06-04-2022

Une nouvelle arme dans une nouvelle guerre. Provoquant des dégâts inédits, un pays envoie des bombes à travers la croûte terrestre, via les antipodes du pays visé. Les bombes surgissent dans la rue et partout, par le sol. Tout est détruit, par les fondations.

01-11-2020

Je voudrais acheter un billet pour retourner à Toronto. Je suis à l’aéroport de Mérignac et je pense que je suis à découvert. Si « paiement refusé » s’affiche, ce sera fichu. Au bout d’un couloir arrondi j’entre dans une épicerie asiatique où deux beaux stands de fruits de mer s’agitent. Les poulpes sont vifs et se promènent autour de leurs cagettes presque en rigolant. Quelques oursins sur le stand voisin sortent de leurs bogues ou s’y ré-introduisent. Comme des châtaignes possédées par des litchis. Les vendeurs ont des billets d’avion à vendre. Mais nous mettons du temps à nous comprendre. Finalement ils n’ont que des billets pour des pays en guerre. Me voilà dans un avion. Déjà en vol. Je cherche une place confortable. Je change de fauteuil plusieurs fois jusqu’à trouver un strapontin orange qui me va. À peine trouvé, le pilote, avec un fort accent chinois ou coréen annonce calmement que nous allons procéder à la descente. Il reste une petite douzaine d’heures quand même ! Sa voix, très chaleureuse, franchement souriante, marque beaucoup de pauses inhabituelles, ce qui le rend amical et plein d’un suspens assez bizarre. Puis il explique, toujours très calmement, que « ce qui importe… finalement… c’est… la… structure… » Cette prise de parole décalée laisse tout le monde dans le trouble, perplexes, voire carrément anxieux. 

05-04-2024

Dans un petit stade en ellipse entouré d’un grillage, , avec un bois en son centre, sol moelleux orangé granulé, strié de lignes blanches de démarcation. Je démarre la course, et après un ou deux tours, j’entre dans un état de transe. Beaucoup de plaisir à observer mes foulées rebondir étrangement, à sentir ma présence se mêler intimement à celle du lieu. Je prends la tangente et entre dans le bois. Interactions visuelles et gravitationnelles mélangées, traversées par la joie. Mes pas sont le sol, sont mes yeux, mes yeux sont le sol, du sol émanent mes pas, et je respire profondément poursuivant entre les arbres cette expérience de plénitude et d’harmonie.

02-05-2021

Je suis en voyage avec Céline. Nous croisons John et aussi Quentin, avec qui j’ai une affaire en cours. Je retrouve Céline près de sa voiture. Elle est avec Camille. Céline me dit que Camille parle peu. La voiture démarre. Arrêt dans une station-service. Camille va chercher une boisson. Je suis sur le parking d’un centre commercial avec Céline. On remonte en voiture, Céline et moi. Autoroute, goudron, béton. On suit une voiture chenille. On entre dans un nouveau parking, en souterrain, et je dois conduire la voiture qui me paraît très grande. On entre dans un appartement qui nous est prêté. J’ai à ce moment là le sentiment de devoir choisir entre deux choses dont j’ai envie : être avec Céline ou être avec Quentin et ses amis. Lou arrive et je vais avec elle acheter des victuailles dans un supermarché dans lequel tout est cheap et un peu mal rangé. On cherche les rayons « nourriture ». On traverse surtout des rayons d’objets. Des objets neufs qui se transforment en objets de seconde main. Mon regard s’arrête sur des piles de vieux Tintin qui sont rangés dans de vieilles armoires. 

22-10-2021

Me voilà tel un vieil homme dans le désert. Je suis saisi Ah ! j’ai du sang dans la tête, j’ai mal. Je conclus. Voilà, c’en est fini. Alors je cherche une dernière posture. M’allonger… sur quels rochers ? Sur quel sable ? Un peu de confort et de réconfort, se détendre, se laisser partir, détendu…

06-03-2024

On est dans un bus. Le bus s’arrête en pleine forêt. La maitresse m’abandonne. Le bus repart et je n’arrive pas à retrouver mon chemin.

