16-03-2023

Plan large sur un château. Pas un château français, plutôt vieux manoir écossais en pierres noires, tout défoncé par le temps. C’est l’ancien lieu d’habitation de l’auteur d’une série de livres à succès devenue série TV encore plus populaire. Je fais des visites guidées. La grande pièce du hall est la mieux entretenue. Un grand tapis rouge déboule des grands escaliers. Des lustres éclairent la pièce où plusieurs groupes de touristes scrutent soit les prospectus qu’iels tiennent, soit le haut plafond et ses lustres. Un groupe vient vers moi et me pose des questions sur l’auteurice de la série « Game of Thrones » et notamment sur ses influences. Ces influences, je les connais, juste incapable de les ressortir. J’improvise en parlant des tragédies shakespeariennes mais aussi de Dracula de Bram Stoker, l’aspect épistolaire de l’ouvrage me semblant un lien pas si con que ça avec la forme de récit chorale de « Game of Thrones ». Il faut faire la visite guidée. On entame donc le chemin qui va du hall aux remparts éclatés du château. Une certaine végétation vert-sapin a pris place. Des monticules de collines arrivent presque au niveau du haut des remparts, comme si le château s’était enfoncé dans le sol ou que la colline avait poussé. Il y a une attraction. Il s’agit de libérer une vache déguisée en dragon d’un enclos pour la mettre dans celui d’à coté. Des femmes travaillent pour le site touristique. Elles sont trois, une maquille les touristes, l’autre les prépare à faire pivoter un grand volet en bois servant à pousser l’animal d’un enclos à l’autre. Et la troisième prend une photo de ce joyeux bordel. Elles changent de rôle tout le temps en suivant le groupe de touristes qu’elles reçoivent. Quand j’arrive avec mon groupe, une des filles me dit qu’elle est malade et que je vais devoir la remplacer. Elle venait juste de terminer avec son groupe par la photo et a dévalé via un toboggan en coussin pour rejoindre le poste de départ et me confier un kit de maquillage. Faut surtout barbouiller les visiteurs avec de la poudre blanche pour qu’ils aient l’air de fantôme sur les photos. Et je dois porter un serre-tête d’heroic fantasy. Je tapote donc un cercle de coton avec de la poudre blanche sur le visage des touristes et on poursuit. Quand on arrive au « passage des dragons », le responsable animalier qui accompagne toujours les bêtes nous dit que c’est un moment rare et particulier puisque nous allons assister à la « reproduction des dragons ». Cet événement dépend de l’état hormonale d’un petit taureau. Le responsable animalier doit pouvoir assurer la pérennité des « dragons » du château, c’est dans son contrat. En m’expliquant tout ça il distribue des K-way aux touristes. Je lui demande quand même si c’est pas un peu dangereux. Si bien sûr, me dit-il, mais tout est sous contrôle. Le premier enclos s’ouvre et un petit taureau déguisé en dragon rentre dans l’espace, le responsable de la bête guide directement la grande planche pour rabattre l’animal vers un mannequin de reproduction que le bestiau s’empresse de grimper. Le responsable passe la tête au-delà de la planche pour vérifier que tout se passe bien, sauf que le dragon-taureau glisse du mannequin, cale un coup de corne sur le gadjo et arrose les touristes qui deviennent des fantômes gluants. Mais pas le temps de niaiser. Le responsable est KO et j’hurle sur le groupe de touristes de pousser la planche pour rabattre l’animal vers le deuxième enclos si on ne veut pas finir dans le coma. On pousse, ça marche. L’animal se dirige vers la seconde porte qui se referme après son passage. On ne fait pas la photo et nous partons pour l’hôpital.

