29-04-2021
Je suis dans une soirée organisée dans une friche. Je ne connais pas cet endroit. Je suis ici à titre d’invitée. Il y a beaucoup de personnes, des grands couloirs. Je déambule. Je cherche Pascal du regard. Il est avec son frère, il porte un bermuda hawaïen. Je les retrouve dans plusieurs espaces. Il y a des espaces extérieurs que j’entrevois derrière des grillages, et des espaces intérieurs qui sont surtout de grands halls. Je m’approche de Pascal dans une cour, lui demande de l’attention et on se fâche. Je retourne déambuler en bas. J’arrive dans un espace de toilettes, douches, un peu inondé. De l’eau coule d’une installation de plomberie douteuse et un peu monstrueuse installée au plafond. Je préviens des personnes, qui me répondent qu’on est dans un lieu éphémère, qu’elles ne peuvent rien faire. Je vais vers la sortie et je me rends compte que le chemin est aussi inondé. C’est plus un torrent qu’un chemin. Un groupe se missionne. Il faut ouvrir un portail qui a l’air indéplaçable. On me donne des bonbons dont deux tombent par terre. Quelqu’un les ramasse et me les rends. Lorsque je les ai en main, ils se transforment en guimauve rose. Il nous faut ouvrir ce portail pour dégager un nouveau chemin. On s’y attèle.
16-03-2023
Je vais à l’épicerie dans un troisième lieu. C’est la première fois que je vois cette boutique. Le grand kebab est toujours là. Au moment où je vais entrer, un homme incompréhensible entre aussi. Il tombe par terre et vomit. Tout le monde panique, et j’appelle le 15. Je ressors du magasin.
29-03-2021
On entre dans une maison avec ma sœur pour y transmettre un chat roux clair à une femme, déjà en présence de deux chats. Elle a un distributeur de croquettes en bandoulière. Elle leur distribue d’une façon très professionnelle, en restant debout sans toucher ni les croquettes ni les chats avec les mains. La maison est vide d’éléments domestiques. Elle verrouille la gueule du chat roux juste avant qu’un homme entre et le récupère gentiment. Je leur souhaite une bonne mission, à l’homme et au félin, pensant que cette maison héberge et protège des chats qui accompagnent des hommes « sur le terrain ». L’homme, avec le chat dans les bras répond « ma mission du moment, c’est le weekend ».
18-05-2022
Assis dans la rue sur mon matelas, le long d’un mur qui longe une route à sens unique, un bout de trottoir partagé avec d’autres clochards, je ne sais plus trop comment j’en suis arrivé là. Je trouve ça effarant, effroyable. Mais pas le temps de m’apitoyer sur ma trajectoire, il faut agir, réagir, survire. C’est la nuit. Un autre clochard fait la manche auprès de nous. Il passe devant nos matelas, la situation m’ahurit. Pourquoi fait-il la manche, à nous ? Un mec, assis au sol à côté de mon matelas, propulse soudain deux jets impressionnants de vomi. Ça me dégoûte. Je suis écœuré. Mes affaires, déjà crasseuses, perdent le peu de réconfort qu’elles pouvaient m’apporter. Je me lève et m’éloigne vers le super U juste au coin de la rue. Face à la vitrine, à ces portes vitrées automatiques coulissantes, à ces lumières blanches et ces reflets, je vois des gens, dedans dehors. Je ne sais pas si je veux entrer.
23-04-2021
Je suis dans la librairie de François. C’est aussi un disquaire et une salle de concert. Je connais cet endroit. François m’accueille. J’arrive d’un grand périple lors duquel j’ai traversé des collines ainsi qu’une île. On discute, il me présente son amie. Puis il s’en va. Je sors devant chez lui et je croise Thierry et quelqu’un d’autre. Je décide d’aller faire un tour. On est dans les pentes de la Croix-Rousse. Les ruelles sont très étroites, remplies d’échoppes et de gens. Je décide de passer au-dessus de la ville qui se dessine en contrebas. Je veux faire une boucle en passant par la rue Burdeau et en revenant vers la rue Leynaud. Je connais ces pentes, ces rues, ce tour. Je commence à marcher quand je me rends compte que je n’ai pas fermé la porte de la grotte de François. Je fais demi-tour. François est rentré. Je lui dis que je viens juste de sortir. Il le sait déjà, il n’y a aucun souci. On prend des nouvelles l’un de l’autre. Nous fermons la grotte, François me dit qu’il travaille surtout dans son appartement. Son amie arrive.
