veut me montrer. Dans la rue sur une placette un peu plus loin, elle et des amies à elle ont entreposé un bureau sur lequel (et à l’intérieur duquel) elles stockent des trucs, des chouchous, des paillettes, des petits bouts de plastique.

11-03-2021

Avec mon ostéopathe, je traverse une forêt tropicale humide. Je suis pieds nus. Puis elle me manipule. Je lui confie alors que je suis particulièrement attentif à certaines zones de mon corps ces temps-ci, depuis qu’une amie – ayant démarré une formation d’ostéopathie, et n’en étant encore qu’aux hanches et au crâne – m’a expliqué qu’une “tente de fibres” partait de l’intérieur des tempes jusqu’au sommet de la tête pour tenir le cerveau.

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