23-01-2022

J’arrive dans un cabinet médical pour un examen de la voix. D’emblée je suis assis à table, sans passer par une salle d’attente. Cette table est ronde. Devant moi est posée une paroi en verre, pas très haute, en forme de U si on la considère de sa tranche. Un U retourné, posé sur son sommet, en verre sombre. Autour de la table, trois personnes se préparent. L’examinatrice, face à moi, ainsi qu’une souffleuse et une assistante. Derrière, une autre table est occupée par du personnel administratif et un peu plus loin une troisième par une secrétaire avec un casque. Au niveau de cette dernière table, un pan de plexiglass descend du plafond pour former une cloison. Je remarque, à voix haute « c’est un théâtre ici ! ». Ça fait rire l’équipe au fond, tandis que les soignantes autour de la table ronde finissent les préparatifs. La petite cloison de verre devant moi est désormais percée d’un cercle, un O dans lequel je vais devoir passer ma bouche. L’examen commence. La table monte un peu pour s’ajuster. Je vais devoir répéter les mots, ou plutôt prononcer les mots écrits qui me sont présentés. Un premier mot apparaît, tendu sur un petit carton par l’assistante : « 107 ». Je lis, je dis « 107 », la souffleuse complète « ans ». Puis, encore un chiffre ; « 1345 ». Je prononce. Un troisième carton est écrit en caractères mêlés, français et japonais, je lis et je prononce « tempura » en faisant bien attention à faire entendre un L dans le R, à la japonaise. Je me sens suspendu à des harnais, en lévitation, face à la paroi d’une scène. Je suis retenu par la seule force de l’assistante ou de la souffleuse qui plus bas tire sur une corde. Deux autres mots me sont présentés dans les airs. Je les prononce.

07-10-2023

Je descends / monte la pente rive droite. L’orage a l’air de s’approcher à toute allure. Alors je décide d’aller chez ma sœur plus précipitamment que prévu. Je longe une rue de terre et de goudron cernée de végétaux touffus, feuilles de robiniers dans la pente. Côté montant, des maisons dégoulinent d’eau et m’éclaboussent, moi et mon vélo. Des canalisations, des portes, une gouttière verticale qui jaillit. Je me rends compte que l’itinéraire ne me semble pas très clair, je ne suis plus certain de la rive où elle habite. J’en ai pour 20/30 minutes. Je roule vers une rue où il y a une grande agitation que je perçois tout au fond dans ma perspective, l’horizon entre les deux pans de la rue où je suis actuellement. Des jets de bouteilles, des chiens mécaniques, des jeunes hommes qui courent en tous sens, ça et là. Trop tard, je suis déjà engagé dans ce pan de ville. J’évite tout le verre au sol avec mes pneus. Il faut que je quitte vite les lieux, il ne faut pas que mon vélo crève. Je trace mais atterris dans une rue plus étroite qui monte, et forme un virage avec des petites rues parallèles. Énormément de bouteilles volent en tous sens, des gens crient, des bris de verre partout, je roule en mettant une main au-dessus de ma tête. Ça me stresse.

24-04-2021

Je suis avec Jean et Georgie. On est dans une vieille ville. Les bâtiments sont anciens. C’est une sorte de village labyrinthique. On est invités dans une maison luxueuse. Je me sens intimidée. Katu est avec moi. Il s’appelle Luca. Sa présence crée des contraintes dans le groupe. Il y a un garçon avec nous. Arrive Vava, sa présence m’est agréable. À un moment j’ai un bébé dans les bras, je sais que c’est le mien.

04-11-2024

Après avoir franchi le préau carré de la mosquée, je passe scrupuleusement l’aspirateur dans son hall de béton moderne. Deux femmes que je reconnais s’apprêtent à entrer, avec hésitation, dans la salle de prières, jusque dans les pièces de réception et les appartements privés du supérieur religieux local. Passant à côté d’elles, je leur adresse la parole et leur déconseille. D’accord, mais dans ce cas, vous devez y aller à notre place ! Ce à quoi j’obéis, sans discussion. J’entre dans une première pièce, c’est tout alambiqué. Plusieurs pièces se succèdent et mènent à un étage. Dans la seconde pièce, je trouve des flyers en arabe et en touche deux mots aux femmes à travers la fenêtre. Je continue vers l’étage où un biscuit rond déjà croqué est posé sur un paquet abandonné. J’hésite à le croquer pour de bon, mais en choisis un entier dans le paquet, pour plus de discrétion. Le biscuit à la main, voleur, je descends l’escalier et croise alors droit dans les yeux, monsieur l’imam qui revient dans ses appartements.

