11-11-2021

Vers La Brède, Langon, je suis la ligne bleue d’un GPS. À un rond-point, j’ai du mal à comprendre quelle direction je dois prendre. J’essaie la seconde sortie, la troisième. Finalement c’était la première. J’arrive après un trajet étonnement sinueux à destination. Il doit y avoir une erreur. Je cherchais une gare mais me retrouve entre des maisons, des clôtures, des baies vitrées. J’échange quelques mots rapides avec les habitants et repars sous un petite pluie.

09-03-2022

L’étal d’un vide-grenier. Un gentil marchand. Sur son stand, je prends un objet pour un appareil photo… focale fixe, 16 mm, plein format, très grand angle… c’est une radio-cassette… comment j’ai pu confondre ! Elle doit dater des années 80 90. Du côté du vendeur, une frise de quelques morceaux de céramique, motif bleu et blanc et fausses craquelures. L’un de nous (le marchand, une autre personne ou moi-même) manipule l’un des carreaux qui alors se craquèle véritablement. Agrietarse ! Je suis ennuyé… Le marchand me l’assure, ce n’est pas grave.

25-02-2026

C’est la rentrée. J’arrive au collège avec un aspirateur à la place de mon sac à dos. Cela me semble ni provocant, ni déplacé. Malgré tout, je suis convoquée dans les bureaux de l’administration et à la fin de la journée, je suis exclue.

18-04-2021

Je suis dans un rassemblement familial auquel participent aussi des ami-es. Mon père est très présent. Il y a deux chats, dont un que j’ai abandonné. Je m’en veux. Je l’ai laissé au bord d’une route, proche d’un centre commercial, attaché à un poteau. Je passe une première fois et je le détache. Je l’emmène avec moi en la câlinant. À l’intérieur de la maison, il monte aux rideaux. Escalade impressionnante. Ça ne plaît pas à mon père qui ne veut pas qu’il reste. Je lui dit que c’est injuste. On prépare un repas. Une grande table est dressée. Mickaël est sur un divan. Il joue à la console. Il manque du pain. Je propose d’aller en chercher avec Mickaël. On prend une voiture. On roule sur des boulevards, on traverse des zones industrielles, puis on arrive à une boulangerie qui se trouve dans une foire foraine. Je sors chercher du pain et demande de l’argent à mon oncle qui a pris la place de Mickaël. Il me tend quelques piécettes rouges, et un papier. Il y a beaucoup d’attente, une longue file de personnes devant moi. Je passe devant trois jeunes femmes qui me le font remarquer. Selon moi, ce sont elles qui sont passées devant moi. Toujours est-il que l’une d’entre elle passe de nouveau devant moi, en me poussant gentiment vers l’arrière. Un écart se crée entre nous deux et les autres personnes de la file. En riant, elle passe sa main sur mes fesses, et me pousse de nouveau. Je ris aussi puis je me rends compte que l’accès à la boulangerie est libre. Je monte des escaliers et arrive dans la boulangerie. Au moment de payer, je sors de ma poche le papier que m’a remis mon oncle. C’est une sorte de bon écrit dans une langue étrangère. Il est tamponné. Je sors aussi d’autres papiers dont des photographies qui intéressent beaucoup la boulangère. Elles sont empreintes de nostalgie. Réminiscence d’un jeune homme qui aurait été mon amoureux, un lien entre la boulangère et moi. Je décide de mettre fin à ce moment en sortant les pièces que m’a remises mon oncle. La boulangère les examine. Ce sont des pièces étrangères elles aussi. Je sais qu’elles ont peu de valeur.

02-05-2021

Je suis en voyage avec Céline. Nous croisons John et aussi Quentin, avec qui j’ai une affaire en cours. Je retrouve Céline près de sa voiture. Elle est avec Camille. Céline me dit que Camille parle peu. La voiture démarre. Arrêt dans une station-service. Camille va chercher une boisson. Je suis sur le parking d’un centre commercial avec Céline. On remonte en voiture, Céline et moi. Autoroute, goudron, béton. On suit une voiture chenille. On entre dans un nouveau parking, en souterrain, et je dois conduire la voiture qui me paraît très grande. On entre dans un appartement qui nous est prêté. J’ai à ce moment là le sentiment de devoir choisir entre deux choses dont j’ai envie : être avec Céline ou être avec Quentin et ses amis. Lou arrive et je vais avec elle acheter des victuailles dans un supermarché dans lequel tout est cheap et un peu mal rangé. On cherche les rayons « nourriture ». On traverse surtout des rayons d’objets. Des objets neufs qui se transforment en objets de seconde main. Mon regard s’arrête sur des piles de vieux Tintin qui sont rangés dans de vieilles armoires. 

23-01-2022

J’arrive dans un cabinet médical pour un examen de la voix. D’emblée je suis assis à table, sans passer par une salle d’attente. Cette table est ronde. Devant moi est posée une paroi en verre, pas très haute, en forme de U si on la considère de sa tranche. Un U retourné, posé sur son sommet, en verre sombre. Autour de la table, trois personnes se préparent. L’examinatrice, face à moi, ainsi qu’une souffleuse et une assistante. Derrière, une autre table est occupée par du personnel administratif et un peu plus loin une troisième par une secrétaire avec un casque. Au niveau de cette dernière table, un pan de plexiglass descend du plafond pour former une cloison. Je remarque, à voix haute « c’est un théâtre ici ! ». Ça fait rire l’équipe au fond, tandis que les soignantes autour de la table ronde finissent les préparatifs. La petite cloison de verre devant moi est désormais percée d’un cercle, un O dans lequel je vais devoir passer ma bouche. L’examen commence. La table monte un peu pour s’ajuster. Je vais devoir répéter les mots, ou plutôt prononcer les mots écrits qui me sont présentés. Un premier mot apparaît, tendu sur un petit carton par l’assistante : « 107 ». Je lis, je dis « 107 », la souffleuse complète « ans ». Puis, encore un chiffre ; « 1345 ». Je prononce. Un troisième carton est écrit en caractères mêlés, français et japonais, je lis et je prononce « tempura » en faisant bien attention à faire entendre un L dans le R, à la japonaise. Je me sens suspendu à des harnais, en lévitation, face à la paroi d’une scène. Je suis retenu par la seule force de l’assistante ou de la souffleuse qui plus bas tire sur une corde. Deux autres mots me sont présentés dans les airs. Je les prononce.

11-01-2022

Je me réveille pour faire pipi dans un avion de nuit. Il y a des turbulences, et comme dans un vaisseau spatial, je m’accroche à une poignée pour ne pas voler en apesanteur. Je remarque une bibliothèque géante de Tintin et Milou. Nous faisons une escale en Écosse. Je suis avec Léo et Kim et notre destination est le Pérou. Le temps d’une balade en ville, nous achetons des pulls. On croise des chatons minuscules. Sur la route je dis à Léo que je voudrais prendre un immeuble en photo, mais n’ai qu’un appareil portable sans pile. Un peu plus tard, j’embrasse un suédois et le tartine d’anti-cernes. Puis nous allons visiter un salon de thé où des suédois font des desserts bizarres, genre de la pâte de banane et de flocons d’avoine. On croise à nouveau les petits chats, leur mère est une grande chienne marron. En retournant vers l’avion nous croisons encore un chat, vraiment minuscule, ainsi que le suédois plein d’anti-cernes. Il va prendre soin des chatons. Léo précise : « Nous on doit retourner dans l’avion pour se faire un bon repas ».

Espaces

Temps