31-03-2021

Dans une rue, avec Mathieu et Cyril, au-delà de l’heure du couvre-feu, on se décide finalement à rentrer, mais on réalise qu’on s’est beaucoup éloignés. Alors qu’on passe à côté d’un renfoncement, dans la rue, on aperçoit une voiture de police. On file se cacher. On se faufile entre les voitures, on passe sous un grillage entaillé, ça nous griffe. Je me mets à plat ventre tout en entendant les policiers approcher.

28-05-2021

Vers la route de Toulouse, j’emprunte un rond-point à vélo et à contre-sens en direction de Bègles, dans des petits dédales de rues. Je m’arrête devant un mur public en parpaings gris, et j’appelle la mairie. Une femme me répond « Monsieur M, monsieur vous devez être surpris que je vous réponde comme ça, justement j’étais sur votre dossier, vous vous demandez où ça en est ». Je commence à escalader le mur devant moi, vertigineux, tout en poursuivant la conversation dans un périlleux appel main-libre, étouffant mes efforts au maximum pour ne par intriguer mon interlocutrice. Je lui précise que j’appelle car je suis passé pour une histoire de carte d’identité. Je chevauche la crête du très haut mur, angoissant d’une possible chute, mais me dirigeant vers une descente encore plus périlleuse. « Il y a eu un problème de graphie lorsque ma collègue a recopié votre date de naissance, vous êtes bien né en 1997 ? – Non, en 1987. – Ah mince ». Je poursuis, m’accrochant des deux mains en me contractant pour descendre lentement le long d’un pan de 2,30 mètres environ, surplombant un vide de plus de six mètres. Je me dis que ce serait tragi-comique de tomber et de mourir à cet instant, au moment même où je parle avec une employée municipale de mes papiers d’identité et de ma date de naissance.

21-12-2022

Je sors d’un hangar. Pour poursuivre mon chemin, je dois passer par une sorte de plateforme, une rampe semblable à un toboggan vu d’en bas, mais si incliné qu’elle finit carrément à la verticale. Il y a deux grands-mères qui s’apprêtent à faire la même escalade que moi. Ça m’inquiète pour elles. J’entends « Lucida a beau être vieille, elle est très agile ». Je passe quand même le premier, pour les dissuader si jamais ça me paraissait insurmontable. Arrivé dans la partie très inclinée, je manque de leur dégringoler dessus. « Non, mais vraiment, Lucida en est capable ». Alors je laisse les deux mamies me passer devant, en me disant que je pourrais leur faire une parade, retenir leur chute, si jamais.

09-05-2021

Je traverse des rues en roulant à vélo, en altitude. Il y a beaucoup de relief, je prends quelques virages dans l’est de la France. Je me dis que Pierre a raison. Ça va vite, l’effort n’est pas insurmontable. Je passe sur un terrain de gravier qui se prolonge par une route très pentue. J’entre dans un tunnel spécial. Des véhicules sont garés, c’est un parking-ascenseur. Un homme m’aide à me faire une place en déplaçant une rangée de vélo-barrières.

30-05-2022

Des caves immenses, très hautes de plafond. On y descend par un escalier très long, très abrupt. L’an dernier, dans ce lieu, était élevé un taureau. J’ai arrêté de m’en occuper et il est sûrement mort de faim. En tous cas on ne le voit plus. À la première salle immense succèdent beaucoup d’autres salles où il fait très sombre. Elles ne sont pas cartographiées. Pour voir le taureau, il fallait attendre qu’il vienne dans la première salle, un peu plus lumineuse. On me confie l’élevage d’un ou plusieurs nouveaux taureaux. Je suis content et en même temps un peu ennuyé d’avoir laissé mourir un animal l’année précédente (ce que je suis le seul à savoir). Mais quand je veux descendre aux caves pour construire une clôture, je me rends compte qu’elles sont devenues dangereuses : un géant à tête de taureau y vit désormais. Je le sais, sans l’avoir vu. Je remonte des caves. J’arrive dans un grand hall luxueusement décoré, si haut de plafond que deux passerelles superposées le traversent, séparées l’une de l’autre de plusieurs mètres. Du plancher, en sautant, je m’accroche à la première et m’y hisse à la force des bras. La passerelle est très éclairée, fermée par des grilles ouvragées. Une moquette ou un tapis rouge en recouvre le sol, et des sortes de portiques rituels asiatiques, derrière lesquels on voit des portes pleines, en forment les extrémités. Je suis davantage en sécurité sur la passerelle qu’en bas, même si j’ai peur de voir arriver cet homme à tête de taureau, furieux… S’il passait la porte, il ne pourrait de toutes façons pas franchir le portique…

