14-07-2021
Dans une vaste douche, je suis debout. C’est là que les derniers présidents de la République ont pris leurs douches. Le carrelage est large et vert foncé, la lumière venant du plafond, tamisée. La suite présidentielle est agréable. Dans la première chambre où je me suis éveillé ce matin il y a des piliers et un bureau en bois avec des objet que François Mitterand y avait disposé. Un bureau classique dans une suite moderne. Dessus, des fragments de fleurs en porcelaine, céramique émaillée cassée, celle que l’on met dans les cimetières. Dans cette douche il s’est douché, ainsi que Hollande, Sarkozy, etc. Les lieux sont immuables. Mon père m’attend, je ne suis pas près. Pas très rapide, comme à mon habitude. Je songe à la seconde chambre ayant une fenêtre donnant sur une petite cour intérieure fermée sur elle-même. Cette pièce semble idéale pour faire une sieste. Mitterand ne devait pas pouvoir y résister.
26-03-2023
Dans une camionnette, L. conduit. on est à Jazeneuil, y’a d’autres personnes dans la voiture. Elle conduit bien mais très très vite et je ne suis pas attachée. J’ai un peu peur mais ça va. On traverse le centre du village, petites ruelles, rues blanches et propres. On se gare et on va voir des ami·exs à elle qui louent une ancienne banque, iels s’en servent d’atelier. Moquette grise et baies vitrées. Iels sont genre 10/12 à travailler ici. On me demande mon nom et mes pronoms, puis je papote avec une fille qui me parle d’une adaptation du film de Yoko Tsuno. Elle veut me prêter le dvd mais on ne le trouve pas. À la place je leur emprunte ou plutôt je leur vole des magazines people qui trainent. On me dit que J. travaille ici. Elle fabrique un immense pourtour de piscine en plâtre, je vois une vidéo d’elle sur un bateau, elle a fini sa pièce et a l’air super heureuse, il fait beau, elle boit une coupe de champagne. On sort de la banque et y’a des artistes de l’atelier qui font une perf dans la rue et dans les remparts. Iels ont des énormes masques en papier mâché et jouent une sorte de pièce de théâtre. Je trouve ça bof et je me demande comment les habitant·es accueillent leur présence et leur travail dans le village.
15-05-2021
Dans un appartement dont les fenêtres sont camouflées par des tissus, rideaux, stores, on regarde la projection d’une image de paysage sur le mur, avec un petit groupe dont une dame à cheveux gris et lunettes. On regarde la façon dont le soleil rentre malgré tout dans la pièce, se projette çà et là, se mêle à l’image de paysage. Ceci doit nous donner le résultat d’un sondage que l’on cherche encore à interpréter. Je remarque que les lignes ont bougé pour l’UMP par rapport à ce matin. La fenêtre à gauche est plongée dans l’ombre mais une fenêtre se reflète désormais à droite, sur le tissu du canapé.
12-03-2021
Une fille siffle un h/appeau étrange, face à un mur / colline / rambarde / falaise. Elle doit avoir perdu un oiseau. Plus loin je n’entends déjà plus le son de ce/t h/appeau. Mais un chien aboie, plus loin encore. Lui doit l’entendre. Le long de cette rue, de plus en plus urbaine, je monte-descends. Une voiture de filles ne me cède pas la priorité à une intersection, et va finalement se garer à peine plus loin dans un parc / espace vert, trajet de cinquante mètres.
30-09-2020
Je raconte à quelqu’un aux contours flous ce que je viens de traverser. J’ai les pieds sur terre, je suis avec une amie, il y a des sensations de moustiques. J’évoque un ailleurs et change de plan. Mon corps est dissout, ma vision flotte. Je continue de raconter, sans savoir où est la personne qui m’écoute. Voit-elle ce que je dis ? Je passe par-dessus un paysage légendé, marron, vert, air, une cartographie, par les yeux, par les airs. Il y a en-dessous la Gironde. Donnant une place immense à l’eau, des affluents, et des termes géographiques inconnus… Autour de la Gironde, qui est un fleuve, les canaux naturels s’élargissent. On les appelle ici les gards. Je vois les mots « gard de… quelque chose » inscrits plusieurs fois sur la carte. Je vois le « gard des Jalles » à l’est. Deux autres vastes gards, l’un prolongeant le fleuve au sud, l’autre à l’ouest, séparés par des rubans de terre. Comme une lagune. Les gards se côtoient formant une grande étendue d’eau étalée sur l’échelle de plusieurs villes, au sud de Bordeaux. Je suis interpellé par un îlot qui clôt cette zone humide. Je lis la légende sur la carte-paysage. Au milieu de cette petite île est écrit « L’étoile ou la petite feuille » ou l’inverse… « La feuille ou la petite étoile ». Je trouve en effet qu’on dirait la feuille d’un arbre, d’un platane, petite et vue du ciel.
06-04-2022
Une nouvelle arme dans une nouvelle guerre. Provoquant des dégâts inédits, un pays envoie des bombes à travers la croûte terrestre, via les antipodes du pays visé. Les bombes surgissent dans la rue et partout, par le sol. Tout est détruit, par les fondations.
02-08-2021
Le long d’une rivière très boisée, à Paris, des végétaux s’animent. L’eau coule entre les acacias, les chênes. Un branche de glaïeul coupée avance sur l’eau avec une énergie certaine. Parfois même, elle sort de la rivière et rampe sur un tapis d’humus, de feuilles en décomposition. Elle grimpe à un tronc, serpente, s’accroche à une branche et replonge. Ici, une fleur court se travestir en se faufilant dans une autre, inerte. Une stratégie de camouflage encore jamais observée. Dérivant sur les eaux calmes, cette végétation semble aller vers un objectif, déterminée. La ville commence à se révéler par un reflet. Dans les ondulations aquatiques, c’est l’image de la tour Montparnasse qui surgit. Puis je la vois directement, entre les branchages et les immeubles du premier plan. Les feuilles, les tiges, les iris échappent discrètement au flottement habituel de l’écoulement des flots.
02-05-2021
Je suis en voyage avec Céline. Nous croisons John et aussi Quentin, avec qui j’ai une affaire en cours. Je retrouve Céline près de sa voiture. Elle est avec Camille. Céline me dit que Camille parle peu. La voiture démarre. Arrêt dans une station-service. Camille va chercher une boisson. Je suis sur le parking d’un centre commercial avec Céline. On remonte en voiture, Céline et moi. Autoroute, goudron, béton. On suit une voiture chenille. On entre dans un nouveau parking, en souterrain, et je dois conduire la voiture qui me paraît très grande. On entre dans un appartement qui nous est prêté. J’ai à ce moment là le sentiment de devoir choisir entre deux choses dont j’ai envie : être avec Céline ou être avec Quentin et ses amis. Lou arrive et je vais avec elle acheter des victuailles dans un supermarché dans lequel tout est cheap et un peu mal rangé. On cherche les rayons « nourriture ». On traverse surtout des rayons d’objets. Des objets neufs qui se transforment en objets de seconde main. Mon regard s’arrête sur des piles de vieux Tintin qui sont rangés dans de vieilles armoires.
16-10-2021
Une comète va tomber sur Pessac à la date donnée à l’instant par les informations. C’est demain ou après-demain. On nous explique qu’il y a de fortes chances qu’elle se désagrège complètement en passant dans l’atmosphère, que c’est un vieil objet céleste, déjà bien érodé. Dans les années 1990 un événement similaire s’était produit au Canada. Il y avait eu des dégâts seulement sur quatre kilomètres de diamètre au moment de la collision.