29-08-2023

Tout en marchant, traversant des passages, sur des quais élargis, je chante « Le petit train » de Les Rita Mitsouko dès qu’un tram passe à côté de nous. Je me trouve très drôle et malin de sarcasmes.

30-05-2022

Des caves immenses, très hautes de plafond. On y descend par un escalier très long, très abrupt. L’an dernier, dans ce lieu, était élevé un taureau. J’ai arrêté de m’en occuper et il est sûrement mort de faim. En tous cas on ne le voit plus. À la première salle immense succèdent beaucoup d’autres salles où il fait très sombre. Elles ne sont pas cartographiées. Pour voir le taureau, il fallait attendre qu’il vienne dans la première salle, un peu plus lumineuse. On me confie l’élevage d’un ou plusieurs nouveaux taureaux. Je suis content et en même temps un peu ennuyé d’avoir laissé mourir un animal l’année précédente (ce que je suis le seul à savoir). Mais quand je veux descendre aux caves pour construire une clôture, je me rends compte qu’elles sont devenues dangereuses : un géant à tête de taureau y vit désormais. Je le sais, sans l’avoir vu. Je remonte des caves. J’arrive dans un grand hall luxueusement décoré, si haut de plafond que deux passerelles superposées le traversent, séparées l’une de l’autre de plusieurs mètres. Du plancher, en sautant, je m’accroche à la première et m’y hisse à la force des bras. La passerelle est très éclairée, fermée par des grilles ouvragées. Une moquette ou un tapis rouge en recouvre le sol, et des sortes de portiques rituels asiatiques, derrière lesquels on voit des portes pleines, en forment les extrémités. Je suis davantage en sécurité sur la passerelle qu’en bas, même si j’ai peur de voir arriver cet homme à tête de taureau, furieux… S’il passait la porte, il ne pourrait de toutes façons pas franchir le portique…

16-03-2021

Dans un rayon “jouets” avec Simon R, on regarde les articles. Je vois des figurines, des objets phosphorescents. J’avance vers la tête de gondole où je vois des bracelets qui brillent la nuit présentés avec le slogan Ne perdez plus de vue votre enfant. Je poursuis, vers le rayon suivant. Le plafond est plus bas. C’est ici une papeterie attenante à un musée. J’attends deux femmes qui visitent l’exposition. Je préfère rester ici, explorer les rayons. Je trouve de belles cartes de France, à différentes échelles. Je demande un renseignement à une femme “Je cherche une carte plus grande et du papier ni page simple ni page double ni page perforée”. Elle me sort une grande page pliée sur elle-même, du format d’une nappe, bien emballée dans un film plastique semi-rigide. Elle précise “C’était courant dans les années soixante, c’était pour éviter de tourner les pages durant les examens, pour éviter de tricher, de dissimuler des choses.” La grande page-nappe a des catégories pré-imprimées en début de ligne.

23-04-2021

Dans le couloir d’un aéroport, j’aperçois Tiphaine sur un écran. Nous commençons alors une conversation. J’attrape une boîte en carton Air France disposée derrière moi sur une étagère de goodies. Je l’ouvre et y découvre deux têtes en latex perruquées dans un filet de nylon. L’une d’hôtesse de l’air, l’autre de stewart. Je me cache de la caméra et de l’écran, le temps d’enfiler le visage de l’hôtesse sur le mien, même si je ne parviens pas à bien le déballer. Je réapparais à l’écran, super fier de ma blague, mais c’est déjà l’heure que j’y aille pour ne pas être en retard. Bisous Tiphaine.

24-04-2021

Je suis avec Jean et Georgie. On est dans une vieille ville. Les bâtiments sont anciens. C’est une sorte de village labyrinthique. On est invités dans une maison luxueuse. Je me sens intimidée. Katu est avec moi. Il s’appelle Luca. Sa présence crée des contraintes dans le groupe. Il y a un garçon avec nous. Arrive Vava, sa présence m’est agréable. À un moment j’ai un bébé dans les bras, je sais que c’est le mien.

02-08-2021

Le long d’une rivière très boisée, à Paris, des végétaux s’animent. L’eau coule entre les acacias, les chênes. Un branche de glaïeul coupée avance sur l’eau avec une énergie certaine. Parfois même, elle sort de la rivière et rampe sur un tapis d’humus, de feuilles en décomposition. Elle grimpe à un tronc, serpente, s’accroche à une branche et replonge. Ici, une fleur court se travestir en se faufilant dans une autre, inerte. Une stratégie de camouflage encore jamais observée. Dérivant sur les eaux calmes, cette végétation semble aller vers un objectif, déterminée. La ville commence à se révéler par un reflet. Dans les ondulations aquatiques, c’est l’image de la tour Montparnasse qui surgit. Puis je la vois directement, entre les branchages et les immeubles du premier plan. Les feuilles, les tiges, les iris échappent discrètement au flottement habituel de l’écoulement des flots.

14-07-2021

Dans une vaste douche, je suis debout. C’est là que les derniers présidents de la République ont pris leurs douches. Le carrelage est large et vert foncé, la lumière venant du plafond, tamisée. La suite présidentielle est agréable. Dans la première chambre où je me suis éveillé ce matin il y a des piliers et un bureau en bois avec des objet que François Mitterand y avait disposé. Un bureau classique dans une suite moderne. Dessus, des fragments de fleurs en porcelaine, céramique émaillée cassée, celle que l’on met dans les cimetières. Dans cette douche il s’est douché, ainsi que Hollande, Sarkozy, etc. Les lieux sont immuables. Mon père m’attend, je ne suis pas près. Pas très rapide, comme à mon habitude. Je songe à la seconde chambre ayant une fenêtre donnant sur une petite cour intérieure fermée sur elle-même. Cette pièce semble idéale pour faire une sieste. Mitterand ne devait pas pouvoir y résister.

13-03-2021

C’est presque l’heure du couvre-feu, il y a plein de gens dehors qui profitent des derniers instants. J’accompagne Pierre chercher un truc dans une pharmacie-librairie. Au moment de passer en caisse, il y a la file des acheteurs et juste derrière, celle des accompagnateurs, séparées par du ruban de plastique rouge et blanc, et des plots métalliques. Je vais l’attendre au fond, dans un espace rempli d’étagères de livres. Je feuillette un livre de cartographie. Une dame pète-sec m’interpelle « – Jonathan ». Elle est du magasin, et nous précipite Pierre et moi à quitter les lieux. On avance dans les allées de la galerie marchande. Je demande à Pierre s’il a déjà payé 38 euros en pièces de 20 centimes. Nous voilà dans un lit au rez-de-chaussée, près d’une fenêtre donnant sur la rue. À travers des rangées de voitures, sur le trottoir d’en face, je vois un homme et une femme qui s’installent à même le sol. L’homme est assis, torse nu, et sort un énorme sexe. Je dis à Pierre de regarder. La femme commence à être toute excitée et finalement, l’arrivée de piétons calme leurs (h)ardeurs. J’ai peur qu’ils me voient, voyeur.

22-10-2021

Me voilà tel un vieil homme dans le désert. Je suis saisi Ah ! j’ai du sang dans la tête, j’ai mal. Je conclus. Voilà, c’en est fini. Alors je cherche une dernière posture. M’allonger… sur quels rochers ? Sur quel sable ? Un peu de confort et de réconfort, se détendre, se laisser partir, détendu…

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