27-04-2021

Voyage avec Cécile. On est dans un avion qui ressemble à un aéroport. Il y a des gens, des lumières, des couloirs. Cet aéroport se déplace. Puis on arrive dans un autre aéroport. On doit se changer. Je prends une douche mais je n’ai pas toutes les affaires dont j’ai besoin. Je n’ai pas de chaussettes et je me rends compte qu’il ne nous reste pas beaucoup de temps. Heureusement, Cécile a packé ma valise. On se dépêche mais on rate l’avion. Alors on marche. On s’arrête dans une ville, puis chez chez André. L’appartement est tout petit, il contient beaucoup d’objets qui sont tous un peu sales. Une grande télé est toujours allumée. Des bandes dessinées traînent sur des vieux meubles. Ça sent la dépression… Puis on est transportées au Japon dans une sorte de vente aux enchères de mangas. Il y a une trentaine de personnes. Un homme présente une collection. La série a l’air super. De nouveau, on est dans une sorte de hall d’aéroport. Quand l’homme termine de présenter ses bandes dessinées, l’assistance sort. Je sors en même temps que les autres personnes, puis décide d’entrer de nouveau. Cinq personnes sont restées et discutent avec l’homme qui est sur le point de remettre des prix. Il me voit, me demande ce que j’ai pensé de la série qu’il a présentée. Je réponds avec enthousiasme et il me donne la pile de mangas qui se trouve devant moi. Il me donne aussi des dessins originaux. Toutes les personnes qui sont présentes reçoivent les mêmes BD et des originaux différents. Je perds malheureusement une partie des miens. Les originaux sont en mandarin, ils comportent aussi des signes géométriques abstraits. Je pars et rejoins Cécile. Nous poursuivons notre voyage, en voiture cette fois. La voiture est une belle décapotable rouge. On est aux États-Unis. Les mots Los Angeles, Chicago défilent dans ma tête. On traverse une ville, c’est une ville avec plein de ponts.

30-04-2021

Je suis dans une école des beaux-arts. Plusieurs personnes se promènent. Il y a un air de fête. Je rencontre Nico et Chloé. On zone avec d’autres personnes. Il y a un garçon métis, il me plaît. Des portes s’ouvrent et se ferment. Je me retrouve dehors, dans une ville de vieilles pierres, avec Lucile. La ville monte et descend. Elle est faite de contreforts, d’arches, de vieilles ruelles en pierres. On déambule. Il y a beaucoup de gens dans les rues. On s’assoit sur un mur de pierre taillé en siège pour regarder la ville. Je me hisse. Puis je me retrouve à la terrasse d’un café avec Nico et Rita. Nico m’annonce que Rita est ma fille. Je suis surprise mais j’accepte. Rita fait la timide. Elle se dandine, ne s’approche pas trop de moi. Puis Chloé arrive. À ce moment, même si il y a eu un doute auparavant, tout est finalement clair : c’est elle la maman de Rita. On va à la mer. Il nous faut descendre un petit chemin très escarpé qui se sépare en sentiers qui accèdent à la mer. On est plusieurs, chacun-e emprunte des chemins différents pour descendre. Je montre un chemin à quelqu’un puis j’en emprunte un autre. Je suis avec Chloé, on arrive en premier au bord de l’eau. L’endroit est magnifique. D’un côté, c’est la mer, turquoise, avec de belles vagues, et de l’autre, l’eau forme une rivière. On se déshabille et on va nager.

15-07-2021

Il y a un groupe de gens que je suis censé reconnaître. On est dehors, près d’un grillage blanc, dans une sorte d’espace vert. Visages de l’enfance ? Du collège ? Des prénoms ? Un garçon, bien qu’adulte, me semble prépubère. Il me connaît ? Le groupe est attablé comme pour une fête, bouteilles et chips disposées sur des tables et des bancs, installés en tous sens. Debout, adossé contre un grillage, je suis pris dans une conversation avec cinq ou six étrangers familiers, camarades ressurgis du passé. Le groupe est aussi composé d’amis, Claire, Malika, Julie. On se croirait à un pique-nique de scouts. Je me sens mal et m’accroche au grillage, les mains dans le dos. « Il va pas nous faire un infarctus ». Mon corps tangue, je m’assois sur un banc parmi les cannettes et paquets en tous genre. Le silence se fait, accentuant l’impression que le malaise est imminent. Je fais comprendre à Malika que je souhaite un verre de Coca, elle me sert du Perrier. Je le renverse et tente de réitérer ma demande.

26-08-2020

Avec ma sœur, nous sommes dans la cour de notre ancienne maison à Talence, rue Marie. C’est une sorte de long chemin étroit en forme d’éclair. Ma sœur m’entraine vers le portail pour une histoire de poubelle, à sortir ou à rentrer… Arrivées au portail, nous sortons, et devant le rideau du garage voisin, une demi-douzaine d’amis aux visages inconnus sont attroupés comme un chœur de chorale. Ce sont des gens qui me sont chers. Ils sont tout sourire et me chantent une chanson d’anniversaire. Je suis trop contente.

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