16-03-2023

Plan large sur un château. Pas un château français, plutôt vieux manoir écossais en pierres noires, tout défoncé par le temps. C’est l’ancien lieu d’habitation de l’auteur d’une série de livres à succès devenue série TV encore plus populaire. Je fais des visites guidées. La grande pièce du hall est la mieux entretenue. Un grand tapis rouge déboule des grands escaliers. Des lustres éclairent la pièce où plusieurs groupes de touristes scrutent soit les prospectus qu’iels tiennent, soit le haut plafond et ses lustres. Un groupe vient vers moi et me pose des questions sur l’auteurice de la série « Game of Thrones » et notamment sur ses influences. Ces influences, je les connais, juste incapable de les ressortir. J’improvise en parlant des tragédies shakespeariennes mais aussi de Dracula de Bram Stoker, l’aspect épistolaire de l’ouvrage me semblant un lien pas si con que ça avec la forme de récit chorale de « Game of Thrones ». Il faut faire la visite guidée. On entame donc le chemin qui va du hall aux remparts éclatés du château. Une certaine végétation vert-sapin a pris place. Des monticules de collines arrivent presque au niveau du haut des remparts, comme si le château s’était enfoncé dans le sol ou que la colline avait poussé. Il y a une attraction. Il s’agit de libérer une vache déguisée en dragon d’un enclos pour la mettre dans celui d’à coté. Des femmes travaillent pour le site touristique. Elles sont trois, une maquille les touristes, l’autre les prépare à faire pivoter un grand volet en bois servant à pousser l’animal d’un enclos à l’autre. Et la troisième prend une photo de ce joyeux bordel. Elles changent de rôle tout le temps en suivant le groupe de touristes qu’elles reçoivent. Quand j’arrive avec mon groupe, une des filles me dit qu’elle est malade et que je vais devoir la remplacer. Elle venait juste de terminer avec son groupe par la photo et a dévalé via un toboggan en coussin pour rejoindre le poste de départ et me confier un kit de maquillage. Faut surtout barbouiller les visiteurs avec de la poudre blanche pour qu’ils aient l’air de fantôme sur les photos. Et je dois porter un serre-tête d’heroic fantasy. Je tapote donc un cercle de coton avec de la poudre blanche sur le visage des touristes et on poursuit. Quand on arrive au « passage des dragons », le responsable animalier qui accompagne toujours les bêtes nous dit que c’est un moment rare et particulier puisque nous allons assister à la « reproduction des dragons ». Cet événement dépend de l’état hormonale d’un petit taureau. Le responsable animalier doit pouvoir assurer la pérennité des « dragons » du château, c’est dans son contrat. En m’expliquant tout ça il distribue des K-way aux touristes. Je lui demande quand même si c’est pas un peu dangereux. Si bien sûr, me dit-il, mais tout est sous contrôle. Le premier enclos s’ouvre et un petit taureau déguisé en dragon rentre dans l’espace, le responsable de la bête guide directement la grande planche pour rabattre l’animal vers un mannequin de reproduction que le bestiau s’empresse de grimper. Le responsable passe la tête au-delà de la planche pour vérifier que tout se passe bien, sauf que le dragon-taureau glisse du mannequin, cale un coup de corne sur le gadjo et arrose les touristes qui deviennent des fantômes gluants. Mais pas le temps de niaiser. Le responsable est KO et j’hurle sur le groupe de touristes de pousser la planche pour rabattre l’animal vers le deuxième enclos si on ne veut pas finir dans le coma. On pousse, ça marche. L’animal se dirige vers la seconde porte qui se referme après son passage. On ne fait pas la photo et nous partons pour l’hôpital.

25-02-2024

C’est la lagune où j’étais venu enfant, pas loin de chez tonton Jean. Vers là-bas l’océan, maintenant c’est tout construit. Oh, une sauterelle ! Je peux la nourrir en l’attrapant, sur sa feuille, et en l’approchant d’insectes.

17-10-2020

Je fais une grande marche arrière, un peu rapide, sur une route inconnue… Je visite le chantier d’un immeuble à Bègles dans lequel je vais emménager dans quelques temps. Je me pense seule et souhaite en profiter pour prendre le bel ascenseur extérieur. Mais une femme arrive. Elle avait visité le chantier il y a plusieurs années, avec le projet de s’y installer également. Elle me dit que ça fait 10 ans, je pense 5. On se retrouve avec un groupe de gens autour d’une table, entre étage et rez-de-chaussée. Tout le monde est masqué sauf une fille qui a une visière en tissu qu’elle a elle-même confectionné, fixée à un cercle de bois, comme de la broderie, ou comme un abat-jour. Je dis « C’est super » et aux autres « J’ai envie de voir vos belles gueules, vos bouches ». On dirait une apicultrice. On se demande si c’est aux normes.

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