13-03-2024

J’attends mon tour à la caisse d’un supermarché. Une poussette avec un enfant dedans heurte brusquement la vitrine du magasin depuis l’extérieur et explose.

01-08-2022

Dans un bouquet d’arbres de la colline de l’Hautil à Andrésy, il y a une ruche posée à même le sol, un peu enterrée et de travers. Je suis avec deux ou trois garçons. L’un d’eux veut voler du miel. Je n’aime pas cette idée. Les abeilles en ont besoin et c’est le travail d’une apicultrice des environs. Malgré tout, nous ouvrons la ruche, et prenons l’un des rayons. Nous en badigeonnons une petite quantité sur un bâton. L’apicultrice nous a vu et de loin nous interpelle. Les autres veulent faire comme si nous n’avions pas entendu. C’est ridicule. Sur une branche en équilibre il y a un pot d’un kilo. Elle semble croire que c’est ce que nous avons volé. Je décide d’aller discuter avec elle car en réalité les garçons n’ont pris que l’équivalent de deux cuillères à soupe. Elle me croit. Puis elle décide de me montrer d’autres ruches à flanc de colline qui ont été construites en terre crue. Il faut desceller une lourde plaque qui m’évoque l’art du Moyen-Âge ou de l’Égypte copte. Une sorte de couloir relie les ruches, et on ne peut y entrer qu’à quatre pattes. Ça me fait penser au stockage de nourriture au Maghreb ou en Afrique de l’Ouest. L’apicultrice ouvre pour moi l’un des réservoirs : miel, gelée royale, énormes larves comestibles, matières précieuses. Elle finit par me parler d’un essaim vieillissant qui met tous ses efforts à produire une nouvelle reine.

08-10-2020

Sur les quais, ambiance Bordeaux, Porto. C’est marée haute, des vagues énormes ! On est un groupe d’amis et de famille tout mélangé. Quelqu’un propose d’aller manger portugais. Tout le monde trouve ça super insolite et est d’accord. Malika, Patrick, les autres, tout le monde. Tout le monde, sauf une personne qui reste plantée là avec sa couronne et ses escarpins dorées : la reine ! Elisabeth refuse de manger portugais ! – Allez, insista l’un de nous qui avait sans doute faim. Allez, on y va ! C’est décidé ! Il n’en est pas question, répondit la reine. Je décidai d’intervenir : – Allez venez, c’est une cuisine très fine… Je négligeai d’ajouter la formule Sa majesté. Sans dire mot, la reine prit ses cliques et ses claques, m’obligeant de courir après. Elle faisait un caprice ! La petite dame trébucha et fit exprès beaucoup de bruit. Je la ramassai comme si elle était une poupée et nous entrâmes dans une maison, en direction d’une chambre. Feignant une migraine pour montrer qu’elle n’était pas contente, la reine se laissa tomber en arrière sur un lit couvert d’un édredon, doré comme la couronne sur sa tête, doré comme les chaussures à ses pieds qui dépassaient du bord du lit. Elle se ficha d’être allongée à moitié sur une bosse et ne s’inquiéta pas, bien sûr, que la bosse était un dormeur !

02-05-2021

Je suis en voyage avec Céline. Nous croisons John et aussi Quentin, avec qui j’ai une affaire en cours. Je retrouve Céline près de sa voiture. Elle est avec Camille. Céline me dit que Camille parle peu. La voiture démarre. Arrêt dans une station-service. Camille va chercher une boisson. Je suis sur le parking d’un centre commercial avec Céline. On remonte en voiture, Céline et moi. Autoroute, goudron, béton. On suit une voiture chenille. On entre dans un nouveau parking, en souterrain, et je dois conduire la voiture qui me paraît très grande. On entre dans un appartement qui nous est prêté. J’ai à ce moment là le sentiment de devoir choisir entre deux choses dont j’ai envie : être avec Céline ou être avec Quentin et ses amis. Lou arrive et je vais avec elle acheter des victuailles dans un supermarché dans lequel tout est cheap et un peu mal rangé. On cherche les rayons « nourriture ». On traverse surtout des rayons d’objets. Des objets neufs qui se transforment en objets de seconde main. Mon regard s’arrête sur des piles de vieux Tintin qui sont rangés dans de vieilles armoires. 

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