07-10-2023
C’est un spectacle d’arbre de Noël. On est plein, tout un public dans un auditorium. Moi, je suis sur un podium rond en moquette sombre parmi les sièges du premier rang, tout près de la dame ondulée rousse qui commence à chanter. C’est un jeu télé presque. Elle fait sa timide, bien que sa chanson monte en intensité. Moi je me redresse, je pointe un doigt en l’air et je me déhanche. C’est comme si je lui piquais la vedette. Je suis étonné de me sentir si désinhibé. Je regarde un peu les visages autour. La chanson se déploie encore, elle aussi quitte enfin sa zone de timidité. J’aperçois sa petite fille de cinq ou six ans assise dans un fauteuil qui regarde sa maman fixement, tellement fière.
01-08-2022
Dans un bouquet d’arbres de la colline de l’Hautil à Andrésy, il y a une ruche posée à même le sol, un peu enterrée et de travers. Je suis avec deux ou trois garçons. L’un d’eux veut voler du miel. Je n’aime pas cette idée. Les abeilles en ont besoin et c’est le travail d’une apicultrice des environs. Malgré tout, nous ouvrons la ruche, et prenons l’un des rayons. Nous en badigeonnons une petite quantité sur un bâton. L’apicultrice nous a vu et de loin nous interpelle. Les autres veulent faire comme si nous n’avions pas entendu. C’est ridicule. Sur une branche en équilibre il y a un pot d’un kilo. Elle semble croire que c’est ce que nous avons volé. Je décide d’aller discuter avec elle car en réalité les garçons n’ont pris que l’équivalent de deux cuillères à soupe. Elle me croit. Puis elle décide de me montrer d’autres ruches à flanc de colline qui ont été construites en terre crue. Il faut desceller une lourde plaque qui m’évoque l’art du Moyen-Âge ou de l’Égypte copte. Une sorte de couloir relie les ruches, et on ne peut y entrer qu’à quatre pattes. Ça me fait penser au stockage de nourriture au Maghreb ou en Afrique de l’Ouest. L’apicultrice ouvre pour moi l’un des réservoirs : miel, gelée royale, énormes larves comestibles, matières précieuses. Elle finit par me parler d’un essaim vieillissant qui met tous ses efforts à produire une nouvelle reine.
23-04-2021
Dans le couloir d’un aéroport, j’aperçois Tiphaine sur un écran. Nous commençons alors une conversation. J’attrape une boîte en carton Air France disposée derrière moi sur une étagère de goodies. Je l’ouvre et y découvre deux têtes en latex perruquées dans un filet de nylon. L’une d’hôtesse de l’air, l’autre de stewart. Je me cache de la caméra et de l’écran, le temps d’enfiler le visage de l’hôtesse sur le mien, même si je ne parviens pas à bien le déballer. Je réapparais à l’écran, super fier de ma blague, mais c’est déjà l’heure que j’y aille pour ne pas être en retard. Bisous Tiphaine.
22-08-2020
J’attends le tramway parmi une foule bondée. Ma destination ne me préoccupe absolument pas. Pour éviter la cohue qui se prépare contre le véhicule, je décide d’aller d’un pas vif vers la station précédente. Je suis tout fier de mon stratagème. Il n’y a hélas pas moins de monde à cet arrêt. À l’intérieur d’une rame, debout entre deux duos de deux sièges. Une femme d’une cinquantaine d’année est masquée et assise. Je regarde le fauteuil vide à côté d’elle. Je croise son regard ; elle me fait signe de m’assoir, l’air de dire « ça suffit, c’est déjà pas mal ça » elle me montre nos masques, mon masque, son masque, le fauteuil. Je souris sous mon masque. Un peu de promiscuité. Je suis heureux de voir que les rapports humains se simplifient. Dans l’allée s’agite un grand chien roux frisé, il tire sa langue rose. Nos regards nous interceptent. Le sien est si intense, on dirait qu’il a trouvé en moi un super copain. Je me dit que cette femme est sa maitresse. C’est un chien d’un genre lévrier bâtard ondulé, orang-outan, jouet pour enfant, poney. Bien sympa.